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Aimer Glousser

Une vie de rêve, de Marian Keyes. Ou quand trois femmes frôlent la crise de nerfs lorsqu’arrive le prince charmant

17 décembre 2013

Pour être heureux, cultivons notre jardin, dixit Voltaire en conclusion de Candide. Pourtant, si l’humain cultive quelque chose, c’est surtout sa propension à croire que l’herbe est plus verte chez le voisin. Elle y semble toujours plus grasse, plus flamboyante. Mais comment fait-il ? Même les trèfles à quatre feuilles y sont plus nombreux !

Moi, ma vie de célib’ s’apparente plutôt à une prairie. C’est grand, une prairie. Bien plus qu’un jardin. On y trouve beaucoup d’opportunités de carrière/voyages dans les herbes folles et les rencontres amicales se font au beau milieu des fleurs des champs. Les soirées arrosées sont pleines de drôles d’oiseaux et les amourettes se perdent dans les bourrasques de vent.

Dernièrement, j’ai tenté d’y faire un potager dans un coin, histoire de me mettre à cultiver un début de jardin, moi aussi (parce que c’est bien beau les prairies, mais personne ne s’y arrête vraiment pour s’installer confortablement et boire un coup). Comme je n’ai pas vraiment la main verte, j’avais mis à contribution un séduisant mâle qui paraissait content à l’idée de gambader librement dans ma vie-prairie.

Hélas, il s’avère que le jeune homme ne m’avait raconté que des salades puisque, prenant peur devant l’ampleur de la tâche (dur-dur de rouler une pelle), il est vite retourné dans le jardin d’où il provenait à l’origine : celui de son ex-copine. Bien que ce jardin-là ne pouvait lui offrir qu’une perspective de bonheur basique (à base de projet de bébé qui naît dans les choux), c’est là-bas qu’il a décidé d’aller bêcher, me laissant pour tout outil… un râteau. Peut-être que l’idée de planter des carottes dans un nouveau terrain l’avait effrayé, ou alors il n’a pas su apprécier à sa juste valeur la rondeur de mes tomates… (hoho !).

Toujours est-il que, suite à sa démission, j’ai abandonné mon potager à son triste sort pour continuer à explorer ma prairie en solitaire. En général, c’est après ce type de déception que je me mets à lorgner sur le jardin de mes copines, cette question au bout des lèvres : pourquoi le soleil brille-t-il plus fort dans leurs vies ?
La jalousie est un défaut récurrent chez tout être humain, et encore plus chez les femmes, il faut le dire. Le bonheur scintillant de nos amies nous renvoie inévitablement à nos échecs, notre impression d’avoir loupé un truc, comme si nous avions fait une erreur d’appréciation et planté nos légumes sur le mauvais terrain depuis le début. C’est clairement cette impression qu’ont les trois héroïnes de Une vie de rêve, d’ailleurs.

Pourquoi lire Une vie de rêve ?

1. Parce que c’est une croustillante histoire de chassés-croisés amoureux.
Tout commence avec la rédactrice en chef d’un magazine féminin de Londres, Lisa. Convoquée par ses supérieurs en vue d’une promotion, l’arrogante jeune femme, qui s’attend à être promue dans un magazine ultra-réputé de New York, se retrouve envoyée à Dublin pour lancer une revue féminine chic et sexy nommée Colleen.
Pour Lisa, c’est la mort. Adieu la vie qu’elle avait tant rêvée ! Elle se voit obligée de déménager dans un pays qu’elle abhorre, forcée de vivre dans une capitale qui lui semble bien loin de l’ambiance « branchée » londonienne. Là-bas, on lui confie une équipe réduite et un chouïa bizarre avec, pour adjointe, une dénommée Ashling, qu’elle considère comme totalement has-been.
En vérité, Ashling ne souhaite rien de plus que de vivre un conte de fées comme celui de sa copine Clodagh avec le combo maison/mari/enfants. Alors que Clodagh, elle, rêve de vivre comme elle l’entend, un peu à la manière d’Ashling.
Forcément, un jour, ça va swinguer ! Avec l’arrivée du « prince charmant », chacune va tenter de tirer la couverture à soi. Entre jalousies, tensions et prises de bec, l’atmosphère promet d’être électrique. Reste à savoir comment elles parviendront à tenir debout.

2. Parce que les personnages y frôlent la crise de nerfs et beaucoup se sentent vidés de leur substance. Certains flirtent avec la dépression nerveuse ou finissent même par tomber dedans ! Chacun y va de son petit côté névrosé et, quelque part, c’est drôle, d’autant plus que ça les rend tous très attachants.
Ainsi, Ashling ne peut pas partir en soirée sans avoir tiré les cartes au tarot, Lisa se rassure à force de soins et de fringues à des prix outrageux et Clodagh supporte bien mal ses enfants. (et encore, je caricature) Ces héroïnes sont imparfaites et on aime ça. Beaucoup-beaucoup.

3. Parce que si vous vous êtes toujours demandé comment ça se passe dans les coulisses d’un mensuel féminin, vous en aurez un aperçu plutôt convaincant. Je crois que l’auteure a voulu dénoncer les travers de journalistes qui profitent allègrement de leur statut pour bénéficier de cadeaux et services gratis. C’est toujours intéressant à lire d’un point de vue sociologique, non ?

