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Glousser

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Alors, heureuse ? de Jennifer Weiner. Ou la fille toute en rondeurs qui décide d’assumer

10 septembre 2015

Me revoici fraîche et dispo pour vous parler avec enthousiasme de chick lit’. Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, je suis toute accaparée par de bien beaux projets, notamment celui de me constituer une garde-robe capsule.
Si le projet est louable (donations aux assos, achats mieux réfléchis, bonheur pour la planète…), il s’avère que mes élans de bonté sont en train de tourner au désastre. Mon principal souci quotidien, désormais, c’est de m’habiller le matin. Pas parce que mes tiroirs dégueulent de fringues, non. Mais bien parce que je n’ai plus rien à me mettre.
N’allez surtout pas croire que j’emploie cette formule façon midinette en mal de shopping. Non, il s’agit là d’un véritable problème intersidéral : je n’ai plus rien à me mettre. On clame pourtant sur le web qu’une garde-robe capsule est sensée vous faciliter la vie, non ?
Le truc, c’est que j’ai mal pris en compte certaines données, comme ma (petite) prise de poids qui m’a convaincue de vendre/donner les vêtements qui ne me seyaient plus au ventre ou encore mes maigres ressources financières présentement mises KO par un loyer gourmand. Du coup, sur mes cintres, je me retrouve avec 2 chemises roses, 3 jupes crayon noires (hein ?), 3 pulls informes, 1 jean qui tombe sur les hanches et quelques robes trop courtes. Bon. Dans « garde-robe capsule », j’en conviens avoir trop forcé sur le « capsule ». (et sur les burgers aussi) Et dans l’impossibilité de renouveler mon stock, je porte et reporte des pièces qui finissent par me coller sévère à la hanche.
L’avantage, c’est qu’on me qualifie de « pulpeuse ». Et moi, j’aime bien ça, en fait, être pulpeuse. C’est différent… C’est doux, c’est chaud. Comme Candace Shapiro.

Pourquoi lire Alors, heureuse ?

1. Parce que cette histoire est reposante comme un dimanche en pyjama. L’héroïne, Candace, a des rondeurs, du charme, un cerveau. Elle a 28 ans, pas de père, une mère homo, un chien, un job de journaliste, un appart’… Elle a aussi fait un break avec son petit-ami Bruce qui – pour faire court – a décidé que le break signifiait la rupture. Candace, bien entendu, le supporte mal, surtout depuis qu’elle découvert que ledit petit-ami chronique leur ex-vie sexuelle dans le grand mensuel féminin pour lequel il bosse.
La pulpeuse jeune femme (oui, j’ai encore écrit « pulpeuse ») fait alors tout ce qu’une prodigieuse héroïne de chick lit’ ferait : elle chouine. Elle se plaint, la malheureuse ! Elle veut même arracher les bonbons de Bruce avec les dents. Mais, très vite, Candace réalise qu’elle a des choses à prouver à son ex… Enfin, surtout à elle-même. À son programme figurent des cases qu’elle rêve de cocher : être bien dans ses talons aiguilles de femme ronde, presque oublier Bruce, devenir copine avec une star, faire une grosse bêtise… Elle apprendra bien vite qu’à trop souhaiter quelque chose, on le provoque. Bref, elle suivra donc les aléas de la rupture amoureuse comme Bridget Jones, la fièvre du samedi soir en moins. Et elle prouvera à tous qu’on peut être pulpeuse et épanouie. Oui, oui.
2. Jusqu’ici, je n’ai pas lu beaucoup de livres dont l’héroïne a une morphologie de ronde. (si pour vous c’est le cas, merci de bien vouloir partager vos titres en commentaires :p) Néanmoins, Alors, heureuse ? a de quoi surprendre. L’auteure, Jennifer Weiner, n’hésite pas à faire de l’humour et à tirer des traits hâtifs sur les complexes de Candace. L’idée, c’est de voir comment une femme peut se reconstruire après un coup du sort. Que Candace s’enfourne une pleine poignée de M&M’s à la pause de 10h, c’est le cadet de nos soucis, franchement !
3. On doit à Jennifer Weiner le titre Chaussure à son pied, plus connu pour son adaptation cinématographique avec Cameroun Diaz et Toni Collette, In her shoes. Si vous avez vu le film, vous vous êtes rendu compte qu’il ne s’agit pas d’une comédie légère sur fond d’histoires d’amour. Jennifer Weiner écrit sur des sujets on ne peut plus sérieux ! Dans Alors, heureuse ?, on ne s’attend pas du tout au rebondissement qui survient au beau milieu du livre… et qui soulève un problème très actuel des femmes d’aujourd’hui. (ça y est, je verse dans le suspense… tatadam)

Pourquoi je vous le recommande ?

