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Aimer Rire

Demain j’arrête, de Gilles Legardinier. Ou les techniques d’approche d’une amoureuse gratinée

8 avril 2013

Dans la lignée des choses les plus folles que j’ai faites pour quelqu’un, je pense que je peux ajouter mon acharnement de la semaine dernière. Une expérience enrichissante (mais dont j’aurais pu me passer) où j’ai tenté d’attirer dans mes filets un beau brun croisé dans le cadre de mon travail. Qu’il était mignon, avec sa barbe épaisse de trois jours, ses larges épaules et son air sérieux au bureau ! J’en étais baba. Puisque je disposais de peu de jours pour faire sa connaissance, je tentais le tout pour le tout : je l’ai accablé d’invitations en tous genres à chaque fin de journée. Bien mal m’en a pris ! Une fois sur deux, j’ai essuyé  des refus significatifs (j’aurais dû considérer avec un peu plus de sérieux le bracelet brésilien attaché à son joli poignet poilu)(un cadeau féminin, sans doute. Hum ?)
Bref, c’est ce qu’on appelle un râteau. Mon sex-appeal semble avoir pris un coup de marteau en pleine face. Le genre de choc qui vous fait prendre conscience que vous n’auriez pas dû trop forcer sur la junk food ces derniers mois. Mais passons. Pourquoi je vous en parle ? Vous allez comprendre en lisant la suite…

Pourquoi lire Demain j’arrête ?

1. Parce que c’est une excellente comédie, du genre à vous arracher vos zygomatiques en à peine quelques pages. Une histoire partie de cette drôle de question : « Quelle est la chose la plus stupide que vous ayez faite dans votre vie ? ». Pour Julie, une jeune banquière de 28 ans, la réponse se commente longuement tant elle cumule bourde sur bourde, faisant preuve d’une créativité toute particulière dans la moindre de ses bêtises.
Sa maladresse légendaire la tourne au ridicule le jour où, obsédée par l’envie irrépressible de découvrir l’identité de son nouveau voisin, elle se coince la main dans la boîte aux lettres de celui-ci en voulant explorer ses courriers.
Pas de bol, c’est là que le charmant garçon fait son entrée dans l’immeuble, la trouvant en bien mauvaise posture. De là naîtra une romance étonnante puisque Julie sera prête à tout pour séduire Ricardo (oui… vous avez bien lu… Ricardo), quitte à solliciter tous ses amis pour faire les plus grosses idioties du monde. Hallucinant.

2. Ne croyez pas lire de la chick lit’ ici. C’est de la pure comédie. Un ton, un phrasé qui vous fait hurler de rire à tous les coups. Gilles Legardinier aurait dû être humoriste tant c’est bon ! On s’entend rire comme une hyène dopée au gaz hilarant. (ce qui a failli me faire m’étouffer telle une mamie ayant avalé son dentier)
Un livre à conseiller à ceux qui tirent une tronche de 20 kilomètres de long un jour de grève des transports.

3. Parce que Julie, c’est nous. Dans sa façon de manigancer une mise en scène, par exemple. Un truc typiquement féminin. Du style… démolir volontairement un truc pour appeler le mâle au secours l’air-de-rien. Ranger précipitamment son appart’ bordélique avant l’opération. Cacher son doudou dans son tiroir à soutifs. Mettre en avant les disques de jazz et dissimuler ceux de ses boys bands préférés. Penser à lui du soir au matin et du matin au soir. Connaître son emploi du temps par coeur. Surveiller consciencieusement ses allées et venues. Etc.
Gilles Legardinier doit être une femme. Autrement, c’est pas possible. Quelqu’un a dû lui vendre la mèche sur nos techniques de manipulation en matière de séduction. Qui ? QUI ?

Pourquoi je vous le recommande ?