Pourquoi je vous le recommande ?

Aaah, Marian Keyes. Beaucoup vous le diront, cette auteure est une valeur sûre.
Après Le club de la dernière chance, que j’ai beaucoup apprécié, j’ai suivi le conseil de ma chère blogo-copine Atalanta une fois de plus en me jetant sur ce titre. J’y étais tellement accro que je l’ai embarqué pendant mon week-end à Birmingham (en Angleterre) où il a été ballotté sans ménagement. (j’ai d’ailleurs tenté de le chercher en VO mais j’ai vite abandonné, toute obnubilée que j’étais par les boutiques du mall en centre-ville).
Une vie de rêve, donc, c’est un peu un roman-coup de foudre. Il fait l’effet d’un paquet de Kinder Schokobons que l’ont reçoit à Noël : quand on l’ouvre, on sait qu’on va déguster de la bonne came. Le tout, c’est de savoir si on sera capable de ne pas le liquider trop vite.
L’intrigue tient bien en place. On peut tenter de deviner qui finira avec qui, bien sûr, mais Marian Keyes a le chic pour nous flouer sur certains « destins amoureux ». Et ce qui me plaît le plus, c’est cette manie qu’elle a de mettre systématiquement un ver dans la pomme. (parce qu’il y a toujours quelque chose de pourri au royaume de Marian Keyes !)
Dans Une vie de rêve, les apparences sont trompeuses, certes, mais les personnages fallacieux ne sont pas forcément ceux que l’on croit… Bon, et sinon, quelqu’un sait si les bouquins de cette auteure ont été adaptés à l’écran ?

ophelie

Aimer Glousser

La plus belle histoire d’amour, de Lucy Robinson. Ou les huit rencards foireux d’une célibataire frappa-dingue

7 novembre 2013

Dans la longue liste de mes rendez-vous galants, j’ai connu un certain nombre de ratés. Le plus marquant date de l’époque où, venant tout juste d’arrêter de consommer du « sans lendemain », je m’étais engagée solennellement à trouver l’homme-de-mes-rêves. Le tri sur les sites de rencontres me fatiguant au plus haut point, j’avais opté assez rapidement pour une rencontre in-real-life avec un garçon plutôt gentil avec lequel je parlais beaucoup de cinéma. Je m’étais rendue à ce rendez-vous avec désinvolture mais pas trop, habillée mais pas trop et maquillée mais pas trop. Et, dans le cas où ça se passerait mal, j’avais mis au point une stratégie infaillible qui consiste à donner rendez-vous à 22h en pleine semaine, de façon à m’éclipser au bout d’une heure sous prétexte que « j’ai-de-la-route-pour-rentrer-et-je-travaille-demain ». Astucieux, non ?
Il était donc 22h et j’étais en avance, plus fébrile que prévu. J’avais placé quelques espoirs dans cette rencontre qui marquait résolument mon entrée dans un nouveau cycle de drague, plus sage et raisonné. Mais quand le gentil garçon est arrivé, j’ai été littéralement saisie… de stupéfaction. Car la vie avait joué un sale tour à ce pauvre homme. Son faciès, déformé par une malformation du crâne, avait le plus grand défaut de symétrie que j’ai jamais vu : un oeil plus bas que l’autre.
Je sais que j’aurais dû m’en apercevoir sur ses photos de profil. Mais, devinez. Il s’était arrangé pour présenter soit son profil droit, soit son profil gauche (je salue ici sa technique, passée inaperçue).
Ce fut donc l’une des heures les plus longues de ma vie, pendant laquelle j’ai osé raconter des choses invraisemblables pour le décourager (« je suis sur ce site pour me faire de nouveaux amis ») et agir comme une goujate (« ah, les roses, moi, je déteste ça ! Si-si, je t’assure ! » lorsqu’un Pakistanais nous a proposé son bouquet). Cela n’empêche qu’il s’est comporté comme un gentleman… ce qui n’est pas toujours le cas.
L’héroïne du livre La plus belle histoire d’amour, elle, en connaît d’ailleurs un rayon côté rencontres virtuelles foireuses. Très large, le rayon.

Pourquoi lire La plus belle histoire d’amour ?

