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Tous pareils, de Danny Wallace. Ou quand c’est tendance d’imiter les autres.

1 décembre 2015
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C’est partiii ! On entre dans la période bien aimable qu’est le mois de décembre : chocolats chauds, sucres d’orge et pains d’épice vont embellir notre quotidien jusqu’à l’Epiphanie. Ce qui me conduit à vous parler d’un livre qu’il sera bon d’offrir à quelqu’un qui… vous copie tout le temps. (là, vous faîtes le lien avec le mouton de la couverture puisque l’équation mouton + lunettes = mouton intelligent qui suit les autres. Enfin à peu près)
Cela vous est-il déjà arrivé d’être copié ? Parce qu’à moi, non. Pas vraiment. (en revanche, j’ai déjà eu une copine qui, chaque fois qu’un garçon m’intéressait, finissait par être celle qui sort avec – et, y’a pas à tortiller, jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas mettre de copyright sur un garçon)
Ce que je fais beaucoup, par contre, c’est copier. Bah oui. Dans mon coin de Normandie bien vert, il faut dire que l’inspiration n’est pas très présente – sauf si on aime BEAUCOUP la nature. Disons que, pour rencontrer des gens cools de qui m’inspirer, il faudrait que j’aille au-delà des champs et forêts, à la ville quoi. Une fois au milieu de la plèbe, j’arriverais, méfiante (quelques brins d’herbe et de paille dans les cheveux) pour observer, écouter… en clair, me rendre perméable aux gens et noter mentalement tout ce qui me plaît chez eux. Heureusement, pour satisfaire des besoins pareils au 21e siècle, il y a le web. (que je capte en campagne, merci de demander) Et Pinterest. Je copie énormément sur Pinterest. C’est utile.


Pourquoi lire Tous pareils ?
** Parce qu’on va y parler « copiage » par le biais d’un personnage attachant : Tom. Journaliste dans une radio londonienne, Tom a la trentaine et sa copine Hayley vient de le quitter. Elle lui a laissé un mot bidon qui lui signifie qu’en fait, « elle ne le quitte pas mais elle part », et qu’il n’a qu’à continuer sa vie comme si de rien n’était. Tom est, bien entendu, dévasté et sa vie, au contraire, s’en trouve bousculée. Lancé à sa recherche, il finit par tomber sur un groupe bizarre de gens qui – bah – imitent les autres pour enrichir leur propre vie. C’est leur kif, leur passe-temps, leur hobby. L’idée effraye Tom, qui n’en croit pas ses oreilles : Hayley fait-elle partie de cette bande de barjos ? Jusqu’au jour où il est entraîné dans le sillage de Pia, une jeune femme engoncée dans une parka qui prend un malin plaisir à copier les autres… en commençant par lui. Intrigué, Tom se lance dans l’aventure et, bon sang, qu’est-ce qu’il devient bon à ce petit jeu… ! Sa routine monotone disparaît peu à peu pour laisser place à des situations pour le moins intéressantes, mais compliquées. Mais bon, ça l’occupe, surtout en attendant le retour de Hayley…
** Parce que ce livre est TROP DRÔLE. (ça c’est de l’argument, je m’améliore de chronique en chronique, on dirait ! #ironie) L’auteur, Danny Wallace, avait écrit Yes Man, qui avait été adapté au ciné avec Jim Carrey (LOVE). Nous avons là un roman qui parle d’une thématique assez ronchonne (= la rupture), et qui la détourne en l’intégrant dans un cadre loufoque, avec des personnages timbrés. Que ce soit au travail, dans la rue ou chez lui, Tom en est littéralement entouré. Et ça fait du bien.
** Parce que c’est original, cette obsession de l’imitation. Danny Wallace nous donne presque envie de s’y mettre – en fait j’ai « grave envie » – de par des bribes de reportage imbriqués entre les chapitres sur la théorie de « l’imitation pour trouver l’inspiration dans sa vie ». C’est vrai que c’est le cas dans tous les domaines, non ? (ex : se marier pour faire comme les copines / avoir un bébé comme les copines / acheter une maison comme les copines – ahem, désolée, je me lâche)
Pourquoi je vous le recommande ?
Déjà parce que c’est le seul livre qui vaut la peine d’être offert pour les fêtes. (maiiis non bien sûr, mais vous êtes-vous déjà senti submergé par l’offre immense qui emplit les rayons lecture de nos librairies ? moi, oui)
Mon retour à moi, c’est qu’après l’avoir lu – que dis-je, dévoré ! avalé ! – je me suis auto-suggéré quelque chose : la prochaine fois que j’ai une heure de temps à tuer en ville, je me pose sur un banc et j’attends. J’attends de voir passer LA personne qui m’inspire de par son style vestimentaire ou son attitude, et je la suis. On va voir si je développe un talent pour ça. (je vous tiens au courant)
Rire Roman Rougir

Deux nuances de Brocoli, de Marie Laurent. Une parodie spéciale végétarienne.

