Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Je pars vivre à Budapest. Ou la fille qui combat sa frousse profonde pour vivre une aventure intense

27 février 2014

Dans ma tête, je suis Lara Croft. Une aventurière carrément bonnasse – en mini-short – qui n’a pas peur de flinguer du tigre et de sauter à la gorge de guerriers aztèques ressuscités (h-eugh ?). Oui. Dans ma tête, c’est la fiesta : j’ai le bras musclé, la cuisse fuselée et l’air méchant de la fille qui en veut dans la vie – et qui va l’avoir.

Mais vous vous doutez bien que, dans les faits, je suis une flipette. (déjà évoqué ici) Rien que l’idée de sortir de ma zone de confort me donne des démangeaisons (là je suis stressée d’ailleurs, mais vous ne le voyez pas puisque je suis planquée derrière mon écran)(par contre, mes collègues le verront demain pour mon dernier jour d’école de contrat).

Ce côté frileux, façon « le-changement-c’est-tout-sauf-maintenant », je l’ai acquis dès mon plus jeune âge. J’étais alors l’élève de ma maman en CE1-CE2, deux ans pendant lesquels je me suis faite dorloter par son enseignement bienveillant. (mais je vous rassure, j’ai eu les oreilles tirées aussi)(si t’es enfant d’instit, toi-même tu sais).

En vérité, dès qu’il a été l’heure de quitter définitivement ce niveau (béni) pour entrer dans l’ère nouvelle du CM1-CM2, ça a été l’angoisse totale. L’idée même d’affronter chaque jour le regard désapprobateur du maître d’école (aka le directeur) sur mes notes de maths me filait la nausée. Du coup, la veille de cette rentrée, j’ai beaucoup pleuré, oui. Car l’âge d’or, c’était terminé.

Mais pourquoi je vous parle de ça ?

(et de mon enfance traumatisante)(j’rigole)

C’est parce que je m’apprête à chambouler totalement ma vie. Mais vraiment.

Et mon stress monte, monte, monte… ! A tel point que j’ai l’impression de retrouver l’angoisse de mes sept ans, quand il a fallu aller chez les grands. Mais, assez, ne jouons pas plus longuement sur le suspense : vous l’avez vu sur ma photo d’illustration, je m’en vais. Je m’expatrie. Je pars vivre en Hongrie.

Pourquoi cette décision ?

Au fil des ans, j’ai appris à maîtriser ma peur du changement, celle qui me paralysie secrètement chaque fois que je dois migrer d’un endroit à un autre (études, boulot, déménagements…). Cela n’a pas été évident. Il m’a fallu m’auto-coacher pour m’auto-persuader que j’étais auto-courageuse.

Puis, il faut dire qu’arrivé un certain âge, le désir d’explorer la planète (ou l’univers quand on est une compagne du Dr Who) finit parfois par vous démanger sévère, façon piqûre de moustique sur l’avant-bras qui a méchamment enflé pendant la nuit.

Et comme je n’ai jamais eu l’occasion de partir pendant mes études (flippée, vous dis-je), de me mettre en danger, je me suis beaucoup intéressée à la question de l’expatriation plus ou moins longue ces trois dernières années.

Compte tenu de mon caractère prudent, partir sur un coup de tête était exclu. (mais possible, plus tard, quand je serais plus grande). Du coup, je pars, mais je pars bien encadrée : dans le cadre du Service volontaire européen, ce programme merveilleux qui, après des mois de démarches administratives, finit par vous faire vivre une expérience hyper enrichissante dans une asso ou une collectivité étrangère. (j’aurais l’occasion d’en reparler pour ceux/celles que ça intéresse)

C’est quoi la suite ?

Evidemment, je ne vous révèlerai pas tout maintenant, tout de suite, sinon ce ne serait pas drôle.

Je pars dans six jours à peine, et je ne manquerai pas d’écrire un nouvel article avant de prendre l’avion parce que, faut bien l’admettre, la préparation demande du temps et de l’énergie et, en ce moment, je mobilise les deux pour :

** Voir mes amis ;

** Faire mes cartons ;

** Remplir mes valises.

Bien sûr, mon blog littéraire-pure-souche ne se transforme pas en blog voyage (pas totalement)(enfin presque, mais je promets de ne pas vous soûler all the time – je m’entraîne à parler anglais couramment, z’avez vu ?). Je prévois une chronique d’ici peu sur un conte de fées qui dépote et je continuerai à vous en livrer d’autres régulièrement parce que – attention – je suis armée… d’une liseuse.