1. Parce que c’est un livre au récit digne des plus belles comédies romantiques comme on en tourne au cinéma.
A 25 ans, Fran est sous-fifre dans le monde du journalisme télévisuel. C’est lors d’un reportage au Kosovo qu’elle rencontre Michael, un joli jeune homme qui ne tarde pas à tomber amoureux d’elle. Quelques années plus tard, alors que sa propre carrière décolle et qu’elle pense que Michael s’apprête à lui demander sa main, ce dernier réclame un break.
Hurlant à la mort du fond de son lit, Fran n’arrive pas à admettre que c’est fini. N’en pouvant plus de son état déplorable, ses amis décident de mettre au point un plan sensé être « infaillible » pour qu’elle puisse récupérer Michael. Ils la poussent alors à s’inscrire sur un site internet de rencontres et l’obligent à se rendre à huit rencards… absolument catastrophiques !
Et comme Fran est un peu frappa-dingue (et maso), elle se met aussi en tête d’espionner la nouvelle copine de son ex afin d’en savoir plus sur eux. Dans ces conditions, pas facile d’être au top au bureau, surtout quand on a le coeur en miettes, une drôle de mère à gérer, un chat irascible, une amie slave vivant planquée dans sa remise et une légère addiction au gin. Pour s’en sortir, Fran sera contrainte d’ouvrir enfin les yeux…
2. Pour la réalité des conversations virtuelles. C’est fou comme on s’y croirait ! Habituée-s des sites de rencontres, vous vous y reconnaîtrez absolument. Entre celui qui fait des mauvaises blagues sur votre présentation, celui qui cherche un plan c** parce qu’il trouve que vous avez un regard de coquine et celui qui semble charmant sur le papier mais terriblement vulgaire dans la réalité…
Lucy Robinson dresse un portrait véritablement « ravissant » de nos correspondants virtuels. Pas étonnant, d’ailleurs, puisqu’elle tenait un blog où elle racontait ses multiples rencards internet.
Rien ne vaut l’expérience…
3. Pour la richesse des péripéties de Fran. J’ai rarement lu une histoire aux rebondissements aussi bien fournis en sentiments, en détails et en drôleries (oui parce que les situations sont d’un cocasse… ! On se gausse, mes amies, on se gausse !). Fran est le genre de fille que l’on traite de « grande folle » ou de « vieille branche », je vous laisse donc saisir le grand potentiel humoristique du personnage. Et le meilleur reste les récits de ses rencards (les chapitres sont même rangés selon l’ordre de ses rendez-vous), hourdés de passages délicieusement truculents !

Pourquoi je vous le recommande ?

Avez-vous déjà eu cette envie si particulière, celle qui consiste à se lover dans votre canapé, les pieds enroulés maladroitement dans un plaid pelucheux et un bouquin sous les yeux en attendant que votre tasse de thé brûlante ne le soit plus ? (ô caricature, quand tu me tiens !)
Sachez donc que lire La plus belle histoire d’amour fait partie de ces livres légers que l’on déguste façon « longue soirée d’hiver », surtout lorsque vous en avez assez d’ingurgiter de la série télé.
Comme vous le savez peut-être déjà, je suis très attachée aux petites histoires qui relatent les premiers instants de célibat dans la vie d’une fille qui n’a connu que l’amour-véritable-mais-en-fait-non. Et concernant Fran, je me suis délectée avec beaucoup de plaisir de ses pensées abracadabrantes.
Conclusion : je pense que La plus belle histoire d’amour plaira à toutes les filles qui ont déjà tenté de récupérer leur ex petit-ami… (sommes-nous nombreuses dans la salle ?)
Et un gros merci à ma copine Isa pour m’avoir conseillé ce titre 🙂

ophelie

Aimer Glousser

Le club de la dernière chance, de Marian Keyes. Ou lorsqu’un malade demande à ses amies de tout changer

10 octobre 2013

Aujourd’hui, parlons d’amour… et d’amitié. Toute personne accro aux séries télévisées en est plus que consciente : l’amitié, c’est carrément-trop-hyper important. Je ne vous apprends rien, évidemment.

Ces temps-ci, je fais la couch-potatoe devant New Girl (avec Zooey Deschanel, dont je sur-adore le look rétro) et je redécouvre les saisons de How I Met Your Mother (car je suis fan des techniques de drague de Barney Stinson)(un jour j’ai discuté sur un site de rencontre avec son sosie). Donc, depuis quelques temps, je me prends à rêver d’une colocation bruyante et houleuse avec des amis loufoques.
Ce soudain désir est drôlement ironique puisque, à l’heure actuelle, je procède à un grand ménage affectif dans mes relations amicales. J’ai réalisé ce que j’appelle du « tri par le vide ». Et ça fait un bien fou. M’entourer uniquement de l’essentiel m’a donné l’impression d’avancer dans le bon sens. Et, désormais, j’ai de la place pour de nouvelles affections (+ amoureuses aussi, HINHIN).
Pourquoi une telle entrée en matière ? Eh bien, même si j’affine les contours de ma sphère sociale, j’avoue  aimer bouquiner les histoires d’amitiés à la fois tendres, véritables et totalement barrées. Et quand mes sujets préférés s’en mêlent (l’amour / le célibat), c’est encore mieux.
La club de la dernière chance est, justement, le genre de livre à réunir ces éléments. Cette petite découverte m’a assuré des heures de lecture plaisantes et douillettes (et je la dois à ma blogo-copine, Atalanta ;’) (coucou !))

Pourquoi lire Le club de la dernière chance ?