Je crois déjà en avoir trop dit dans les paragraphes précédents, mais c’est pas grave. Le tout, c’est d’éviter un maximum le spoil (et vous en trouverez beaucoup sur le net, parce que le livre a été encensé à tout va).
De toute façon, je m’interdis de spoiler tant ce livre est une petite pépite que vous devez absolument découvrir, un coup de coeur littéraire qui m’a remise sur les rails en à peine deux jours. (ça y est, le prochain brun que je rencontre, je le flique jusqu’à son appartement, moi aussi) De l’humour sur fond d’histoire d’amour, que demande le peuple ? (quant à l’histoire du chat affublé d’un chapeau péruvien, c’est top secret)
C’est fluide, c’est bien pensé, c’est tellement… tellement représentatif de l’attitude de certaines femmes amoureuses ! (peut-être pas toutes – mais moi, en amour, je fais partie de la section « cinglée » de notre genre et je l’assume pleinement). Sourire aux lèvres, j’opinais du chef chaque fois que j’y reconnaissais un sentiment : la frustration de ne pas le voir, l’impression qu’il s’en fout, la façon dont on peut collecter des infos dans son dos, être trahie par ses propres expressions…
Une lecture fabuleusement drôle, un véritable clin d’oeil à toutes celles qui galèrent pour faire le premier pas, et aussi à celles qui tentent par tous les moyens de faire comprendre qu’elles sont intéressées…

ophelie

Glousser Rire

Je cherche le grand amour, de Goupil & Douyé et Laetitia Aynié.

20 février 2013

Le grand amour… mais pour quoi faire ? Je suis célibataire et, pour l’instant, je me porte comme un charme. C’est ce que je me disais en ouvrant ce livre, bien installée dans mon grand lit confort, mes chaussettes « de nuit » aux pieds (oui, je dors avec des grosses chaussettes) (oui, j’ai conscience que c’est loin d’être sexy) (en même temps, être toute seule c’est pouvoir se permettre le port de chaussettes moches et la déambulation en vieux pyjama-doudou dans son appart’)
Sauf que, dans mon entourage, certaines personnes ne veulent pas me laisser comme ça (surtout ma mère, en fait). Il est convenu, paraît-il, qu’une fille de 25 ans se doit de faire des efforts. C’est sans doute ce que pensait mon meilleur ami en m’offrant ce livre des « Guides au féminin » pour mon anniversaire. Il était persuadé que ça allait me faire rire.
Ce qui n’est pas faux.

Pourquoi lire Je cherche le grand amour ?

1. Un guide pareil s’accompagne forcément d’une bonne dose d’humour (sinon, à quoi bon en pondre un énième dans tout ce fratras littéraire ?). Cloé, jolie rousse aux cheveux filasses, traque l’homme de ses rêves (je dis « traque » parce qu’avec tous les mecs qui défilent dans les pages, je peux vous assurer qu’elle enchaîne, la p’tite !). Le problème, c’est qu’elle n’est vraiment pas douée. Mais alors, vraiment-vraiment pas. Dans tous les cas de figures, Cloé a toujours le chic pour mettre les pieds dans le plat : le mot en trop, la phrase assassine, l’expression niaiseuse… Pas de quoi rassurer le chaland.
Sur le mode de l’anti-héroïne, Cloé est cette fille qu’il ne faut absolument pas imiter (mais que j’aimerais bien voir à l’écran au ciné dans une comédie romantique, juste pour voir ce que ça pourrait donner).

2. La titraille du guide est drôlement bien fichue : pourquoi suis-je une éternelle célibataire ? Faut-il prendre un homme neuf ou d’occasion ? À quoi reconnaît-on un homme marié ? Vous n’êtes pas un super canon, et alors ? De quoi ne faut-il pas parler ? …
Aux premiers abords, vous penserez que c’est du grand classique. Oui, MAIS. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Le truc cool, avec ce livre (en plus des illus’ rigolotes) c’est qu’à la fin de chaque section, il y a la petite phrase qui tue. Mon exemple préféré ? Celui de la page où figure le cas de l’homme marié, qualifié d’homme « lâche éternellement en instance de divorce ». Pas vrai ?