16 octobre 2014

Je n’ai pas d’excuse, je sais. J’ai lu une « copie » de 50 Shades of Grey et je ne me sens même pas honteuse de cette lecture. Et ceci pour deux raisons :
1) je n’ai jamais lu 50 Shades. JAMAIS. (bon peut-être les 30 premières pages, mais comme tout le monde avait déjà spoilé l’intrigue sur la toile, je me suis ravisée aussi sec)
2) dedans cette version, y’a des légumes.
A la lecture de la description de ce titre, j’imaginais presque clairement une histoire tordue à propos d’un BG tel que Grey, le poireau à la main dans sa cuisine en inox (pas d’image mentale, les filles) disserter sur l’importance des épinards dans l’acte SM face à une petite donzelle-à-fouetter. Vous savez, moi, je suis bon public. Il m’a fallu l’espace temporel d’une milliseconde pour me mettre à glousser bêtement, façon nerd qui s’apprête à regarder un vieux porno dans sa chambre d’adolescent aux caleçons sales.
De ce fait, j’ai téléchargé Deux nuances de Brocoli en vitesse, et gratuitement en plus car les éditions Artalys offraient certains titres numériques pendant tout un week-end. (razziaaa ! ahem.)
C’est ainsi qu’un beau matin, mâchouillant mes céréales dans mon pyjama anti-sexy au possible, j’ai décidé de commencer ce livre au titre douteux afin d’en savoir plus sur un végétarien à la vie sexuelle déviante.

Pourquoi lire Deux nuances de Brocoli ?

** Parce que c’est une parodie de 50 Shades of Grey, ce qui en fait l’argument de tête.
Concernant l’intrigue, on va suivre la même trame que l’oeuvre originale mais en changer quelques aspects, sinon ça n’a pas d’intérêt, on est d’accord.
Notre donzelle paumée se nomme Amalia Faust et elle est caissière chez Brico. (ouuh sexiness) Amalia reconnaît ses défauts : elle se dit laide, grosse et mal fagotée. Arrive ce client bizarre qui veut lui acheter une corde… verte. Une corde. Verte. « WTF ?« , se dit-elle. Mais dès qu’elle lève les yeux sur lui, pouf !, impressionnée. Il est beau à damner, il s’appelle Edouard Green (haha) et dans la vie il vend des sextoys. Normal. Mais c’est cool les sextoys, ça rapporte de l’argent, tout le monde en est raide dingue.
Toutefois Edouard, lui, reste un fin gourmet. Il adooore le Sexe Légumier, aka le SL, pratique qu’il souhaite ardemment partager avec Amalia. Il lui propose un pacte et hop, on est parti pour faire chauffer du brocoli pour des soirées de folies ! Reste à savoir si l’amour d’Amalia sera assez fort pour y survivre.

** Parce qu’on rigole, oh, qu’on rigole ! J’en étais là avec mon bol de céréales, à m’étrangler de rire sur certaines réflexions d’Amalia. En son for intérieur, l’héroïne fait preuve d’assez de recul sur les situations imposées par Edouard, si bien que l’absurdité de l’étalon en est doublement soulignée.
Green est obsédé par les légumes, une obsession qu’il pousse tellement loin qu’il en a fait le centre de sa vie ; il est végé, cuisine des soupes de légumes divines, cultive son propre potager bien sûr et décline même sa garde-robe en nuances de vert. Frappé du bulbe, vous dîtes ?

** Oui, c’est vrai, on avait déjà vu défiler dans les librairies des copies conformes de 50 Shades. Des tas. Mêmes couvertures tout en ombres et lumières, titres à la construction grammaticale similaire. Sachez que je n’ai lu aucune autre version, je ne peux donc décemment pas comparer le potentiel artistique de cet ouvrage. Cependant je l’ai trouvé plaisant à lire, très court aussi. Il détend, vous occupe le dimanche s’il pleut et vous offre l’occasion d’aborder un nouveau sujet de conversation pendant le repas dominical : « Hé Mamie Régine, le chou-fleur dans mon assiette, là, tu trouves pas qu’il a du sex-appeal ?« 

Pourquoi je vous le recommande ?

Que ceux qui ont une liseuse numérique dans la salle, lèvent le doigt ! Malheureusement ce livre n’est disponible qu’en numérique, pour la modique somme de 3,49 €. (pas cher, foncez !)
Un point à éclaircir : sachez que je n’ai pas été forcée par la maison d’édition à parler du livre « en bien », hein. Je suis mon propre boss ici, pas de chichis. – A l’heure actuelle je n’ai qu’un seul livre issu d’un service de presse qui attend d’être lu, je l’ai emporté en Hongrie avec moi, à part celui-ci je choisis toujours mes lectures. – Par conséquent mon avis est 100% authentique, je me suis vraiment marrée à la lecture de ce titre, et j’ai trouvé le SL original, il fallait y penser.
Je suis presque sûre que les gens adeptes de l’utilisation sexuelle du brocoli existent sur cette planète. Après tout, l’humain jouit de ce qu’il mange en le mettant en bouche, pourquoi pas dans d’autres endroits moins exposés à la lumière en dehors des heures de repas ? Bref. (pardonnez-moi, je suis malade en ce moment, j’ai de la fièvre, je délire.) L’être humain est fascinant. Mais l’imagination des auteurs, elle, l’est encore plus.