1. Parce que ce bouquin traite de problématiques amicales et amoureuses tout à fait actuelles. C’est l’histoire d’un trio d’amis qui, après avoir grandi ensemble en Irlande, migrent à Londres pour devenir de vrais adultes avec de vrais boulots. Ils ont la trentaine. Ils sont drôles et attachants. Tara travaille dans une boîte d’informatique, complexe sur sa taille 42 et s’aveugle dans une relation déséquilibrée avec un sale type égoïste et radin. Katherine bosse dans une boîte de publicité, revendique férocement son célibat et s’obstine à verrouiller son coeur depuis qu’un gros connard l’a prise pour une idiote de première catégorie. Fintan, lui, connaît une fulgurante carrière dans le milieu de la mode et, des trois, est le seul à goûter au doux bonheur d’une vie de couple sans nuage avec Sandro, son amoureux italien.
Le drame survient lorsque les filles apprennent que Fintan est tombé gravement malade. Profitant de ce mauvais tour de la vie, il leur somme d’en profiter à sa place en agissant avant qu’il ne soit trop tard : Katherine devra faire fondre sa solide carapace de glace tandis que Tara devra reprendre sa vie en main.
Débute alors, pour les deux filles, une lourde période de remise en question…
2. Parce que la leçon de vie est… immense. Jusqu’où seriez-vous prêt-e à aller pour un ami ? Est-ce que vous seriez capable de vous remettre en question après qu’il vous ait révélé vos « quatre vérités » ? Seriez-vous prêt-e à changer de vie s’il vous le demandait expressément ? (ces questions fonctionnent aussi avec « unE amiE »)
3. Car l’auteur sait aborder un sujet lourd et tragique (la maladie, donc) avec suffisamment de recul et de tact pour nous éviter de vider la boîte à mouchoirs. Avec Marian Keyes, on ne dramatise pas. L’idée n’est pas de faire pleurer dans la chaumière, ouf. La maladie est là, certes, mais les deux autres personnages comptent aussi. La place donnée à leur histoire est tout aussi importante, mais l’auteur veille au grain : jamais, Ô grand jamais, Katherine et Tara ne mettront de côté leur affection et leur attention pour Fintan. Ce ne devait pas être un exercice très facile… *chapeau bas* Malgré tout, cela reste l’histoire d’une belle amitié.

Pourquoi je vous le recommande ?

Ce livre a été dévoré en deux jours. DEUX JOURS ! Merveilleux. J’aurais voulu boire chocolat chaud sur chocolat chaud en grignotant du bout des lèvres du marshmallow pendant toute la durée de ma lecture.
J’ai beaucoup apprécié l’alternance des histoires qui nous bousculent au fil des pages. Les bonds dans le temps sont maîtrisés, les sentiments de nos deux héroïnes sont criants de vérité. Quand Tara s’écrase face aux exigences déplacées de son détestable petit-ami, on grogne. Je me suis sentie frustrée de ne pas lui crier de se rebeller. (« Et en plus, j’suis sûre qu’il est moche ! » a-t-on envie de hurler. « T’exagères, tu vaux bien mieux ! ») Quand Katherine repousse les avances d’un mec super sexy et – visiblement – prometteur, on râle. La frustration nous prend comme une envie de se gratter quand on n’en a pas le droit.
Bref, on se prend d’amitié pour ces deux trentenaires peu douées en amour et, en parallèle, on se prend à vouloir leur donner des leçons. Et ça démange énormément.
Et, bien que ce roman s’apparente à de la chick lit’, je tiens à lui décerner le label « Qualité ++ » (j’ai inventé ce label à l’instant)(d’ailleurs ce n’est pas bête, ça me permettrait de classer mes lectures)(Hum. Nan.) Même si on pense deviner ce qui va advenir de nos personnages, Marian Keyes garde le meilleur pour la fin. Elle sait surprendre. Et c’est plaisant. Du coup, j’ai adoré.
Si vous aussi, vous gâchez votre vie en vain parce que vous pensez appartenir au « Club de la dernière chance », je pense que cette lecture vous fera le plus grand bien :’)

ophelie

Glousser Réfléchir

Pourquoi les hommes adorent les chieuses, de Sherry Argov. Ou le guide qui apprend aux filles gentilles à ne plus se comporter en paillassons

2 octobre 2013

En matière d’amour, mes notes n’ont que rarement dépassé le zéro pointé. Je sais que c’est ma faute. En grande partie. Car je devrais en connaître les règles sur le bout des doigts. Car je suis censée remplir au moins trois feuilles de brouillon pour faire le point sur mes échecs. Car je suis consciente des phrases à ne pas dire et des choses à ne pas faire pour grappiller des points faciles. Et, en plus, à la relecture, je sais prendre suffisamment de recul pour me corriger dans les marges avec mon stylo Bim (comme « Bim ! T’es largué »).
Pourtant, c’est fou. En amour, je m’obstine toujours à rendre copie blanche. Peut-être que c’est parce que je n’aime pas mon prof (que mes camarades de classe surnomment Disney l’Idéaliste) ou peut-être que c’est la faute à la société qui m’empêche de bien faire mes devoirs à la maison (ce n’est pas de ma faute si les garçons préfèrent jouer à Attrape-moi-si-tu-peux plutôt qu’à Viens-on-va-fonder-des-projets).
Il faut dire que je ne suis pas la seule à être une quiche en amour. Nous sommes si nombreuses à être trop gentilles, à se laisser marcher sur la couenne, à adopter la posture de la carpette de salle de bain. Mais heureusement pour nous, j’ai trouvé un manuel d’utilisation super utile. De quoi nous faire des anti-sèches à placer sous la bottine en cas d’interro surprise, quoi.

Pourquoi lire Pourquoi les hommes adorent les chieuses ?