3. Justement, en parlant d’hommes, quelques pages vous décrivent avec énormément d’humour les  différents modèles qui restent sur le marché, à la portée de toute célib’ un peu paumée : l’émotif, l’irrésistible, le geek, le gay, le divorcé, le copain du frère au cousin d’un voisin, l’obsédé, le dépressif, l’alcoolo, le fauché…
Personnellement, certains de ces portraits m’ont donné une bonne raison supplémentaire de conserver mes chaussettes et mon pyjama en pilou pour les dix années à venir (et d’éviter les rencontres par Internet, surtout !).

Pourquoi je vous le recommande ?

En ouvrant ce guide, je m’attendais à un livre regorgeant de clichés en tous genres, comme d’habitude.
Mais… surpriiise ! Un vrai régal ! Englouti en une soirée, il n’a pas fait long feu, le coco. Et il restera l’un de mes livres doudous à conserver précieusement dans ma bibliothèque (je m’apprête à déménager, autant dire que je les sélectionne maintenant que je sais que nombreux seront ceux à aller moisir dans un carton).
Alors, les filles célibataires, sachez que ce bouquin ne vous veut aucun mal. Il ne vous incitera pas forcément à trouver le grand amour (un « petit », c’est déjà bien) et, de plus, il vous fera relativiser encore et encore sur la situation. Car, à regarder Cloé se débattre entre tous ses rendez-vous loupés, ses petits amis bizarres et ses questionnements à deux sous, on a de moins en moins envie de se lancer dans l’aventure de la recherche permanente et insistante de l’homme-le-vrai-l’unique ! (moi je suis plutôt de l’école « prends ton temps, il n’y a pas le feu » plutôt que de s’amouracher de n’importe qui à tout prix) (bon, après, je n’ai « que » 25 ans, j’ai un métier qui me fait bouger, l’idée de me caser ne m’effleure pas chaque jour…)
En tout cas, c’est une lecture détente agréable qu’on peut, pourquoi pas, partager entre amies.
Quant aux filles en couple, je n’ai qu’un mot à dire : vous en avez de la chance ! Profitez-en, bisous !

ophelie

Rire Rougir

Les Péchés Mignons d’Arthur de Pins réveillent votre libido

23 décembre 2012

C’est l’hiver, et ma libido se sent comme un petit oiseau frigorifié par son absence de plumes. Encore heureux, j’ai des BD !

Pourquoi lire les 4 tomes des Péchés Mignons ?

1. Parce que le trait généreux d’Arthur de Pins associé à la plume coquine de Maïa Mazaurette vous donnera de bonnes raisons de ne pas laisser votre libido se faire la malle pendant ces longues soirées d’hiver. Et si vous disposez d’un individu mâle dans le périmètre mais que celui-ci semble peu « enclin » à faire grincer le lit en votre compagnie, c’est LA bande dessinée à lui coller absolument sous le nez !

2. Parce que les petites bonnes femmes dessinées sur ces planches ont la silhouette d’une bouteille Orangina follement secouée : elles vous feront décomplexer de vos kilos en trop (ceux dus au foie gras des toasts de fin d’année, vous savez ?) et vous prouveront, par leur sensualité, qu’on peut être méga belles avec de larges hanches et des fesses bien dodues. Mwhahaha.

3. Parce que c’est « mignon », en fait. La sexualité de nos deux héros, Arthur et Clara, est pleine d’énergie. Obsédés, oui. Mais déphasés, oh que non. Tous deux collectionnent les aventures amoureuses avec désinvolture… et pourtant, ils assument !

Pourquoi je vous les recommande ?

