Rire Trembler

Les légions dangereuses, de Fabien Clavel. Pour un rire durable et de qualité

16 septembre 2013

Oh my god, de la parodie ! Non, de la fantasy parodique. Bonheur, joie et damnation, j’adoOore ! En bonne accro du genre, j’affectionne grandement ce type d’histoires loufoques parce qu’elles me font mourir de rire les soirs où j’ai la tête à l’envers. Déconnexion assurée, garantie, affirmée et attestée.
Et tout ça, à cause de qui ? A cause de quoi ? De la saga des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, nomdediou ! Génie de l’humour potache et du clin d’oeil gros comme un camion, Pratchett s’est imposé en parodie comme nul autre dans le monde entier (les fans ne me diront pas que j’exagère, je crois).
Aujourd’hui, je lui voue une admiration sans pareille. (d’ailleurs je me ferais bien un tee-shirt à son effigie)(si quelqu’un connaît un site pour personnaliser son tee-shirt pour pas trop cher, qu’il me fasse signe dans les commentaires)(et le pire c’est que je suis sérieuse :p)
Alors quand j’ai trouvé ce titre des éditions Mnémos (encore elles) en librairie, je me suis dit « Mazette ! Ce n’est pas du Terry Pratchett mais ça s’y apparente. Il faut que je vois ça de mes propres mirettes ! »

 

Pourquoi lire Les légions dangereuses ?

1. Pour son histoire déjantée et son « univers drôlatique » (dixit la 4e de couverture). Le récit nous plonge au coeur d’un monde aux lois fortement frappa-dingues, nommé le Cratère, où il se passe des choses incroyables et parfois problématiques.
Justement, à ce propos, les dieux du Cratère ont un gros problème. Du genre très GROS. Car Quitiane, le dieu de l’abondance, a disparu ! Son absence met l’univers en bien mauvaise posture puisque, sans lui, plus d’équilibre, rien. Le chaos est en marche.
Pour le retrouver, les dieux prennent chacun la décision d’élire leurs représentants dans le monde des hommes. Des Champions vaillants et forts, des maîtres de la baston et de la justice, prêts à relever le défi sans même se fouler le petit doigt. Ensemble, ces êtres d’exception entament le pèlerinage de Quitiane.
Oui mais… Admettons que les Champions ne soient pas ceux qu’ils auraient dû être. Admettons qu’ils soient moins pieux que ce qui était prévu à l’origine. Admettons encore qu’ils se lancent dans l’aventure uniquement parce qu’ils étaient là au mauvais endroit, au mauvais moment.
Oups. Le destin est un vrai farceur. Mais les dieux, eux, du coup, rigolent beaucoup moins.

2. Parce que l’auteur détourne avec brio les classiques littéraires. Réfléchissons. Des dieux qui envoient des Champions à leur place pour défendre leur cause = les dieux de l’Olympe ? Une confrérie qui part en quête de quelqu’un/quelque chose = le Seigneur des Anneaux ? On a aussi un gros clin d’oeil aux contes et légendes comme la table du Roi Arthur (ou la quête du Saint-Graal) ; la Belle au bois dormant (avec une histoire de dragon dans un château et des ronces partout) ; les discours enflammés inspirés de nos auteurs tels que Rostand/Molière/Voltaire/Baudelaire ; les ruses d’Ulysse ; les palais majestueux tirés tout droit de l’univers d’Ali Baba. Cette lecture a le mérite de nous faire creuser la tête !

3. Parce que Fabien Clavel nous fait rire à foison, et tout ça parce qu’il manie la langue française à la perfection. J’ai envie de tout vous raconter là, maintenant, tout de suite. Mais je ne peux pas spoiler, non. Donc je vais uniquement vous évoquer quelques éléments, comme : les jeux de mots à la con, les notes ironiques qui attestent que ce livre relève de l’art mais que l’auteur reste modeste malgré tout, les scènes de sexe censurées (elles le sont vraiment !), les moments ridicules, les évocations subversives, les néologismes et aussi les trucs comme ça :
« La Déesse des Arts du Cirque et des Mots Croisés »
« Le Dieu des Armées en Déroute »
« Le Déesse de la Magie Illusionniste et du Travail au Noir »

 

Pourquoi je vous le recommande ?

Je ne connaissais pas Fabien Clavel, mais je dirais aujourd’hui que c’est un Terry Pratchett à la française, à l’humour succulent et truculent. Miam. Cette histoire totalement délirante m’a fait passer d’excellents moments de joie intense et pure et extrême. (yahou je m’en souviens comme si c’était hier)
Une note à prendre en compte, toutefois : il faut disposer d’une bonne culture générale en littérature classique parce que les clins d’oeil y sont nombreux et il serait dommage de les manquer. Voilà, c’est dit. Car c’est ce qui fait tout le charme de ce livre, et même son point fort : la dérision.
Et croyez-moi, rien ne vaut le rire dans la lecture. Parce que lire est une fête. Et la parodie, elle, l’a bien compris.

ophelie

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4 Comments

  • Reply Camille 17 septembre 2013 at 4:12

    Fichtre. Presque un Kaamelott littéraire alors ?

  • Reply Ophélie Blibli 17 septembre 2013 at 6:10

    AH MAIS OUI ! Totalement. Je dirais même plus !
    Je te le recommande x 10, Camille ! 😉

  • Reply Ellen A Paris 21 septembre 2013 at 8:25

    Hello Ophélie,
    Je vois que ça t'a bien fait rire 😉 Mais pour le coup si c'est de l'humour Kaamelottien (-tesque ?) je ne suis pas sûre d'accrocher ce n'est pas trop mon truc cet univers.
    En tout cas ton post me rappelle que ça fait très longtemps que je ne suis pas tombée sur un livre qui me fasse rire aux éclats (en dehors des BD bien sûr 😉
    Bises <3

  • Reply Ophélie Blibli 23 septembre 2013 at 9:01

    Halala ils sont très rares, ces livres hilarants qui te font marrer à foison ! Quel a été le dernier ? Tu t'en souviens ? Je sais que ton univers est plutôt "polar", mais aimes-tu d'autres styles de lectures ? Dis-moi tout 🙂 Bisous !

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