Parce que c’est un guide qui apprend à son lecteur qu’en amour, il faut savoir se respecter avant tout. Je sais que ça a l’air terriblement logique. Mais attendez, je répète. J’ai bien dit « SE respecter », et non pas « SE FAIRE respecter ». Car il faut tout d’abord commencer par-là : se respecter soi-même ne coule pas forcément de source pour une fille gentille… Et je vais vous expliquer pourquoi. (chronique garantie sans spoil)

Sachez tout d’abord que ce guide de Sherry Argov est passé quasi-inaperçu dans nos librairies, ce qui est dommage. Mais Outre-Atlantique et Outre-Manche, il avait gagné le rang des best-sellers. Ce qui n’est pas étonnant car Sherry a de bons arguments. Comme beaucoup de ses compères qui ont publié des livres du type « ce que veulent les hommes », elle s’est appuyée sur une centaine de témoignages qu’elle a compilés et mis en forme… avec beaucoup d’humour.
On y trouve des scénarios inspirés de la vie réelle, des métaphores invraisemblables et des tableaux comparatifs entre « ce que la gentille fille fait » et « ce que la chieuse ferait », nous démontrant ainsi par A + B qu’un homme sera toujours plus attiré par une femme forte qui sait ce qu’elle veut plutôt que par une femme inquiète dont il peut faire ce qu’il veut.

Sherry a donc écrit des conseils avisés pour toutes les filles gentilles du monde. Célibataires, en couple, mariées… Peu importe. Ces sujets nous concernent toutes.
1 – Pour les gentilles célibataires : comment réagir lorsqu’un mec est en retard à un rendez-vous ? Pourquoi refuser de le revoir aussi facilement après qu’il ait annulé votre soirée à la dernière minute ? Quelle attitude adopter lorsqu’une bombasse fait son entrée dans la salle et qu’il la regarde du coin de l’œil pendant votre premier rencard ? Pourquoi il ne faut pas tout lui sacrifier ? Comment passer de la dépendante affective à la fille hyper sûre d’elle ? Pourquoi faut-il lui laisser de l’espace / ne pas le fliquer ? etc.
2 – Pour les gentilles en couple : pourquoi râler est inefficace sur un homme ? Comment se débarrasser de l’image de la « femme-mère » qui vous colle à la peau ? Comment agir pour qu’il fasse enfin ce que vous attendez de lui ? etc. (désolée, j’ai été moins attentive sur ces chapitres puisque je suis une single lady)

Le secret des femmes qui savent retenir et captiver un homme est là, dans ces pages. Un guide fabuleux qui se dévore d’une traite. A annoter, à remplir de post-its et à relire au besoin.
Attention, cependant : Sherry Argov ne tient pas un discours féministe à 100% dans son guide, mais elle revendique le fait que dans une relation, homme et femme doivent faire l’effort de se considérer comme égaux. (ce que la fille gentille a tendance à oublier puisqu’elle s’écrase, rappelons-le…)

Pourquoi je vous le recommande ?

Je sais qu’au premier abord, ça peut paraître superficiel. Mais ce livre a changé ma vision des choses. Je me suis mise à reconsidérer mes relations passées à la lumière de ces conseils judicieux.
Ainsi, mon premier vrai petit-ami s’est lassé de moi, et c’est en partie ma faute puisque j’avais la sale manie de tout lui céder : mon temps, mon énergie, jusqu’à sacrifier mes passions et mon ambition. Le suivant, je lui trouvais des tas d’excuses bidons. L’autre d’après, je le laissais m’attribuer la place de numéro 2 sur son emploi du temps (voire 3. Ou 4). Bref, les échecs s’expliquent souvent par notre capacité à laisser ces choses se faire selon le bon vouloir de ces messieurs. Mais mesdemoiselles, mesdames, réveillez-vous !
Depuis la lecture de ce livre, je me sens mieux. Ma féminité s’affirme, mes choix également, et je deviens maîtresse de ma vie sentimentale (même si elle est encore proche du néant)(mais il y a du mieux)(je me fais draguer maintenant, you-hou !)
Désormais, quand une copine me raconte ses mésaventures amoureuses, je lui dis : « Ne pose plus de questions rhétoriques, ma chère amie malheureuse, et note la référence que je vais te donner là-tout-de-suite ». Je crée une chaîne, voyez-vous. Ma meilleure amie m’a ainsi annoncé que ce guide était devenu sa bible de chevet. Un autre copain l’a offert à l’une de ses amies en galère. J’ai moi-même obtenu cet exemplaire grâce à une fille qui l’a lu à Dubaï, elle-même l’ayant emprunté à sa copine issue de Manchester. (il a même permis la concrétisation du mariage de cette dernière, c’est dire !)
Alors, si vous aussi, vous souhaitez troquer l’ignoble statut de fille-paillasson pour celui de la fille de ses rêves… Vous connaissez le chemin de la librairie !

New edit : Et si vous hésitez encore, je vous invite gaiement (et vivement) à lire cet excellent billet chez Childhood is Better 🙂

ophelie

Glousser Réfléchir

Les débutantes, de J. Courtney Sullivan. Une amitié sincère bordée de féminisme

12 août 2013

Je rejoins à mon tour la horde de filles/femmes qui ont lu/lisent/liront ce roman incontournable de l’été. Si vous n’êtes pas encore parti-e-s vous dorer l’épiderme sous le soleil des tropiques, je vous encourage vivement à vous procurer ce petit bijou littéraire qui ne manquera pas, j’en suis sûre, de vous faire réfléchir sur votre serviette. Les débutantes, c’est LE livre qu’il vous faut caler dans votre valise (ou votre sac à main pour celles qui ruminent déjà la fin des vacances). Zoom sur l’un de mes petits coups de foudre de l’année.

Pourquoi lire Les débutantes ?