Rire

Lou, de Julien Neel. Ou la fille que j’aimerais avoir plus tard quand je serais grande

23 septembre 2013
Lou tome 1

Les vide-greniers sont un vrai bonheur. Si vous aimez fouiner, évidemment. J’ai récemment déniché cette petite merveille de la nature crayonnesque : Lou, de Julien Neel. Un livre-double, en réalité, qui comporte les deux premiers tomes de la série : Journal Infime et Mortebouse. Je l’ai repéré sur le stand d’une ado qui semblait vouloir se débarrasser de tout ce qui la rattache à l’enfance (alors que moi je voudrais volontiers y retourner, j’enfilerai bien des couches-culottes de bon cœur). Bonheur, donc.
Je sais que j’ai six trains (ou tomes) de retard concernant cette découverte. C’est pourquoi je serais brève. (promis)

 

Pourquoi lire Lou ?

1. Parce qu’en plus d’être mignon, c’est frais. (et pas forcément pour les enfants) Si vous ne connaissez pas le personnage… c’est le moment ! Je vais vous raconter un peu comment ça commence.
Lou doit avoir un peu moins de dix ans. Elle vit avec sa maman romancière qui, quand elle n’écrit pas des histoires d’heroic fantasy très fantasmées, passe ses journées à jouer à la console. Une maman geek, quoi. Avec un look à faire pleurer une modeuse. Et un sex-appeal proche du néant absolu.
Sinon, Lou a une meilleure copine ronchon, Mina, à qui elle confie tout. Et elle est aussi très amoureuse de Tristan, son voisin d’en face, qui a la mauvaise habitude de se fourrer le doigt dans le nez. Le truc, c’est qu’un jour, Lou ramène un chat à la maison. Puis Tristan vient frapper à sa porte pour lui proposer d’aller au cinéma. Puis sa maman tombe subitement amoureuse du nouveau voisin d’en face.

2. Parce que c’est joliment drôle. Les situations dans lesquelles se retrouvent Lou et sa maman sont é-normes. Ici, pas de cynisme. Je qualifierais l’humour de Julien Neel comme doux. Ou sucré. Comme lorsque vous vous marrez entre copines dans une soirée pyjama, vous voyez ? (non ? mais si, évidemment !). On se sent bien dans les bulles. On a le sourire en coin et les idées roses.

3. Parce que ça relate l’histoire mignonne d’une fille et de sa mère célibataire. La relation qui unit ces deux êtres crayonnés est unique, je crois. Pas de papa à la maison, certes, mais beaucoup d’amour. Le soir, elles s’affrontent sur la Gamecube sur le canapé défoncé. Quand l’heure est au bonheur, elles mettent le son à fond dans le salon pour faire la danse de la victoire. Et lorsque la grand-mère leur rend visite, elles unissent leurs forces pour tout nettoyer en speed avant son arrivée. Tant de complicité, c’est bouleversant !

Pourquoi je vous le recommande ?

Je suis accro à Lou. Oui. C’est une copine libraire qui m’en avait parlé il y a quelques années, et j’en avais noté la référence sans pour autant vraiment songer à lire un seul tome. Mais comme l’adolescente à qui je l’ai acheté me vendait ce double-volume pour la modique somme de 2 euros, je ne pouvais pas laisser passer ça. Du coup, je l’ai lu d’une traite. Puis je l’ai prêté à ma mère, car elle n’arrêtait pas de jeter un oeil par-dessus mon épaule lorsqu’elle m’entendait rigoler comme une souris shootée au gaz hilarant. (oui c’était un dimanche et les dimanches je les passe chez ma mère, que voulez-vous je suis célibataire-hein) La BD lui a plu aussi, d’ailleurs, mais c’est normal parce que ma maman est aussi une gamine (mummy, si tu passes par-là saches que je ne pense pas un mot de ce que j’ai dit précédemment)
Lou, c’est un peu la petite fille que je voudrais avoir si je devais en avoir une. Ma future fille et moi glanderons aussi devant la télé en grignotant des Coco Pops. Quand elle vivra son premier chagrin d’amour à cause de Barnabé, le CM2 qui lui aura préféré cette pimbêche de Gwenola, je la soutiendrai en lui apprenant les paroles de I will survive. Et nous irons ensemble vider les stocks d’un fast-food chaque fois que j’oublierai de faire les courses ET la vaisselle.
Maintenant, je n’ai plus qu’à filer demander à ma mère de m’offrir les quatre autres tomes. Ou de la convaincre de me laisser sa carte bleue.