Bon, ok, je l’admets, ma réflexion finale quand j’ai eu refermé ce bouquin, c’était : « Et zut, encore une résolution à l’américaine ! » (comprendra qui lira ce titre de la 1ère à la dernière page) Néanmoins… C’est une lecture à s’offrir volontiers. J’avais flashé pour le livre dès que j’en avais aperçu la couverture bleue et ses dessins à la Margaux Motin (est-ce Motin ? me trompe-je ?), alors que je le déterrais d’un bac poussiéreux chez un bouquiniste. Je l’ai commencé le soir même de ma trouvaille, toute heureuse de l’avoir déniché pour 4 €. Je me suis identifiée à l’héroïne illico, tant dans son statut que dans ses envies d’étriper son ex, ce qui fait qu’une sorte de connivence s’est créée entre nous 😉 Jusqu’à un point où nos avis ont divergé, mais ceci ne regarde que moi, non ? A part ça, j’ai apprécié la plume de l’auteure, qui a su m’arracher des soubresauts de rire (fatals quand vous êtes dans un hamac)(oui oyé la lecture d’été !). Je me suis aussi jurée de ne plus me faire du mal pour rien, à l’instar de Candace qui en maîtrise l’art. Puis… ce livre a été le premier depuis un bail que je n’ai pas pu lâcher, à un point où j’en ai laissé des miettes de p’tit-déj’ entre les pages…

ophelie

Glousser

Le rêve de Vanessa, de Cécile Soler. Ou la fraîcheur d’une jeune patineuse en herbe

10 août 2015

Mazette, c’est les vacances. Et il fait beaucoup trop chaud pour se plaindre. Comme je passe 98% de mon été au bureau (les 2%  restants étant consacrés à de furieux week-ends – je me suis octroyée une escapade à Chartres, une autre à Paris et la dernière… est à venir *Bretagne si tu m’entends, je crie ton nom*), je me prends à rêver de steppes glacées où cesserait mon inexorable fonte.
Mon blog, à l’image de nombreux autres, s’est temporairement mis en veille car mon cœur a été ravi par les salades de fruits, les baignades sauvages et les verres de vin blanc. Or, sachez une chose : je ne me suis pas pour autant arrêtée de lire. Mieux, je m’y suis remise. Un engrenage de mon cerveau s’était malencontreusement bloqué, faute à un boulot prenant, un déménagement et un an de vie française à rattraper.
J’ai trois bouquins fabuleux dont je dois vous parler, dont celui-ci qui, à défaut de m’apporter la fraîcheur des steppes, m’a apporté la glace. Petit aparté : ce titre n’a pas été sans me rappeler des heures pénibles à pousser un chariot dans une patinoire, tel un veau en équilibre sur la banquise, pour apprendre à… eh bien, patiner. J’avais quelque chose comme 7 ans et je n’étais pas bien finaude. Heureusement, comme vous pouvez l’apercevoir dans cette vidéo, j’ai appris à ne jamais tomber. Ce qui, de mon point de vue, est un super-pouvoir en soi.

Pourquoi lire Le rêve de Vanessa ?

** Car évidemment, l’héroïne n’a jamais dû passer par l’épreuve accablante du chariot pour savoir patiner comme une reine. Bien qu’elle soit encore une pré-ado, Vanessa a pour passion le patinage et n’a pas l’intention d’en démordre, malgré des parents un chouïa coincés du bulbe. La jeune fille collectionne bonnes notes et acrobaties sur la glace, quand vient THE opportunité de sa courte existence : passer les exams pour entrer à Arcadia, une prestigieuse école sportive.
Reste à convaincre ses parents psychorigides qui n’ont pas super envie de voir leur fille unique se lancer dans une carrière qui, à leurs yeux, s’apparente à celle d’un intermittent du spectacle (ou PIRE, d’un chômeur longue durée). Vanessa devra – gentiment – lutter contre eux, affronter sa peur de l’échec et prendre confiance en elle. Grandir, quoi. Comme nous tous. A part moi.

** Parce que le livre ne parle pas que de glace. De prime abord, quand on évoque un livre jeunesse, on pense à la Bibliothèque Rose (la collection de livres pour juniors, pas Harlequin – hé), mais il n’en est rien. Cécile Soler nous fait revivre les douces colères de la pré-adolescence, quand les parents nous obligeaient à faire nos devoirs, être polis ou… ou obéir. Ainsi que les querelles et affrontements entre filles, la concurrence à peine dissimulée, les premiers regards enamourés aux garçons charmants mais distants. Vanessa, c’est un personnage qui rassemble un peu tout ça.

** Parce que ce petit livre est un ebook (mais il s’achète aussi en impression à la demande) et il est plutôt court, soit une soixantaine de pages. Autrement dit, c’est accessible aux pré-ados qui ne peuvent pas se concentrer plus de 5 minutes d’affilée sur un support (serais-je une vieille bique acariâtre ?)(hinhin). Plus sérieusement, c’est frais, ça se lit vite et bien. Et le plus mignon dans tout ça, c’est la couverture. L’auteure s’auto-édite sur Amazon, c’est mieux de le préciser car moi, j’aime bien aller fouiner chez les gens qui se donnent de la peine pour faire exister des bouts de vie.

Pourquoi je vous le recommande ?

