Rire Rougir

Deux nuances de Brocoli, de Marie Laurent. Une parodie spéciale végétarienne

16 octobre 2014

Je n’ai pas d’excuse, je sais. J’ai lu une « copie » de 50 Shades of Grey et je ne me sens même pas honteuse de cette lecture. Et ceci pour deux raisons :
1) je n’ai jamais lu 50 Shades. JAMAIS. (bon peut-être les 30 premières pages, mais comme tout le monde avait déjà spoilé l’intrigue sur la toile, je me suis ravisée aussi sec)
2) dedans cette version, y’a des légumes.
A la lecture de la description de ce titre, j’imaginais presque clairement une histoire tordue à propos d’un BG tel que Grey, le poireau à la main dans sa cuisine en inox (pas d’image mentale, les filles) disserter sur l’importance des épinards dans l’acte SM face à une petite donzelle-à-fouetter. Vous savez, moi, je suis bon public. Il m’a fallu l’espace temporel d’une milliseconde pour me mettre à glousser bêtement, façon nerd qui s’apprête à regarder un vieux porno dans sa chambre d’adolescent aux caleçons sales.
De ce fait, j’ai téléchargé Deux nuances de Brocoli en vitesse, et gratuitement en plus car les éditions Artalys offraient certains titres numériques pendant tout un week-end. (razziaaa ! ahem.)
C’est ainsi qu’un beau matin, mâchouillant mes céréales dans mon pyjama anti-sexy au possible, j’ai décidé de commencer ce livre au titre douteux afin d’en savoir plus sur un végétarien à la vie sexuelle déviante.

Pourquoi lire Deux nuances de Brocoli ?

** Parce que c’est une parodie de 50 Shades of Grey, ce qui en fait l’argument de tête.
Concernant l’intrigue, on va suivre la même trame que l’oeuvre originale mais en changer quelques aspects, sinon ça n’a pas d’intérêt, on est d’accord.
Notre donzelle paumée se nomme Amalia Faust et elle est caissière chez Brico. (ouuh sexiness) Amalia reconnaît ses défauts : elle se dit laide, grosse et mal fagotée. Arrive ce client bizarre qui veut lui acheter une corde… verte. Une corde. Verte. « WTF ?« , se dit-elle. Mais dès qu’elle lève les yeux sur lui, pouf !, impressionnée. Il est beau à damner, il s’appelle Edouard Green (haha) et dans la vie il vend des sextoys. Normal. Mais c’est cool les sextoys, ça rapporte de l’argent, tout le monde en est raide dingue.
Toutefois Edouard, lui, reste un fin gourmet. Il adooore le Sexe Légumier, aka le SL, pratique qu’il souhaite ardemment partager avec Amalia. Il lui propose un pacte et hop, on est parti pour faire chauffer du brocoli pour des soirées de folies ! Reste à savoir si l’amour d’Amalia sera assez fort pour y survivre.

** Parce qu’on rigole, oh, qu’on rigole ! J’en étais là avec mon bol de céréales, à m’étrangler de rire sur certaines réflexions d’Amalia. En son for intérieur, l’héroïne fait preuve d’assez de recul sur les situations imposées par Edouard, si bien que l’absurdité de l’étalon en est doublement soulignée.
Green est obsédé par les légumes, une obsession qu’il pousse tellement loin qu’il en a fait le centre de sa vie ; il est végé, cuisine des soupes de légumes divines, cultive son propre potager bien sûr et décline même sa garde-robe en nuances de vert. Frappé du bulbe, vous dîtes ?

** Oui, c’est vrai, on avait déjà vu défiler dans les librairies des copies conformes de 50 Shades. Des tas. Mêmes couvertures tout en ombres et lumières, titres à la construction grammaticale similaire. Sachez que je n’ai lu aucune autre version, je ne peux donc décemment pas comparer le potentiel artistique de cet ouvrage. Cependant je l’ai trouvé plaisant à lire, très court aussi. Il détend, vous occupe le dimanche s’il pleut et vous offre l’occasion d’aborder un nouveau sujet de conversation pendant le repas dominical : « Hé Mamie Régine, le chou-fleur dans mon assiette, là, tu trouves pas qu’il a du sex-appeal ? »

Pourquoi je vous le recommande ?