ophelie

Rire Trembler

Les légions dangereuses, de Fabien Clavel. Pour un rire durable et de qualité

16 septembre 2013
Les legions dangereuses

Oh my god, de la parodie ! Non, de la fantasy parodique. Bonheur, joie et damnation, j’adoOore ! En bonne accro du genre, j’affectionne grandement ce type d’histoires loufoques parce qu’elles me font mourir de rire les soirs où j’ai la tête à l’envers. Déconnexion assurée, garantie, affirmée et attestée.
Et tout ça, à cause de qui ? A cause de quoi ? De la saga des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, nomdediou ! Génie de l’humour potache et du clin d’oeil gros comme un camion, Pratchett s’est imposé en parodie comme nul autre dans le monde entier (les fans ne me diront pas que j’exagère, je crois).
Aujourd’hui, je lui voue une admiration sans pareille. (d’ailleurs je me ferais bien un tee-shirt à son effigie)(si quelqu’un connaît un site pour personnaliser son tee-shirt pour pas trop cher, qu’il me fasse signe dans les commentaires)(et le pire c’est que je suis sérieuse :p)
Alors quand j’ai trouvé ce titre des éditions Mnémos (encore elles) en librairie, je me suis dit « Mazette ! Ce n’est pas du Terry Pratchett mais ça s’y apparente. Il faut que je vois ça de mes propres mirettes ! »

 

Pourquoi lire Les légions dangereuses ?

1. Pour son histoire déjantée et son « univers drôlatique » (dixit la 4e de couverture). Le récit nous plonge au coeur d’un monde aux lois fortement frappa-dingues, nommé le Cratère, où il se passe des choses incroyables et parfois problématiques.
Justement, à ce propos, les dieux du Cratère ont un gros problème. Du genre très GROS. Car Quitiane, le dieu de l’abondance, a disparu ! Son absence met l’univers en bien mauvaise posture puisque, sans lui, plus d’équilibre, rien. Le chaos est en marche.
Pour le retrouver, les dieux prennent chacun la décision d’élire leurs représentants dans le monde des hommes. Des Champions vaillants et forts, des maîtres de la baston et de la justice, prêts à relever le défi sans même se fouler le petit doigt. Ensemble, ces êtres d’exception entament le pèlerinage de Quitiane.
Oui mais… Admettons que les Champions ne soient pas ceux qu’ils auraient dû être. Admettons qu’ils soient moins pieux que ce qui était prévu à l’origine. Admettons encore qu’ils se lancent dans l’aventure uniquement parce qu’ils étaient là au mauvais endroit, au mauvais moment.
Oups. Le destin est un vrai farceur. Mais les dieux, eux, du coup, rigolent beaucoup moins.

2. Parce que l’auteur détourne avec brio les classiques littéraires. Réfléchissons. Des dieux qui envoient des Champions à leur place pour défendre leur cause = les dieux de l’Olympe ? Une confrérie qui part en quête de quelqu’un/quelque chose = le Seigneur des Anneaux ? On a aussi un gros clin d’oeil aux contes et légendes comme la table du Roi Arthur (ou la quête du Saint-Graal) ; la Belle au bois dormant (avec une histoire de dragon dans un château et des ronces partout) ; les discours enflammés inspirés de nos auteurs tels que Rostand/Molière/Voltaire/Baudelaire ; les ruses d’Ulysse ; les palais majestueux tirés tout droit de l’univers d’Ali Baba. Cette lecture a le mérite de nous faire creuser la tête !

3. Parce que Fabien Clavel nous fait rire à foison, et tout ça parce qu’il manie la langue française à la perfection. J’ai envie de tout vous raconter là, maintenant, tout de suite. Mais je ne peux pas spoiler, non. Donc je vais uniquement vous évoquer quelques éléments, comme : les jeux de mots à la con, les notes ironiques qui attestent que ce livre relève de l’art mais que l’auteur reste modeste malgré tout, les scènes de sexe censurées (elles le sont vraiment !), les moments ridicules, les évocations subversives, les néologismes et aussi les trucs comme ça :
« La Déesse des Arts du Cirque et des Mots Croisés »
« Le Dieu des Armées en Déroute »
« Le Déesse de la Magie Illusionniste et du Travail au Noir »

 

Pourquoi je vous le recommande ?

Je ne connaissais pas Fabien Clavel, mais je dirais aujourd’hui que c’est un Terry Pratchett à la française, à l’humour succulent et truculent. Miam. Cette histoire totalement délirante m’a fait passer d’excellents moments de joie intense et pure et extrême. (yahou je m’en souviens comme si c’était hier)
Une note à prendre en compte, toutefois : il faut disposer d’une bonne culture générale en littérature classique parce que les clins d’oeil y sont nombreux et il serait dommage de les manquer. Voilà, c’est dit. Car c’est ce qui fait tout le charme de ce livre, et même son point fort : la dérision.
Et croyez-moi, rien ne vaut le rire dans la lecture. Parce que lire est une fête. Et la parodie, elle, l’a bien compris.