Des bisous !

ophelie

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20 Comments

  • Reply Isa 28 février 2014 at 9:30

    J'ai hâte de lire le récit de tes aventures ! Gros bisous ma Lara ^^

  • Reply Stéphanie 28 février 2014 at 11:28

    c'est une superbe expérience que tu vas vivre là. Je dois dire que je t'envie un peu. Moi je ne suis pas peureuse de l'inconnu, ce qui me fait peur c'est de ne plus avoir le conford que j'ai maintenant. C'est à dire que si je partais, je perdrais mon contrat (à durée indéterminée=> le confort). Mais si j'osais quitter mon petit confort, j'aimerais aussi partir. Et puis maintenant avec internet, on peut toujours rester en contact et ca c'est vraiment un plus quand on est loin de chez soi.
    Bravo pour cette décision et j'ai hâte de lire tes aventures en Hongrie.

  • Reply Mamzelle Boom 28 février 2014 at 6:59

    Aaahhh, le voilà le fameux billet que j'attendais 😉
    J'ai hâte de lire la suite de tes aventures ! Même si ce nouveau départ est source d'angoisse, essaie quand même de rester zen et de profiter à fond ! (plus facile à dire qu'à faire, c'est sûr …)
    Gros bisous et à très vite !

  • Reply Ophélie Blibli 1 mars 2014 at 10:11

    Isa ! :') Rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures façon "Tomb raider" à Budapest ! =)

  • Reply Ophélie Blibli 1 mars 2014 at 10:14

    Salut Stéphanie ! Je comprends ce que tu veux dire par la "perte de confort"… Quand on a un travail fixe, difficile de se résoudre à le quitter car, tu connais la fameuse formule "on sait ce que l'on quitte et non ce que l'on trouve"… Tu aurais aimé partir où ?
    Merci en tout cas, je promets de faire des chroniques un tantinet marrantes pour ne pas lasser mon public 🙂 La bise !

  • Reply Ophélie Blibli 1 mars 2014 at 10:15

    Mamzelle Boom !! Héhé 🙂 Compte sur moi pour profiter à fond, je crois que le plus dur c'est de partir.
    (mes cartons ne sont toujours pas prêts, et mes valises encore moins !)
    Gros bisous <3

  • Reply Voir des Etoiles 1 mars 2014 at 10:19

    Je te souhaite bon courage et profites beaucoup de la pâtisserie (on a entendu parler qu'elle est super bonne!), de la bière, des paysages et des hongrois (eh oui, les mecs!).

    Gros bisou!

  • Reply Ophélie Blibli 2 mars 2014 at 8:23

    ça me fait super plaisir ton petit mot 🙂
    – "de la pâtisserie", ça, ça plaira à Ellen des Fleurs Rebelles aussi, si jamais j'en parle
    – "de la bière" : je ne suis pas trop fan, mais faudra bien que je m'y mette si c'est la boisson locale
    – "des paysages" : je vous en ferai profiter ici 🙂
    – "des hongrois" : héhéhéhéhé… à moi !

    Bisous ma belle, on se tient au courant :))

  • Reply Deedoux 4 mars 2014 at 9:11

    Trop hâte d'en savoir plus! Ton récit, on dirait moi et je comprends donc tt à fait que tu dois t'armer de courage (j'ai jamais réussi!), je t'envoies plein de bonnes ondes! Impatiente de lire la suite !

  • Reply Lucie Rose 5 mars 2014 at 10:18

    ça va tellement te plaire comme ville !
    Je t'enverrais mes prochains articles 🙂

  • Reply Ophélie Blibli 6 mars 2014 at 2:01

    Coucou Deedoux !
    Tu as déjà voulu partir ? Ce n'est pas simple, loin de là… Le coeur gros en partant, mais quand on sait que c'est pour "le meilleur", ça passe mieux 🙂

  • Reply Ophélie Blibli 6 mars 2014 at 2:01

    Avec plaisir ! Je les attends impatiemment !! 🙂
    Pour le moment je prends mes marques… Mais j'ai confiance en la suite des événements ^^

  • Reply childhoodisbetter 17 mars 2014 at 9:09

    Pfiou, j'ai beaucouppppp de retard dans la lecture de ton blog (mais je savais tout de même que tu t'étais expatriée, n'exagérons rien ;)). Je m'empresse de rattraper im-mé-dia-te-ment tout ce retard !! En tout cas, je trouve (à nouveau) que nous avons plus d'un point commun. J'ai toujours été une grosse flippette du changement et ça ne s'arrange (malheureusement) pas avec l'âge… J'admire totalement ton courage et ta décision de partir car je suis persuadée que c'est le genre de choses salutaires que je n'oserai JAMAIS faire !!! Heureusement qu'il reste des personnes comme toi pour nous rappeler que tout est possible quand on ose sortir de sa zone de confort… J'espère que tu te plais puissance 1000 là-bas ! Profite !!! Gros bisous.