1. Parce qu’on y parle d’amitié… et de féminisme. Les débutantes, c’est l’histoire de quatre filles qui débutent dans la vie. La vraie. Celle avec le premier appart’, le premier vrai petit-ami, le premier vrai bébé et le premier vrai crédit.
Elles s’appellent April, Bree, Celia et Sally. Ces jeunes donzelles américaines se sont connues à l’université Smith, l’un des établissements féministes les plus connus des Etats-Unis. Là-bas, elles ont connu l’amour, le savoir, la fierté et, par-dessus tout, la force d’une amitié indéfectible. Elles s’encouragent, s’analysent, se soutiennent. C’est le temps des promesses et des espoirs magiques.
Mais une fois le diplôme en poche, le tourbillon de la vie les sépare. Désillusions, rêves brisés, cœurs massacrés… A 26 ans, chacune entre dans l’âge adulte à sa manière, tentant malgré tout de maintenir le lien qui les unit contre vents et marées.
Lorsque l’une d’entre elles disparaît, c’est le drame. Vient alors le moment de se retrouver, de reconstruire ensemble les souvenirs oubliés afin de récupérer ce qu’elles ont de plus cher : elles-mêmes.

2. Pour la forme du récit-choral. Chaque fille dissimule un lourd secret, bientôt dévoilé au fil de la lecture comme au fil des soirées qu’elles passent à picoler dans leurs chambres estudiantines. On identifie alors chacune d’entre elles plus facilement via ces anecdotes. On se sent s’attacher aux héroïnes progressivement… jusqu’à envier cette relation qu’elles entretiennent !

3. Pour la découverte de l’université Smith. L’ambiance qui y règne. La pensée qu’elle véhicule. L’enseignement qu’on y dispense. On apprend ainsi que le féminisme est multiple : les « Smithies » sont extrémistes, militantes ou sympathisantes… parfois même sans avis particulier. Même au sein du petit groupe de copines que forment Bree, Sally, April et Celia, la façon de se définir comme féministe diffère. Les réflexions qu’elles mènent sont riches et remettent en question les préjugés et les clichés. Et ça c’est bon !

Pourquoi je vous le recommande ?

Parce qu’ils sont trop rares, ces livres qui parlent de féminisme sans tomber dans l’ultra-lourd. Lire Les débutantes, c’est accepter de se laisser bousculer. On y parle de sexualité libérée, d’homosexualité, de violences faites aux femmes, d’histoires d’amour menées tambour battant avec des hommes immatures ou irresponsables et, bien sûr, de militantisme.

Si moi j’ai aimé, c’est surtout parce que j’adhère (en partie) à ce mode de pensée. « Homme, cesse donc de dire que je conduis mal parce que je suis une femme » ; « Homme, mon ambition vaut bien la tienne, ne crois pas que je vais laisser tomber ma carrière pour devenir ta femme au foyer » ; « Homme, cesse de me demander où je vais sans toi et pourquoi, ça ne te regarde pas ».
D’ailleurs, si j’avais un homme à portée de main, je lui plaquerais immédiatement ce livre sur le torse en lui disant : « Chéri. Vraiment. Si tu veux me comprendre… tout est là. »
Oui. Parce que tout est là. Ou, du moins, une partie de moi. Une partie de nous, les filles. Les femmes.

ophelie

Aimer Glousser

10 bonnes raisons d’être célibataire, de Lindsey Kelk. Ou la romance qui croustille sous la dent

15 avril 2013

Quand je suis redevenue célibataire, il y a quatre ans, ma vie s’en est trouvée toute chamboulée. C’était comme si on en avait sonné le gong, libérant ainsi ma grande force intérieure, celle-là même que j’avais refoulée derrière les barreaux de ma relation longue avec un crétin de haut niveau.
Cela a été un choc. Fini, l’homme-tueur-d’araignées ! Fini, l’homme-couverture-quand-t’as-froid ! Et fini, l’homme-spécialiste-des-bons-p’tits-plats ! Je n’étais plus couverte du regard aimant du mâle.
Il m’a fallu composer avec mes faiblesses pour survivre dans cet univers effroyable empli d’injustices. Je me suis sentie comme Lara Croft dans ses premières épreuves : j’ai dû apprendre à constituer mes propres armes de défense, toute seule comme une grande, pour lutter.
C’est ainsi que j’ai développé mon sens de l’humour (indispensable pour palper les muscles de nouveaux garçons), aiguisé ma répartie (indispensable pour rabattre le caquet aux saligaud-e-s), et vaincu ma peur de vivre en solo (indispensable pour… pour vivre en solo, en fait).
Pour en arriver à ma situation actuelle (toujours célib’)(mais c’est parce que je me suis rendue compte que les crétins de haut niveau ont colonisé la Terre, au-secours), j’ai donné un violent coup de pied aux fesses de ma personnalité. J’ai changé du tout au tout. Un peu comme Rachel Summers.

Pourquoi lire 10 bonnes raisons d’être célibataire ?