ophelie

Rire

La Petite Mort, de Davy Mourier. Où l’on trouve de l’humoir noir tout mignonnet

12 septembre 2013
La Petite Mort

Dans la vie, je suis bon public. Sans atteindre un taux de débilité extrême, mon humour est pratiquement sans limite. C’est très pratique en société pour s’intégrer. Et également hyper utile pour faire croire à un gars qui fait une mauvaise blague qu’il est le roi du stand-up. L’humour est ma came, mes pointes de délire sont mes rayons de soleil quotidiens. Parfois, mes barres de rire sont tellement puissantes que je finis par me demander comment je n’ai pas encore réussi à me coincer les zygomatiques de façon irréversible.
Mais là n’est pas le sujet. Le sujet, c’est cette bande-dessinée de l’excellent Davy Mourier, un monsieur que j’ai déjà vu plein de fois dans les vidéos du collectif Golden Moustache (auxquelles je suis accro). J’ignorais tout de l’existence de La Petite Mort jusqu’à ce qu’une Madmoizelle fasse une interview de Davy à l’occasion de la sortie officielle de la BD. (si vous cliquez sur les liens ci-dessus, s’il vous plaît revenez par ici parce que j’ai pas fini, en fait.)

 

Pourquoi lire La petite Mort ?

1. Parce que c’est de l’humour noir, voilà. Je suis consciente que beaucoup n’aiment pas ce type de rigolade, mais il faut savoir que Davy Mourier a le trait de crayon mignon et qu’il est donc impossible de se laisser gagner par un air atterré.
C’est l’histoire de Maman Mort et de Papa Mort qui ont eu un fils, la Petite Mort. Celui-ci est envoyé par ses parents à l’école des humains pour apprendre à mieux connaître les gens qu’il va faucher quand il sera grand. Sauf que la Petite Mort, lui, a une autre ambition. Bah oui, il veut devenir fleuriste. Normal, non ? Euh, non. Sur le dos, la Petite Mort a un cartable rose Hello Kittu (coucou). Dans sa classe, son seul copain est un camarade de classe atteint d’une leucémie. Il est amoureux d’une gamine qui ne veut pas de lui, aussi. Et à la maison, quand il s’ennuie, sa mère l’encourage à aller faucher des vieux. Why not, hein.
Le tout est dessiné dans un style tellement choupi-trognon qu’on en ferait bien un poster (mais c’est également tout à fait lisible pour les garçons).

2. Parce que c’est décalé, affolant et trop-marrant. Cette bande-dessinée n’est pas comme les autres, non. En plus des vignettes classiques, on y voit de fausses publicités, un album de photos rigolo, des planches relatant les petites histoires de personnages secondaires… Davy Mourier a préféré donner dans la variété. Et il a eu raison.

3. Parce que la réalité y est augmentée. Je m’explique : si vous êtes armé-e-s d’un smartphone, vous pouvez scanner les pages comportant un pictogramme et vous verrez apparaître des vidéos explicatives (style making-of) et même un jeu vidéo (que je n’ai pas encore testé, certes).

Pourquoi je vous le recommande ?

Comme je le disais plus haut, c’est drôle, c’est frais… c’est noir comme le café. Moi, j’aime parce que ça décrasse. On relativise les choses – les plus moches et les plus tristes – dans l’humour et ça, c’est vraiment archi-chouette.
Davy Mourier a donné naissance à la Petite Mort lorsque son père a subi un infarctus (mais aujourd’hui il va bien, nous assure Davy dans son mot de la fin). Il a donc imaginé le « visage » de la Faucheuse qui viendrait chercher son papa, l’heure venue. La Petite Mort, c’est un peu son personnage-catharsis, celui qui lui a permis de se purifier de sa peur de la perte. (en tout cas, c’est ainsi que je l’ai compris)
Du coup, la bande-dessinée fait sourire et même – parfois – éclater de rire à fond les ballons. Parce que les personnages ont cette petite touche ridicule si caractéristique de l’humour noir. En 96 pages, on se sent planer un peu. Et notons aussi la contribution des amis de Davy Mourier, comme, entre autres, Bérengère Krief, Monsieur Poulpe, Alexandre Astier ou Kyan Khojandi. Rien qu’eux. Maintenant je n’ai plus qu’à me la faire dédicacer (il y a une page spéciale pour ça), mais je ne sais vraiment pas comment faire, là. Vous avez une idée ? :’)