Que ceux qui ont une liseuse numérique dans la salle, lèvent le doigt ! Malheureusement ce livre n’est disponible qu’en numérique, pour la modique somme de 3,49 €. (pas cher, foncez !)
Un point à éclaircir : sachez que je n’ai pas été forcée par la maison d’édition à parler du livre « en bien », hein. Je suis mon propre boss ici, pas de chichis. – A l’heure actuelle je n’ai qu’un seul livre issu d’un service de presse qui attend d’être lu, je l’ai emporté en Hongrie avec moi, à part celui-ci je choisis toujours mes lectures. – Par conséquent mon avis est 100% authentique, je me suis vraiment marrée à la lecture de ce titre, et j’ai trouvé le SL original, il fallait y penser.
Je suis presque sûre que les gens adeptes de l’utilisation sexuelle du brocoli existent sur cette planète. Après tout, l’humain jouit de ce qu’il mange en le mettant en bouche, pourquoi pas dans d’autres endroits moins exposés à la lumière en dehors des heures de repas ? Bref. (pardonnez-moi, je suis malade en ce moment, j’ai de la fièvre, je délire.) L’être humain est fascinant. Mais l’imagination des auteurs, elle, l’est encore plus.

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8 Comments

  • Reply Blablayablog 17 octobre 2014 at 9:49

    Ah !! Quel plaisir de lire ton article qui m'a fait bien rire.
    Le sexe Légumier, il fallait le trouver !
    Je n'ai lu aucune des parodies de 50 nuances de Grey. En revanche, je dois bien reconnaître que j'ai lu le premier tome de la trilogie originale. J'ai aussi bien rigolé. Le problème c'est que là, c'était sérieux !
    Bisous 🙂

  • Reply childhoodisbetter 17 octobre 2014 at 11:57

    Ce que tu m'as fait rire ! C'est terrible !!! Puis pour le BG avec son poireau à la main dans sa cuisine en inox, j'avoue tout : j'ai été rattrapée par l'image mentale (mais elle s'est imposée à moi toute seule, je le jure ;)). Plus sérieusement, ce livre a l'air dingue et tu en parles divinement bien. Pour ma part j'ai lu les deux premiers tomes de 50 nuances avant de jeter l'éponge (ou le fouet, je ne sais plus très bien !). Tous les bouquins dans la même veine qui sont sortis par la suite ne sont pas passés par moi (sans méchanceté, mais j'imagine que quand tu en as lu un tu les a tous lu…). Mais celui-là, j'avoue qu'il m'attire particulièrement, ahah ! Puis pour le prix, c'est effectivement donné 🙂 Gros Bisous ma Ophélie.

  • Reply Isabelle Pernot 17 octobre 2014 at 12:43

    Déjà, rien que de te lire, je me suis bien marrée ! Je n'ai pas lu Fifty Shades, mais je me laisserai bien tenter par le brocolis ! ^^

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 18 octobre 2014 at 2:14

    Mais c'est "ça", le truc avec 50 Shades : tu te demandes pourquoi on en a fait tout un foin ! (bon il y a tout de même des raisons)(cf. les 80 000 chroniques sur la trilogie)
    Et du coup, le SL, moi j'dis c'est une vraie révolution ! Je ne regarderai plus mes poêlées de légumes de la même façon…

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 18 octobre 2014 at 2:17

    Noooon tu as osé penser à une cuisine en inox ?? (hinhinhin) Moi dès que je dois parler d'un livre un peu olé-olé, je m'éclate, j'adooore les images mentales, j'en ai un paquet en réserve mais je les garde pour des bouquins plus hardcore (mwhahaha…!)
    Et oui, je te comprends, on jette le fouet rapidement avec 50 Shades, et les nombreuses copies qui ont suivi… OMG ils ont osé le reproduire à l'infini ! Une parodie, c'est bien mieux, et quand elle est bien écrite et drôlissime pour-du-vrai, ça vaut le détour. Fonce à l'achat, le livre est court ! Bisous 🙂

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 18 octobre 2014 at 2:19

    Ne prends pas la peine de lire 50 Shades, ma Isa ! Je te conseille ce petit livre rigolo, mille fois, deux cent mille fois, quatre cent… okay. Je te le conseille, quoi 😉

  • Reply Blablayablog 20 octobre 2014 at 3:31

    Ah ah ! Je me prévois une petite salade d'endives pour ce soir. Je n'imagine même pas ce qui va me passer par la tête en la préparant !!! 😉
    Blague à part, j'ai bcp aimé écrire une chroniques sur 50 Shades. Le champ lexcial est si… varié !

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 21 octobre 2014 at 2:02

    Comme tu dis, c'est "jouissif" de s'éclater avec les mots, on peut facilement faire de l'humour… 🙂 Je t'envie pour ta salade d'endives, qui sait tout ce qu'on peut faire avec ces légumes… !

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