1. Parce que ça fait du bien de lire le discours d’une fille qui découvre tout juste le célibat (tope-là, ma grande !). Rachel aime Simon. Après cinq ans de vie commune à cumuler des photos de couple sur les murs du couloir, bada-boum ! Simon veut une pause. Ah non, il s’en va, en fait. Typique. Sauf qu’il laisse Rachel dévastée, elle qui n’a jamais connu la solitude.
Rachel n’aura pourtant pas le temps de s’apitoyer longuement sur son sort. Ses deux meilleurs amis la soutiennent farouchement, se relayant auprès d’elle pour la remettre dans les starting-blocks. Pour lui prouver que le célibat est supra-funky, ils écrivent ensemble une liste de dix choses à faire avant le mariage de son père, événement auquel elle aimerait venir « bien accompagnée ». Pour Rachel, c’est le début des challenges !

2. Parce que si vous aussi, vous souhaitez changer l’axe autour duquel tourne votre vie et que vous êtes en panne d’idées, vous pouvez vous inspirer de la liste de Rachel. Du basique « changer de tête chez le coiffeur » à l’irresponsable « écrire une lettre d’insultes à mon ex », en passant par le léger « retrouver mon premier amour » (j’en oublie d’autres mais c’est fait exprès), vous aurez de quoi faire. Ces résolutions parfois loufoques font indubitablement penser aux grands chambardements qu’on est prêt-e-s à faire après avoir vécu un truc vraiment foireux.

3. En un temps record, Rachel pète un plomb. Le genre de plomb qui saute chez toute fille qui se retrouve catapultée dans une vie sentimentale nauséabonde du jour au lendemain. C’est ce petit côté tordu de Rachel qu’on aime, bien que le stratagème de l’héroïne souffrant d’un léger problème psychiatrique est vu et revu en chick lit’ (cela signifie-t-il que les auteurs partent du postulat qu’une célibataire est toujours atteinte du cerveau, ce qui expliquerait pourquoi elle reste seule ?)(ou alors c’est juste un prétexte narratif pour faire de l’humour dans le texte). Mais ici, point trop n’en faut : j’ai trouvé ça mignon.

Pourquoi je vous le recommande ?

Moi, j’ai adhéré. Parce que, d’une part, c’est distrayant (et j’aime les livres sur le célibat, je me sens proche de l’héroïne, eh oui). Et puis, d’autre part, j’ai envié Rachel : ses amis sont gén-i-aux. Je veux les mêmes. Parce que, vous savez quoi ? Mes amis à moi sont trop sages. De vrais anges. Jamais ils ne me forceraient à partir en voyage sur un coup de tête. C’est énervant.
Et j’ai aimé guetter les moments où Rachel tombait sur des spécimens de l’homme moderne : le coureur, le lâche, le bizarre, l’ennuyeux… Elle en tombe des nues. On a envie de lui dire : « Bienvenue dans le monde impitoyable des célibataires ! » Évidemment, elle ne va pas en rester là. Elle va nourrir un béguin pour un homme auquel elle ne pensait pas s’intéresser au premier abord… Hinhinhin. Prévisible, mais croustillant !
J’ai tout de même une remarque à faire : chaque fois que je lis une romance moderne, l’héroïne a toujours 28 ans. Comme si 28 ans était la date limite de première fraîcheur, l’âge auquel il faut se remuer le derrière pour trouver un compagnon (mazette !…) Et si l’héroïne a dépassé la date ? Eh bien, il me semble qu’elle fera une excellente Bridget Jones. Ha ! La romance…

ophelie

Glousser Rire

Je cherche le grand amour, de Goupil & Douyé et Laetitia Aynié.

20 février 2013

Le grand amour… mais pour quoi faire ? Je suis célibataire et, pour l’instant, je me porte comme un charme. C’est ce que je me disais en ouvrant ce livre, bien installée dans mon grand lit confort, mes chaussettes « de nuit » aux pieds (oui, je dors avec des grosses chaussettes) (oui, j’ai conscience que c’est loin d’être sexy) (en même temps, être toute seule c’est pouvoir se permettre le port de chaussettes moches et la déambulation en vieux pyjama-doudou dans son appart’)
Sauf que, dans mon entourage, certaines personnes ne veulent pas me laisser comme ça (surtout ma mère, en fait). Il est convenu, paraît-il, qu’une fille de 25 ans se doit de faire des efforts. C’est sans doute ce que pensait mon meilleur ami en m’offrant ce livre des « Guides au féminin » pour mon anniversaire. Il était persuadé que ça allait me faire rire.
Ce qui n’est pas faux.

Pourquoi lire Je cherche le grand amour ?

1. Un guide pareil s’accompagne forcément d’une bonne dose d’humour (sinon, à quoi bon en pondre un énième dans tout ce fratras littéraire ?). Cloé, jolie rousse aux cheveux filasses, traque l’homme de ses rêves (je dis « traque » parce qu’avec tous les mecs qui défilent dans les pages, je peux vous assurer qu’elle enchaîne, la p’tite !). Le problème, c’est qu’elle n’est vraiment pas douée. Mais alors, vraiment-vraiment pas. Dans tous les cas de figures, Cloé a toujours le chic pour mettre les pieds dans le plat : le mot en trop, la phrase assassine, l’expression niaiseuse… Pas de quoi rassurer le chaland.
Sur le mode de l’anti-héroïne, Cloé est cette fille qu’il ne faut absolument pas imiter (mais que j’aimerais bien voir à l’écran au ciné dans une comédie romantique, juste pour voir ce que ça pourrait donner).