ophelie

Aimer Rire

Comment se remonter le moral grâce au Journal de Bridget Jones, d’Helen Fielding

21 juillet 2013
Le Journal de Bridget Jones

J’ai le moral en berne. En chute libre. Dans les sandales.
Et tout cela à cause d’un garçon dont je me suis entichée comme une débutante. Un ignoble garçon qui – cela va de soi – a pris la poudre d’escampette il y a des mois sans laisser d’indices, tel un prestidigitateur en goguette parti faire le tour du monde à dos de chameau (ce qui ressemble bien au personnage, en fait).
J’ai beau avoir demandé conseil à mon entourage, rien à faire. Personne n’avait de remède miracle à proposer pour m’aider à faire le deuil de cette relation bizarre. Je ne savais plus comment me dépatouiller de cette douleur-guimauve collée à mon coeur, façon vieux chewing-gum ramolli par le soleil se scotchant sous une basket.
Puis, alors que j’errais dans mon appartement d’un air hagard, avec l’air de la fille qui a perdu de vue son moi profond, mon regard s’est arrêté sur l’exemplaire du Journal de Bridget Jones qui traînait sur mes étagères. En l’apercevant, j’ai cru entendre ma mère en toile de fond, cette phrase indigeste qu’elle me répète chaque fois que je lui rends visite et qu’elle martèle d’une voix goguenarde (tout en louchant sur mes rondeurs acquises depuis ladite fausse-rupture) : « Arrête donc de faire ta Bridget, ma chérie ! Ressaisis-toi un peu, ce n’est pas comme ça que tu trouveras un copain ! ».
Ni une, ni deux, j’ai empoigné le livre. Parce que, justement, contrairement à ce que pense ma chère mère, j’ai pensé que seule Bridget serait apte à m’apporter de vraies réponses.

 

Pourquoi lire Le journal de Bridget Jones ?

(surtout quand on est célibataire et fatiguée par le fait d’être déprimée)

1. Parce que Bridget est celle qui sait. Oui, vous avez déjà vu le film. Et alors ? Le livre n’a (presque) rien à voir. Vous débutez la lecture de chaque jour par un comptage de calories, de cigarettes et de verres d’alcool en bonne et due forme, qui sont autant d’éléments témoins d’une vie en solitaire passée à fixer le plafond tout en se demandant « Pourquoi pas moi ? ».
Comme vous, Bridget n’a plus la foi. Et lire les propos d’une fille qui doute fortement de son sex-appeal, ça rassure. Des lustres qu’elle n’a pas vu le loup. Des mois qu’elle fantasme béatement sur son patron. Des jours qu’elle tente vainement de se draper dans sa dignité en jouant à la femme froide et indifférente. Sans oublier les années pendant lesquelles sa mère n’a de cesse de la considérer comme une vieille fille sur le déclin.

2. Ce livre séduit par sa composition immensément riche en grandes phrases porteuses de vérité sur, en vrac : les longues soirées d’été passées à bougonner seule chez soi pendant que le reste du monde s’amuse à un barbecue ; les comportements décevants de vos amis qui passent subitement du côté obscur de la barrière (au pays de l’amour brillant) ; les bonnes résolutions qu’on ne tient jamais en ce qui concerne la bouffe et la gym ; les repas de couples où vous réalisez que, finalement, vous n’êtes pas si mal lotie ; les plans sur la comète pour récupérer un enfoiré affectif, etc. On se régale !

3. Certaines scènes sont différentes de celles du film. Le bouquin nous présente une Bridget qui pèse moins lourd (N.B. : j’ai plus de kilos qu’elle alors qu’elle mange comme quatre et pas moi) et qui est d’une perspicacité étonnante pour une fille que l’on observe un peu gourde à l’écran. Quant à sa mère, c’est une véritable tornade que l’on a littéralement envie de cogner (et ce trait apparaît moins forcé chez le personnage du film). Évidemment, je ne vous livrerai aucune révélation sur les scènes-clés avec Daniel Cleaver et Marc Darcy ;’)

 

Pourquoi je vous le recommande ?

(quand vous êtes au fond du trou)

Je n’en ai fait qu’une bouchée. Ce qui s’explique pour deux raisons :
– Hormis mon pseudo-chagrin d’amour, je me suis retrouvée subitement dépourvue de ma dernière amie célibataire, celle-ci m’ayant annoncé qu’elle sortait enfin avec l’homme de ses rêves (me forçant par-là même à lui dire « j’suis-trop-heureuse-pour-toi » en ravalant mes larmes d’amertume de joie).
– Les seuls SMS/MMS que je reçois sont ceux de ma mère partie se la couler douce au Portugal, ainsi que ceux de mes amis de la fac partis sans moi faire du camping en Vendée.
Résultat : je me sens comme un chaton galeux abandonné sur le bord de la route.

Donc, l’espace de quelques soirées, Bridget a été une véritable amie.
En bonne copine de papier qu’elle est, elle n’hésite pas à vous avouer combien elle se sent seule et moche : pourquoi personne ne prend jamais de ses nouvelles ? Pourquoi sa mère arrive-t-elle à ferrer les hommes et pas elle ? Pourquoi se jette-t-elle autant sur la bouffe pour compenser ?
Au-delà des problèmes d’amûr, Bridget reconnaît s’enrouler dans une spirale et se complaire dans un comportement-type d’indécrottable célibataire. Car préférer passer son samedi soir à regarder ses émissions préférées plutôt que d’aller « chasser » entre copines (s’il en reste…), c’est déjà mettre un pied dans le fossé de la solitude éternelle. Mais après lecture, j’ai changé d’avis. Et alors ? Chacun sa façon de surmonter sa traversée du désert !