  • Reply Ophélie Blibli 17 mars 2014 at 10:01

    Coucouuuuuuu ma poulette ! Oh la la, oui, merci de tes compliments, c'est trop d'honneur 🙂
    Si j'ai franchi le pas, je pense que c'est surtout parce que j'en rêvais depuis quelques années déjà. Difficile de se prendre en main réellement, et on peine à y croire une fois qu'on est à quelques heures du départ officiel. Mais quand on y est, on y est ! Et c'est que du bonheur ! 😀
    Je pense que partir est une grosse décision qui ne se prend pas à la légère, aussi je te comprends très très bien quand tu dis que tu n'oserai jamais. Mais ne dis jamais "jamais", car la vie réserve parfois de petites surprises ^^ Gros bisous !

  • Reply Coralie 1 avril 2014 at 9:02

    Tout pareil que toi ; chouchouter au primaire (CM1-CM2) du coup la 6ème a été l'horreur absolue ! Et après le bac j'ai cherché une école proche de chez mes parents. Je n'ai jamais réussi à quitter ma zone de confort bien que depuis quelques mois M Confetti lorgne des postes du côté de la Hollande ou la Suisse et étrangement ça me fait moins peur, sans doute parce que ma zone de confort est désormais avec ma famille que je construis.
    Donc bravo à toi d'avoir franchi cette étape, tu vas en sortir encore plus forte ! Je file lire la suite Bises

  • Reply Ophélie Blibli 2 avril 2014 at 9:45

    Coucou Coralie! Le changement, c'est flippant ! 😉 Je comprends quand tu expliques que ta zone de confort est avec ta "nouvelle famille", il y a un coté rassurant au fait de "suivre", car la décision de changer de vie ne vient pas de ton propre chef et on se sent moins "coupable" de laisser les siens derrière soi…
    Merci de ton encouragement 🙂 Déja un mois que je suis ici et tout se passe vraiment bien, je ne regrette absolument pas mon choix et qui sait ce qui arrivera en un an! La bise !!!

  • Reply elotarie 23 avril 2014 at 1:24

    Ben – je t'envie.
    Pas fan du changement, j'aime m'entendre dire qu'il faut sortir de sa zone de confort, et pourtant.
    En tout, cas je reviens sur cet article et je constate avec les nouveaux que tout se passe bien.
    Merci pour ton passage sur mon blog et à bientôt!

    http://helloelotarie.blogspot.fr

  • Reply Ophélie Blibli 25 avril 2014 at 12:11

    Merci de ton message ici 🙂 Le changement n'est pas forcément évident, je suis bien d'accord. Cela dépend des liens que tu as dans ta vie personnelle, des engagements que tu prends… Mais quand tu attends depuis longtemps ce gros changement, ce n'est pas du tout douloureux de sortir de sa zone de confort 🙂
    A bientôt par chez toi !

  • Reply MamzelDree 15 mai 2014 at 4:41

    J'adore !
    Tu as sauté le pas, et franchement, BRAVO !
    Ce profil, on dirait le mien. J'ai toujours pensé que je partirai un jour, mais je n'ai jamais osé. J'aurais aimé, mais vraiment, la peur…

    Et Budapest, quel bon choix. Je n'y suis jamais allée, mais j'ai beaucoup entendu parler de cette ville, de ce pays. Tu vas t'éclater je pense, bon voyage à toi ! 🙂

  • Reply Ophélie Blibli 16 mai 2014 at 8:54

    Merci de ton message, ma chère amie blogueuse beauté 🙂 La peur, aah la peur… J'ai voulu dépasser la mienne mais tous les éléments étaient réunis pour que je le fasse donc cela dépend vraiment de la vie de chacun. Et oui Budapest est un choix mais c'est aussi la capitale qui m'a choisie ! On verra ce qu'elle me réserve… Gros bisous ma belle !

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