Carnets de voyage Europe SVE

Mon projet de volontaire européenne à Budapest

15 mai 2014

Tout plaquer pour l’étranger, je l’ai fait. Depuis un peu plus de deux mois déjà, j’ai mis ma carrière, ma famille et mes amis entre parenthèses pour sentir frémir l’Europe. Et il est donc grand temps de vous expliquer en quoi consiste mon projet ici, en tant que volontaire européenne au sein d’une organisation à but non lucratif. (dans un autre article, je vous expliquerai comment on devient volontaire, surtout maintenant que le programme a évolué avec « Erasmus+« )

La petite journaliste que j’étais a changé son fusil d’épaule, temporairement du moins.

Aujourd’hui, je travaille pour une fondation, MediaGo, spécialisée dans les ressources humaines. Mais là où c’est intéressant, c’est que celle-ci va de pair avec une agence nommée MediaSales, qui officie principalement dans les secteurs du web et du marketing. Ainsi, la principale fonction de ma fondation est de recruter de jeunes stagiaires au talent certain pour les besoins de l’agence.

Okay. C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que je viens faire là-dedans, avec ma binôme/coloc’ ? Notre expérience dans le domaine du recrutement est quasi nulle, et nous n’avons pas (encore) pour ambition de bosser au sein d’un service RH. Soit. De toutes manières, nous ne sommes pas là pour aider au recrutement, mais plutôt pour mener une étude sur le recrutement.

Il faut savoir qu’en arrivant, je n’avais strictement aucune idée de ce en quoi consistait ma mission de volontaire. M’étant renseignée au préalable sur la fondation, je savais vaguement que j’allais œuvrer dans le domaine de l’emploi des jeunes et peut-être les conseiller dans leur recherche d’emploi. Mais concrètement, plus flou, tu meurs.

C’est un peu le risque avec le Service volontaire européen. Si vous ne faîtes pas attention au contenu de votre mission, vous risquez de vous retrouver dans une situation délicate, dans des conditions peu enviables, et cela quel que soit le pays où vous êtes. (d’ailleurs, je vous reparlerai des désenchantements de quelques-uns de mes camarades volontaires)

 

 

Ce n’est qu’une semaine après mon arrivée que j’ai enfin su en quoi allait consister notre boulot.

Et encore, attention ! Il ne s’agit pas d’un « boulot » à proprement parler, mais bien d’une « mission » ou d’un « projet ». Il est très important de faire la différence, un-e volontaire n’est en aucun cas un-e salarié-e 🙂

*Notre projet : il s’intitule « I’m in the swim » et concerne la situation de l’emploi des jeunes en Europe.
Gros morceau que ce sujet, n’est-ce pas ? Et d’actualité, avec ça. A l’heure où l’Europe se questionne sur l’avenir de ses jeunes entre 18 et 30 ans, nous menons une étude sur la façon dont le jeune Européen se débrouille pour trouver de quoi payer son loyer, acquérir de l’expérience et déployer fièrement ses ailes d’oisillon fragilisé par la crise. Pour ce faire :

> Nous avons créé un questionnaire dont la GROSSE interrogation est : « Comment tu t’y prends pour chercher du travail ? » et nous devons l’envoyer à un max de jeunes Européens.

> Nous devons faire de même avec des entreprises dans le web et le marketing, afin de comprendre s’il existe un fossé immense entre l’offre et la demande, vous voyez ?

> Nous allons créer une vidéo ludique et explicative sur l’étude (ma partie préférée, je pense !)

*Le plus dur ? Obtenir une diversité de nationalités parmi ces jeunes pour « couvrir » l’Europe entière.

Et je peux vous dire que ce n’est pas du gâteau. Nous avons négocié avec les universités budapestoises pour déposer des affiches et aller à la rencontre des étudiants Erasmus, pour finalement opter pour la solution la plus simple : mendier des contacts auprès de nos propres amis et connaissances.

 

Ce projet est d’autant plus pertinent que ma binôme et moi-même sommes d’ores et déjà dans « l’après université ». En ce qui me concerne, suite à mes années de Master en communication/édition, je m’étais dirigée vers un service civique d’un an avant de trouver du travail dans mon domaine. J’ai passé de nombreux entretiens et postulé à un tas d’annonces. J’ai connu des déceptions, des espoirs, des retournements de situation, des rêves. Mais surtout, j’ai eu de la chance.

Et savoir comment le reste des jeunes de par le monde s’y prend, cela m’intrigue. Pas vous ? D’ailleurs, si vous souhaitez, vous aussi, connaître les résultats de notre étude, faîtes-le moi savoir en commentaire. Et si vous avez des amis Européens dans vos contacts qui pourraient nous aider, ou que vous souhaitez également répondre au questionnaire (en anglais !), envoyez-moi donc un e-mail :’)

ophelie

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2 Comments

  • Reply Haydée 22 mai 2014 at 7:05

    C'est une expérience intéressante. Tous les jeunes devraient s'aventurer de cette manière. Combien de temps dure la mission ?
    Je pars vivre à Budapest d'ici quelques semaines, quel quartier me recommandes-tu ? Le côté populaire me plaît par exemple.
    Je partage ton article 😉

  • Reply Ophélie Blibli 22 mai 2014 at 8:09

    Bonjour Haydée et merci de ta visite par ici ! 🙂 Ma mission dure un an complet, ce qui est une chance car certaines ne sont pas aussi longues (cela dépend beaucoup du genre de projet que l'on cherche, en fait). Et je pense que le nouveau programme "Eramus+" devrait attirer de plus en plus de jeunes dans ce type de volontariat !
    Et je te réponds via Twitter pour ta question sur "le quartier populaire idéal" 😀

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