Ce qui m’a vraiment fait du bien au moral, c’est surtout l’avalanche de clins d’oeil disséminés dans les pages, où je me suis reconnue au quotidien, prouvant ainsi que je ne suis pas la seule :
Bridget aussi perd pied. Bridget aussi collectionne les enfoirés affectifs alors que les gentils garçons, elle leur passe à côté. Sans compter les appels intempestifs aux copines qu’elle fait suer et les achats de fringues inconsidérés.
Alors à Bridget : MERCI. Car grâce à toi, je peux enfin déculpabiliser.

ophelie

Réfléchir Rire

Je ne me souviens de rien et autres réminiscences, de Nora Ephron. L’une de mes plus belles rencontres

29 avril 2013
Je ne me souviens de rien

C’était il y a quelques semaines. Un achat irraisonné comme je suis capable d’en faire lorsque j’ai le moral en miettes. Le livre était là, posé sur une étagère du dessous, avec ses petits copains aux titres irrésistibles. J’étais dans un centre culturel appartenant à une grande chaîne dont je tairais le nom. Normalement, je ne dépense jamais mon argent dans ces endroits-là : j’ai une éthique, vous savez.
Pourtant, le format proposé par la maison d’édition Baker Street (que je ne connaissais pas, soi-dit en passant) m’a plu d’emblée : couleur mate, couverture épurée et… couleur flashy. Et je n’ai pas pu résister à la seule illustration figurant sur la couverture… une machine à écrire. Oui. Comme dans Populaire.
Il fallait que je m’empare de ce livre.

Pourquoi lire Je ne me souviens de rien ?

Il faut déjà savoir qui est Nora Ephron. Elle est la génialissime scénariste des films à succès Quand Harry rencontre Sally, Nuits blanches à Seattle ou Vous avez un mess@ge. Scénariste donc, mais aussi réalisatrice et productrice. Autant de talents réunis en une seule personne, c’est trop injuste.
Nora a quitté ce monde à l’été 2012, alors qu’elle n’avait que 71 ans. Dans ce livre, elle a compilé de petits textes sur des événements et des choses qui ont marqué sa vie. Le tout sans lâcher le style humoristique qui la caractérise si bien.

 

Pourquoi je vous le recommande ?

(Pour les habitué-e-s du blog, vous remarquerez que je passe directement à mon avis personnel. C’est parce que ce livre ne mérite pas qu’on en souligne les points forts : il est un point fort à lui tout seul ! Parlons-en avec le cœur.)
Ma rencontre avec ce livre – et avec Nora – s’est faite par le plus grand des hasards. Même après de nombreuses hésitations, ma petite main innocente l’a conservé jusqu’à la caisse. Et bien m’en as pris !
Une fois au lit le soir venu (sans ma tisane)(je ne bois plus de tisane)(la cuisine se trouvait trop loin de moi en fait), je me retrouvais pourtant quelque peu stupéfaite : l’auteure réservait à son lecteur de mini-textes au ton sucré, le tout dans un format patchwork qui a eu le mérite de me désorienter pendant deux « chapitres ».
Puis… vint le moment intense de la séduction.
Notons que mon attrait pour ce bouquin tenait sûrement au fait que je fasse partie du métier (à mon niveau, cela dit. Je n’ai encore jamais mis à pied aux USA, et encore moins à Hollywood)(oh monde cruel).
Le livre commence donc à l’envers. Nora évoque tout d’abord sa vieillesse, inexorable, incontrôlable, une chose cruelle lui ôtant ses plus beaux souvenirs. Diantre ! « Serait-ce là une autobiographie ? » me demandai-je du fin fond de mon matelas.
Mais que nenni ! Autres pages, autres images. Nora me catapulte brusquement dans une autre époque : celle de ses débuts dans le journalisme, un métier duquel elle est tombée éperdument amoureuse, livrant une bataille de tous les jours contre la suprématie des hommes dans le milieu. Là, j’y trouvais mon compte.

 

En une vingtaine de textes, Nora partage de petits aspects de sa vie. On se prend à l’envier (elle a connu tant de titans du showbiz !), à l’admirer (elle a su égaler les plus grandes plumes journalistiques) et à l’adorer (grâce à elle, jamais nous n’aurions connu la comédie romantique telle qu’elle est aujourd’hui).
Pas à pas, nous l’accompagnons au fil des pages, découvrant ce qui a fait d’elle une si belle et grande personne. L’intrusion dans sa vie se pratique à fond, jusqu’à pénétrer dans ses affres sentimentales et sa sphère familiale. Le tout sans même tremper le doigt dans le kitsch, le lourd et l’imbuvable.
Pour moi, Nora est devenue une amie de papier. Le genre d’amie qui ressemble à une femme âgée, celle qui vous sert thé et caramels mous au coin du feu en vous expliquant comment elle a vécu l’arrivée d’Internet. Celle avec qui vous riez de ses aventures avec les hommes tout en confectionnant des cupcakes. Celle qui vous confie d’une voix basse ce qui lui manquerait lorsqu’elle quitterait ce monde…
Une belle rencontre littéraire.

ophelie

Aimer Rire

Demain j’arrête, de Gilles Legardinier. Ou les techniques d’approche d’une amoureuse gratinée

