Trembler

Descendance, de Graham Masterton. Quand un vampire envenime l’Europe

31 octobre 2014

Il est temps de se poser une question d’une importance capitale : quel costume doit-on enfiler pour Halloween ? Alors que l’événement approche (et que je le fêterai, pour sûr, entourée d’une flopée d’amis alcoolisés et d’étudiants surexcités dans un bar en ruines de Budapest), moi-même je ne sais pas encore trop quoi mettre. Il me suffirait pourtant de franchir les portes de l’immense friperie au coin de ma rue (ou des autres rues, y’en a partout ici) pour dénicher une horreur sans nom sur le premier portant venu.
Mais plus ça va, plus les dents de vampires me semblent une alternative intéressante et peu coûteuse pour mon petit budget de volontaire. C’est facile à trouver et ça se cale facilement sur les gencives, c’est cool.
Et puis c’est aussi lié à mon intérêt profond pour la série The Strain, avec, dedans, du monstre dégoûtant qui mord très fort les gens et un vieux Roumain super balèze qui les combat avec acharnement depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les vampires y sont appelés strigoï – parce qu’issus de Roumanie, et ils vous pompent le sang comme l’on se désaltère à une fontaine : ça se fait tout en bruits de succion et autres petits sons désagréables à l’oreille. Brr. Un déguisement de strigoï, donc, ça pourrait faire son petit effet en soirée.
Bon, maintenant, venons-en à parler de Descendance. Quand je l’ai trouvé, je me suis dit « Ah, rigolo tiens, ça veut dire la même chose que le titre de la série ». Et puis ça parle de strigoï aussi. Et de la guerre mondiale. Et du même mec qui les combat au fil des années. De par ces similitudes, ce livre a soudain éveillé toute mon attention.

Pourquoi lire Descendance ?

** Parce que si vous voulez vous flanquer la frousse avec des images mentales pleines de sang, c’est parfait. Et passer le week-end de Halloween dans cette histoire-là vous mettra dans l’ambiance.
Il s’agit du récit de James Falcon, un type dont l’enfance a été bercée par les histoires de sa mère Roumaine, des légendes évoquant des vampires nommés strigoï, des monstres réputés invincibles qui vous démantibulent le thorax pour vous boire le sang à même le coeur. Yummy!
Arrivé à l’université, James se décide à étudier ces créatures légendaires « pour rigoler ». Et le voilà expert sur le sujet, trop bien. Mais ce qui ne devait être qu’un sujet d’étude se change alors en accablante réalité le jour où l’armée américaine le contacte pour une mission de la plus haute importance : alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage en Europe, il se doit de traquer les strigoï qui sévissent dans les rangs de la Résistance en France. Parmi eux, Dorin Duca, un gros méchant très malin, parvient finalement à lui échapper.
Des années plus tard, James Falcon est plus âgé, marié, tout sage. Pourtant l’armée revient le solliciter, cette fois direction l’Angleterre où sont commis des meurtres rappelant les méfaits des strigoï. Et si c’était Duca ? Il devra faire équipe avec la belle Jill, un maître-chien dont il a désespérément besoin pour venir à bout du Mal…
** Parce qu’on est loin de la conception du vampire lambda. L’auteur les a départagés en deux catégories : les strigoï morts et les strigoï vivants (pourquoi pas), chaque partie ayant ses propres particularités. Je ne vous en dirai pas plus, mais ces détails renforcent la terrible impression que se transformer en l’un ou en l’autre n’est pas tellement recommandé. (quoiqu’il arrive, James Falcon vous décalquera la tête)
** Parce qu’on est bien servis en violence, même si l’on suit l’enquête de ce cher Falcon que pas même une goutte de sang n’émeut. Et pourtant ! Les vampires de Graham Masterton ne plaisantent pas avec le mot « sanguinaire »… Ouuh, loin de là.

Pourquoi je vous le recommande ?

Après lecture, je me suis rendue compte que la série The Strain n’avait pas énormément à voir avec Descendance. (bien que je soupçonne les réalisateurs Guillermo del Toro et Chuck Hogan d’avoir pompé des idées chez ce cher Masterton, mais je ne suis sûre de rien)
Toutefois, l’intrigue du livre n’a rien à envier à celle de la série : on est dans du roman pur et dur, avec assez de descriptions pour vous offrir un aperçu mental de la « boucherie ». Humpf. En disant ça, je sens que plusieurs lectrices vont prendre la poudre d’escampette avec des « c’est pas pour moi, merci » mais… haha, petites malignes, j’ai prévu de sortir mon lapin blanc de mon chapeau pour vous ! : il y a aussi une histoire d’amour ! Avec des surprises à la toute fin. Alors, conquis-e-s ?
Si vous souhaitez vous le procurer maintenant-tout-de-suite, achetez-le en ebook sur la librairie en ligne de Bragelonne. (je ne suis toujours pas sponsorisée au fait, coucou !)

ophelie

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6 Comments

  • Reply Izeult 31 octobre 2014 at 1:07

    Owwww yeah !

    J'adore ton article, ça m'a beaucoup donné envie de lire ce roman ! Enfin des vampires comme je les aime et qui ne jouent pas les boules disco à leurs heures perdues <3
    Merci pour cette découverte, dès que j'aurais fini mon livre actuel, je vais me jeter sur Descendance 😉
    (et probablement sur la série aussi, ça a l'air cooool)

    Des bisous !

  • Reply Mademoisellevi 31 octobre 2014 at 2:07

    Bah moi ce n'est pas mon genre de livres
    Mais après tout : POURQUOI PAS ? 🙂
    http://www.mademoisellevi.com

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 31 octobre 2014 at 3:00

    Salut Izeult ! Un vampire qui brille c'est une hérésie ! Et qui résiste aux bas instincts aussi (le vampire a pour fonction de faire peur, point final – pourquoi en tomber amoureuse, hein ?)
    Je te souhaite du fun pour la lecture de "Descendance", et puis la série est énoooorme ! (c'est ma coloc' qui me l'avait conseillée) Donne-moi des nouvelles ! Des bisouus !

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 31 octobre 2014 at 3:01

    Mais oui ! POURQUOI PAS ? Sortons de notre zone de confort littéraire pour Halloween (ou pour l'hiver) a défaut de ne pas sortir de chez soi 🙂
    Gros bisous !

  • Reply girlinduplex 3 novembre 2014 at 8:30

    Hello je suis bien intéressée par cette lecture, car je viens de lire plusieurs livres de Richelle Mead Vampire Academy et là aussi il est question de strigoï vivants et morts, grâce à ton article, je me rends compte que ce n'est simplement elle qui aurait changé le code des vampires mais plus des légendes roumaines qui différent, merci beaucoup pour cette inspiration de lecture.

  • Reply Ophélie Feedbackbaby 4 novembre 2014 at 9:16

    Hello miss Girlinduplex ! 🙂 Eh bien j'ignorais qu'une série bit-lit pouvait aussi se servir d'un genre de méchants aussi redoutables – et beaux, avais-je précisé qu'ils étaient super beaux, les strigoï morts ? Est-ce que "Vampire Academy" est aussi sanglant ?
    Si tu n'as pas peur de lire des histoires de gens flippants, "Descendance" est pour toi !

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