Aimer Trembler

Le secret de Pembrooke Park, de Julie Klassen. Ou comment vivre une romance dans un manoir abandonné

20 avril 2018

Laissons de côté tout ce qui nous préoccupe, et intéressons-nous à une histoire fascinante avec des corsets, des froufrous et des bals… Une histoire sombre, inquiétante, et un cœur à prendre de plus de 25 ans.

Pourquoi lire Le Secret de Pembrooke Park ?

1. Parce qu’il s’agit d’une romance historique un poil angoissante. Oui. Angoissante.
Dans l’Angleterre du 19ème siècle, Abigail Foster, une jeune femme intelligente issue d’une famille d’aristocrates, souffre depuis toujours d’un complexe d’infériorité face à sa sœur cadette, qui la surpasse en beauté. Du fait de son âge « avancé », elle est écartée de la traditionnelle « chasse au mari », et se retrouve reléguée au rôle de gestionnaire de maison. Sauf qu’un jour, elle commet une terrible erreur de jugement qui conduit sa famille à la ruine. Boum, plus d’sous.
Mais heureusement, une occasion en or se présente : on propose aux Foster de venir habiter un vieux manoir abandonné en pleine campagne anglaise.
La décision d’emménager est vite prise, et Abigail part en « éclaireuse » sur place. De toute façon, elle n’a plus rien à perdre : l’homme dont elle est secrètement amoureuse depuis l’enfance en pince pour son agaçante petite sœur parfaite. Donc pour elle, point de salut : autant aller servir le Seigneur.
Et ça tombe bien car, dans la chapelle du village, elle fait la rencontre d’un vicaire plutôt sexy. Il s’appelle William Chapman, et même s’il est excessivement doux et gentil, tout un tas de mystères entourent sa famille. Faut dire que le manoir cache aussi de sombres secrets : la nuit, Abigail entend des bruits étranges. Et une rumeur court sur un trésor serait caché en ses murs. D’ailleurs, on dirait bien que quelqu’un (ou quelque chose ?) rôde dans les couloirs…

2. Parce qu’il y a du mystère. Et c’est original pour le genre. Notre héroïne n’est pas qu’à la recherche de l’amour. Elle mène l’enquête, tente de déjouer les faux semblants, surprend des personnages à des endroits où ils ne devraient pas être, reçoit des pages du journal d’un anonyme, se fait stalker par un taré… Bref, ça ne donne pas très envie d’aller dormir seule dans un manoir au milieu de nul part.

3. Parce que l’héroïne est quand même badass. Dans une époque rétrograde où il faut se montrer vertueuse, ne pas déclarer sa flamme trop vite à l’être aimé, laisser les mâles vous inviter au bal masqué, s’effacer devant la concurrence plus jeune et jolie… Abigail, par sa propension à se croire « périmée », ne se pose plus de questions sur son droit à l’indépendance vis-à-vis des hommes. Elle se promène, seule, sur son domaine, prend des décisions pour toute la maisonnée et ne cherche pas à plaire aux messieurs. Et ça, c’est ce qui fait son charme.

Pourquoi je vous le recommande ?

J’étais en train de zoner sur Livraddict.com quand je suis tombée sur ce titre (d’ailleurs vous pouvez voir mon profil là). La couverture m’ayant intriguée (avouez qu’il s’en dégage un aspect sombre!)(c’est à cause de la porte, ça – les grandes portes c’est menaçant), je l’ai ajouté dans ma wish-list avec empressement. Je me le suis fait offrir, je l’ai dévoré en 3 jours, et j’en ai tiré des conclusions très positives.
Autrement, cette lecture m’a donc fait prendre conscience que :
– vivre seule dans un manoir, c’est glauque,
– il faut se méfier de sa petite sœur (et des fantômes),
– laisser un psychopathe squatter chez soi par bienséance, ça relève de l’inconscience.
En lisant Le Secret de Pembrooke Park, vous aussi, vous comprendrez.

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