Parce que c’est la période idéale pour s’offrir ou se faire offrir ces BD (elles sont aussi vendues en coffret). Demandez donc à papi Jeannot ou à grand-tante Bernadette de faire un geste (conseillez-leur au passage de s’instruire sur les mœurs de notre époque en y feuilletant deux ou trois pages, ils seront ravis).
Plus sérieusement : j’adoooore l’humour de Péchés Mignons. C’est juste génial. Le côté volage des deux personnages est traité avec tant de mignonnerie qu’on ne peut les en blâmer. Par leurs actes, ils affirment que les plans cul sont la maladie de notre siècle et que leur réalité côtoie de bien plus près qu’on ne le croie les relations amoureuses, les « vraies ». Mais chacun trouve son bonheur où il veut, non ?
Parce que le sexe reste ici un sujet léger. Pas de « salissures », pas de vision gore, pas de scène porno… Rien de très organique, en somme. Juste de jolis dessins agréables à voir suscitant un léger trouble dans le bas-ventre (CHAUD !).
Et puis les Péchés Mignons ont eu tellement de succès qu’il existe aussi des produits dérivés supra-mignons. J’avais acheté le calendrier 2012. Oui. Et même si celui-ci m’a fait passer pour une petite coquine auprès de tous mes visiteurs – surtout masculins – je ne regrette pas de l’avoir affiché sur les murs de ma chambre. Admirer les courbes de ces p’tites femmes m’a fait prendre conscience qu’un bourrelet peut être très, très sexy !

ophelie

Glousser Rire

La Célibataire, d’India Desjardins et Magalie Foutrier. Ou la belle vie de la fille qui assume

17 décembre 2012

À toutes celles qui affrontent l’hiver dans un lit aux draps congelés, ceci vous est dédicacé !

Pourquoi lire La Célibataire ?

1. Parce que cette bande dessinée est l’équivalent d’un pot Ben & Jerry’s saveur Cookie Dough, mais sans les calories. Mes chères amies – larguées ou non -, prenez place sur votre canapé défoncé, drapée dans votre plaid préféré, éteignez-moi cette télé et arrêtez de chouiner. Ces planches racontent l’histoire d’une célib’ qui sait ce que c’est, qui vit ce que vous traversez, mais qui ne se laisse pas démonter !

2. Parce que tout y est : l’ex difficile à zapper, la mère dépitée, le sport pour lequel on n’est vraiment pas douée, la solitude aux séances de ciné, les copines maquées… Alors, vous vous y retrouvez ?

3. Bien sûr, le coup de crayon est vraiment joli. On y sent la joie de vivre ! Car les créatrices de ce petit bijou de bonne humeur ont voulu faire passer le VRAI message du célibat : ce n’est en aucun cas la fin du monde ! On surmonte comme on peut, on drague comme on veut… et l’on est qui l’on est 🙂

Pourquoi je vous le recommande ?

ENFIN une bande dessinée sympathique sur le cas d’une célibataire qui assume son célibat de la même façon dont j’assume le mien ! Solitude n’est pas forcément synonyme d’Ennui Mortel et d’Apitoiement sur Soi-même (le syndrome Bridget Jones me tape sévère sur le système, wouuu).
La Célibataire va au ciné toute seule, se goinfre volontiers au Mc Do après une matinée de boulot, se moque de la Saint-Valentin et délire grave sur son homme idéal.
Parce que c’est comme une petite fenêtre ouverte sur la vie d’une fille – dessinée, certes – qui a affaire aux mêmes pressions de la société que nous. Comment gère-t-elle le manque de son ex ? Comment fait-elle pour vivre seule sans hurler au désespoir ? Comment vit-elle le bonheur de ses copines soudainement casées ? Qui va-t-elle finir par rencontrer ?
J’ai aussi adoré les tenues qu’elle porte au quotidien (ou, du moins, sur chacune des planches 🙂 Bon, et puis j’ai acheté ce livre poussée par une pulsion, elle-même provoquée par la lecture du billet de Liyah. Si je n’ai réussi à convaincre personne, cliquez par chez-elle… Vous finirez d’être conquis(e) !

ophelie