8 avril 2013
Demain j'arrete

Dans la lignée des choses les plus folles que j’ai faites pour quelqu’un, je pense que je peux ajouter mon acharnement de la semaine dernière. Une expérience enrichissante (mais dont j’aurais pu me passer) où j’ai tenté d’attirer dans mes filets un beau brun croisé dans le cadre de mon travail. Qu’il était mignon, avec sa barbe épaisse de trois jours, ses larges épaules et son air sérieux au bureau ! J’en étais baba. Puisque je disposais de peu de jours pour faire sa connaissance, je tentais le tout pour le tout : je l’ai accablé d’invitations en tous genres à chaque fin de journée. Bien mal m’en a pris ! Une fois sur deux, j’ai essuyé  des refus significatifs (j’aurais dû considérer avec un peu plus de sérieux le bracelet brésilien attaché à son joli poignet poilu)(un cadeau féminin, sans doute. Hum ?)
Bref, c’est ce qu’on appelle un râteau. Mon sex-appeal semble avoir pris un coup de marteau en pleine face. Le genre de choc qui vous fait prendre conscience que vous n’auriez pas dû trop forcer sur la junk food ces derniers mois. Mais passons. Pourquoi je vous en parle ? Vous allez comprendre en lisant la suite…

 

Pourquoi lire Demain j’arrête ?

1. Parce que c’est une excellente comédie, du genre à vous arracher vos zygomatiques en à peine quelques pages. Une histoire partie de cette drôle de question : « Quelle est la chose la plus stupide que vous ayez faite dans votre vie ? ». Pour Julie, une jeune banquière de 28 ans, la réponse se commente longuement tant elle cumule bourde sur bourde, faisant preuve d’une créativité toute particulière dans la moindre de ses bêtises.
Sa maladresse légendaire la tourne au ridicule le jour où, obsédée par l’envie irrépressible de découvrir l’identité de son nouveau voisin, elle se coince la main dans la boîte aux lettres de celui-ci en voulant explorer ses courriers.
Pas de bol, c’est là que le charmant garçon fait son entrée dans l’immeuble, la trouvant en bien mauvaise posture. De là naîtra une romance étonnante puisque Julie sera prête à tout pour séduire Ricardo (oui… vous avez bien lu… Ricardo), quitte à solliciter tous ses amis pour faire les plus grosses idioties du monde. Hallucinant.

2. Ne croyez pas lire de la chick lit’ ici. C’est de la pure comédie. Un ton, un phrasé qui vous fait hurler de rire à tous les coups. Gilles Legardinier aurait dû être humoriste tant c’est bon ! On s’entend rire comme une hyène dopée au gaz hilarant. (ce qui a failli me faire m’étouffer telle une mamie ayant avalé son dentier)
Un livre à conseiller à ceux qui tirent une tronche de 20 kilomètres de long un jour de grève des transports.

3. Parce que Julie, c’est nous. Dans sa façon de manigancer une mise en scène, par exemple. Un truc typiquement féminin. Du style… démolir volontairement un truc pour appeler le mâle au secours l’air-de-rien. Ranger précipitamment son appart’ bordélique avant l’opération. Cacher son doudou dans son tiroir à soutifs. Mettre en avant les disques de jazz et dissimuler ceux de ses boys bands préférés. Penser à lui du soir au matin et du matin au soir. Connaître son emploi du temps par coeur. Surveiller consciencieusement ses allées et venues. Etc.
Gilles Legardinier doit être une femme. Autrement, c’est pas possible. Quelqu’un a dû lui vendre la mèche sur nos techniques de manipulation en matière de séduction. Qui ? QUI ?

 

Pourquoi je vous le recommande ?

Je crois déjà en avoir trop dit dans les paragraphes précédents, mais c’est pas grave. Le tout, c’est d’éviter un maximum le spoil (et vous en trouverez beaucoup sur le net, parce que le livre a été encensé à tout va).
De toute façon, je m’interdis de spoiler tant ce livre est une petite pépite que vous devez absolument découvrir, un coup de coeur littéraire qui m’a remise sur les rails en à peine deux jours. (ça y est, le prochain brun que je rencontre, je le flique jusqu’à son appartement, moi aussi) De l’humour sur fond d’histoire d’amour, que demande le peuple ? (quant à l’histoire du chat affublé d’un chapeau péruvien, c’est top secret)
C’est fluide, c’est bien pensé, c’est tellement… tellement représentatif de l’attitude de certaines femmes amoureuses ! (peut-être pas toutes – mais moi, en amour, je fais partie de la section « cinglée » de notre genre et je l’assume pleinement). Sourire aux lèvres, j’opinais du chef chaque fois que j’y reconnaissais un sentiment : la frustration de ne pas le voir, l’impression qu’il s’en fout, la façon dont on peut collecter des infos dans son dos, être trahie par ses propres expressions…
Une lecture fabuleusement drôle, un véritable clin d’oeil à toutes celles qui galèrent pour faire le premier pas, et aussi à celles qui tentent par tous les moyens de faire comprendre qu’elles sont intéressées…

NB : Le titre est disponible en livre de poche, une bonne raison de se jeter dessus !