2. La titraille du guide est drôlement bien fichue : pourquoi suis-je une éternelle célibataire ? Faut-il prendre un homme neuf ou d’occasion ? À quoi reconnaît-on un homme marié ? Vous n’êtes pas un super canon, et alors ? De quoi ne faut-il pas parler ? …
Aux premiers abords, vous penserez que c’est du grand classique. Oui, MAIS. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Le truc cool, avec ce livre (en plus des illus’ rigolotes) c’est qu’à la fin de chaque section, il y a la petite phrase qui tue. Mon exemple préféré ? Celui de la page où figure le cas de l’homme marié, qualifié d’homme « lâche éternellement en instance de divorce ». Pas vrai ?

3. Justement, en parlant d’hommes, quelques pages vous décrivent avec énormément d’humour les  différents modèles qui restent sur le marché, à la portée de toute célib’ un peu paumée : l’émotif, l’irrésistible, le geek, le gay, le divorcé, le copain du frère au cousin d’un voisin, l’obsédé, le dépressif, l’alcoolo, le fauché…
Personnellement, certains de ces portraits m’ont donné une bonne raison supplémentaire de conserver mes chaussettes et mon pyjama en pilou pour les dix années à venir (et d’éviter les rencontres par Internet, surtout !).

Pourquoi je vous le recommande ?

En ouvrant ce guide, je m’attendais à un livre regorgeant de clichés en tous genres, comme d’habitude.
Mais… surpriiise ! Un vrai régal ! Englouti en une soirée, il n’a pas fait long feu, le coco. Et il restera l’un de mes livres doudous à conserver précieusement dans ma bibliothèque (je m’apprête à déménager, autant dire que je les sélectionne maintenant que je sais que nombreux seront ceux à aller moisir dans un carton).
Alors, les filles célibataires, sachez que ce bouquin ne vous veut aucun mal. Il ne vous incitera pas forcément à trouver le grand amour (un « petit », c’est déjà bien) et, de plus, il vous fera relativiser encore et encore sur la situation. Car, à regarder Cloé se débattre entre tous ses rendez-vous loupés, ses petits amis bizarres et ses questionnements à deux sous, on a de moins en moins envie de se lancer dans l’aventure de la recherche permanente et insistante de l’homme-le-vrai-l’unique ! (moi je suis plutôt de l’école « prends ton temps, il n’y a pas le feu » plutôt que de s’amouracher de n’importe qui à tout prix) (bon, après, je n’ai « que » 25 ans, j’ai un métier qui me fait bouger, l’idée de me caser ne m’effleure pas chaque jour…)
En tout cas, c’est une lecture détente agréable qu’on peut, pourquoi pas, partager entre amies.
Quant aux filles en couple, je n’ai qu’un mot à dire : vous en avez de la chance ! Profitez-en, bisous !

ophelie

Glousser Rire

La Célibataire, d’India Desjardins et Magalie Foutrier. Ou la belle vie de la fille qui assume

17 décembre 2012

À toutes celles qui affrontent l’hiver dans un lit aux draps congelés, ceci vous est dédicacé !

Pourquoi lire La Célibataire ?

1. Parce que cette bande dessinée est l’équivalent d’un pot Ben & Jerry’s saveur Cookie Dough, mais sans les calories. Mes chères amies – larguées ou non -, prenez place sur votre canapé défoncé, drapée dans votre plaid préféré, éteignez-moi cette télé et arrêtez de chouiner. Ces planches racontent l’histoire d’une célib’ qui sait ce que c’est, qui vit ce que vous traversez, mais qui ne se laisse pas démonter !

2. Parce que tout y est : l’ex difficile à zapper, la mère dépitée, le sport pour lequel on n’est vraiment pas douée, la solitude aux séances de ciné, les copines maquées… Alors, vous vous y retrouvez ?

3. Bien sûr, le coup de crayon est vraiment joli. On y sent la joie de vivre ! Car les créatrices de ce petit bijou de bonne humeur ont voulu faire passer le VRAI message du célibat : ce n’est en aucun cas la fin du monde ! On surmonte comme on peut, on drague comme on veut… et l’on est qui l’on est 🙂

Pourquoi je vous le recommande ?

ENFIN une bande dessinée sympathique sur le cas d’une célibataire qui assume son célibat de la même façon dont j’assume le mien ! Solitude n’est pas forcément synonyme d’Ennui Mortel et d’Apitoiement sur Soi-même (le syndrome Bridget Jones me tape sévère sur le système, wouuu).
La Célibataire va au ciné toute seule, se goinfre volontiers au Mc Do après une matinée de boulot, se moque de la Saint-Valentin et délire grave sur son homme idéal.
Parce que c’est comme une petite fenêtre ouverte sur la vie d’une fille – dessinée, certes – qui a affaire aux mêmes pressions de la société que nous. Comment gère-t-elle le manque de son ex ? Comment fait-elle pour vivre seule sans hurler au désespoir ? Comment vit-elle le bonheur de ses copines soudainement casées ? Qui va-t-elle finir par rencontrer ?
J’ai aussi adoré les tenues qu’elle porte au quotidien (ou, du moins, sur chacune des planches 🙂 Bon, et puis j’ai acheté ce livre poussée par une pulsion, elle-même provoquée par la lecture du billet de Liyah. Si je n’ai réussi à convaincre personne, cliquez par chez-elle… Vous finirez d’être conquis(e) !

ophelie