Aimer Rire

Repartis pour un tour, de Kristan Higgins. Des retrouvailles entre une barmaid et son beau ténébreux

6 mars 2018

Aujourd’hui, on va parler de retrouvailles. Ou plutôt de gens qui se trouvent, se perdent et se retrouvent (cela sonne comme une chanson. Je sais). Tout récemment, j’ai décidé de perdre plus de gens que d’en retrouver. Peut-être un effet du passage des 30 ans… qui sait ?
Le tri par le vide, c’est devenu une vraie addiction chez moi. Après avoir épuré un max mon petit 40 m2, je me suis attaquée à mes relations amicales… du moins, sans le faire exprès. Une sombre histoire de smartphone réinitialisé par erreur, toute fébrile que j’étais à la perspective d’une mise à jour du logiciel imminente que je souhaitais empêcher. Résultat : la mise à jour s’est faite quand même, et j’ai perdu tous mes contacts (oui : pour moi la sauvegarde d’un répertoire, c’est dépassé). Pendant l’inévitable quête des numéros de personnes qui me sont proches sur les réseaux sociaux, j’ai délibérément fait l’impasse sur certains contacts.

Si ces omissions sont hautement inconcevables pour certains, je me suis dit : est-ce si grave ? Peut-on ne jamais plus rencontrer certaines personnes en oubliant de les recontacter ? Après tout, si je ne les contacte pas et eux non plus, on finira par s’éloigner. Et si on s’éloigne, c’est sûrement parce qu’on n’avait plus rien à se dire, ni à s’apporter. Ai-je vraiment besoin de collecter 200 numéros (ou « amis ») pour exister ? Et quelle sera mon excuse si jamais je les croise à nouveau au détour d’une rue ?
Avec l’esprit empli d’autant de questions, je me suis sentie un peu comme Colleen O’Rourke. L’héroïne de Repartis pour un tour (Waiting on you en VO) de Kristan Higgins, est en proie à une indécision sans pareille quand son ex amoureux, Lucas, re-débarque dans sa vie après des années sans nouvelles. Explications.

Pourquoi lire Repartis pour un tour ?

1. Pour les retrouvailles ratées entre Colleen et Lucas.
Colleen, dont la sexyness n’est plus à prouver dans la petite ville de Manningsport, tient à entretenir avec ferveur sa réputation de coureuse de caleçons. Propriétaire du bar L’O’Rourke avec son frère jumeau, elle n’a pas son pareil pour matcher les gens entre eux, usant de son flair de « femme qui s’y connaît » pour arranger les coups entre ses clients. C’est que toute la vie de Colleen a toujours été dédiée aux autres, voyez-vous.
Mais voilà qu’un jour, la belle perd de sa superbe quand re-surgit Lucas, le beau gosse ténébreux de Chicago qui lui avait conté fleurette au lycée. Celui-ci est de retour dans la région pour s’occuper de son oncle mourant. Hélas, sa présence en ville est temporaire. Colleen, qui voit son équilibre chamboulé par ce vilain top model mexicain à cheveux longs, emploie toute son énergie à lutter contre l’appel du mâle. Car Lucas est bien décidé à la refaire craquer, quitte à s’exposer aux yeux de tout-e-s sans tee-shirt (sur des échafaudages en plein cagnard, sinon c’est pas du jeu). Cédera… ou cédera pas ?

2. Pour les touches d’humour !
Il est bien rare de ne pas rire à la lecture d’un livre de Kristan Higgins ! Pourtant, dans ce 3e opus de la saga Blue Heron (découvrez ici le tome 2), on s’éloigne un tantinet de la famille Holland au capital de « drôlerie » assez phénoménal (mention spéciale aux grands-parents, dont je suis fan). Heureusement, on est bien servis entre la mère de Colleen – qui teste les clubs de rencontre pour oublier son goujat de mari, et le « gang des ménopausées », dont le passe-temps favori consiste à mater des beaux mecs pendant leur dur labeur. Quant à Paulina, une femme timide et maladroite coachée par Colleen, véritable gag à elle seule, elle n’est pas en reste !

3. Pour le jeu du chat et de la souris.
Lucas donc, beau ténébreux à l’accent hispanique (façon Enrique Iglesias), agite son sex-appeal sous le nez délicat de Colleen. Celle-ci, belle donzelle au décolleté d’enfer, désire alors ardemment jeter son dévolu sur ce tentateur infernal qui lui a filé entre les doigts une fois sortie du lycée. Cela annonce de grandes réjouissances à venir…

Pourquoi je vous le recommande ?

Bien qu’il s’agisse du tome 3 de Blue Heron, il est tout à fait possible de le lire de façon indépendante. Moi j’aime beaucoup cette saga, et surtout ses personnages que je trouve très charmants. Moi aussi j’ai envie de vivre à Manningsport, rien que pour le plaisir d’aller boire un coup à l’O’Rourke et de me faire offrir des nachos au cheddar par Colleen herself. Puis j’aimerais participer aux dégustations des domaines viticoles, voir un bout du lac Keuka depuis ma fenêtre de chambre, et goûter aux pâtisseries de chez Lorelei. Voilà, c’est dit.

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2 Comments

  • Reply Coralie 7 mars 2018 at 5:01

    Ohlala cette saga me fait tellement envie, il faut absolument que je me la note. j’ai encore 5 livres à terminer et j’attaque celle-ci !
    Et je suis bien d’accord avec toi sur l’amitié, il n’est pas utile de s’encombrer de « contacts » juste pour faire gonfler son répertoire. Moi j’ai fait le tri et ces personnes là ne m’ont jamais manquées alors il ne s’agissait sans aucun doute que de « contact »

    • Reply Ophelie 8 mars 2018 at 6:07

      Merci de ton passage par ici Coralie ! 🙂 Je t’encourage vivement à commencer cette série, elle est extra ! Selon ton attachement à certains personnages, tu auras sans doute tes préférences. En tout cas, je te souhaite de belles lectures (5 ! ce n’est pas rien, tout de même !) en attendant d’arriver à Blue Heron.
      Et oui, je me détache avec plaisir, parfois, de certaines personnes qui ne vaillent peut-être pas tant que ça la peine d’encombrer la mémoire de mon téléphone… héhé.

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