Cécile Soler est journaliste. Elle a parcouru le monde pour couvrir des compétitions de sport de haut niveau, et elle a survécu. Je la soupçonne même de s’être auto-intégrée dans l’histoire de son héroïne, Vanessa, mais j’en aurais fait autant (à la réflexion, j’en aurais même fait des caisses).
Ce roman est son premier, alors je souhaitais savoir ce qu’une journaliste de son niveau était capable de produire en littérature jeunesse. Et, ma foi, chapeau ! Elle a su disséquer les sentiments d’une ado en pleine poursuite de son rêve d’enfant, et j’ai trouvé le message très positif.
Mettez ça dans les mains des 10-13 ans et, si vous remuez le tout dans un saladier, il en sortira des êtres combatifs ! J’exagère ? Un peu. Mais l’héroïne fait ces premiers pas que l’on pose dans le monde adolescent et, pour de nombreux jeunes en perdition à cet âge charnière, c’est un peu comme un phare dans l’océan des hormones troubles.
Et, étonnamment, quand on le termine, on a qu’une hâte… Connaître le futur incertain de la patineuse en herbe. Ce qui est tout vu : le deuxième tome est sorti, le troisième en cours de rédaction… Ah, et si vous êtes intéressés pour l’offrir à Jeanine, votre nièce boudeuse sur sa serviette de plage, il est en vente sur Amazon à un prix plus qu’intéressant (2, 99 € !).

ophelie

Aimer Glousser

Take a look at me now, de Miranda Dickinson. Ou la fille dont la vie se trouve changée par son voyage aux USA

14 janvier 2015

Injectons-nous un peu de paillettes dans les veines, vous voulez bien ? J’ai envie de chroniquer ce bouquin qui, bien que n’ayant pas (encore) fait l’objet d’une traduction en français, mérite grandement le label « feel-good bouquin ». Pour calmer votre tension artérielle et reconquérir un peu de positivisme, je vous invite donc à lire ce qui suit 🙂
Vous savez, j’ai la croyance ingénue que le hasard fait bien les choses. Quand j’ai découvert ce livre, j’étais en fin de séjour à Birmingham, le sac lourd sur l’épaule, occupée à examiner les étalages de livres à l’aéroport. C’était quelque temps avant mon expatriation en Hongrie. J’étais gonflée d’une appréhension mêlée d’espoir, avec l’impression qu’un éventail des possibles aussi large qu’un baobab était sur le point de s’offrir à moi.
J’avais pioché ce livre de Miranda Dickinson, le sourire en coin parce qu’attirée par sa couverture badigeonnée de bon marketing : « Jusqu’où iriez-vous pour prendre un nouveau départ ? ». D’une phrase, j’étais accrochée. Grosso modo, la 4e de couv’ parlait d’une fille bafouée qui, afin d’accuser le coup, prenait la tangente pour San Francisco. Bingo, les gars. J’achète.
Quelques mois plus tard, je mets le bouquin dans ma valise et je décolle pour Budapest. J’ai pris mon temps pour le lire consciencieusement et, en le refermant, j’ai pensé… « Wow ». Explications ci-après.

Le topo

Nell, une jolie petite Anglaise, trouve un jour sur son bureau un post-it de la part d’Aidan, son supérieur et – accessoirement – ex petit-ami, lui intimant de venir le voir illico presto dans son bureau. Pleine d’assurance, Nell s’y rend, persuadée qu’Aidan souhaite (pour la millième fois) remettre le couvert. Mais brutale est la chute lorsqu’elle réalise que celui-ci lui annonce non pas la nature véritable de son amour mais… son licenciement.
Nell doit alors tout quitter et retourner vivre chez ses parents, la perspective de rechercher un nouvel emploi la terrorisant totalement. Or, bien vite, elle décide que devenir chômeuse ne lui dit rien de bon et qu’une pause loin de tout ce fatras lui ferait le plus grand bien. Parce qu’on a qu’une vie, pas vrai ? Elle utilise donc l’argent de son indemnité de départ pour un projet fou, celui de squatter deux mois chez sa cousine Lizzie qui habite San Francisco. (sympa la cousine, hein)
Vous vous doutez bien qu’au cours de cette expatriation temporaire, Nell aura de quoi s’occuper, la coquine. Car, en plus de trouver l’inspiration qui orientera sa vie dans une nouvelle direction, la nénette se cognera « malencontreusement » dans un Américain beau comme un cœur, Max Rossi. C’est là que j’ai commencé à devenir (un peu) jalouse parce que… Max a des fossettes mignonnes, Max donne des papillons dans le ventre, Max est un gentleman, Max a du talent, Max est – en un mot – gé-ni-al. Hey, mais Aidan alors ? Laissé pour compte, il n’a jamais eu l’intention de laisser Nell en plan. Et puis… Max n’a pas l’air aussi honnête qu’il en a l’air, après tout. Pour notre héroïne, le retour au bercail promet d’être un peu plus troublant que prévu.

Ce que j’en ai pensé

Si une histoire est bonne parce qu’elle ressemble en quelques aspects à la nôtre, alors je peux décréter que oui, Take A Look At Me Now est une perle. Je ne vais pas vous faire un récit détaillé de pourquoi-je-me-suis-sentie-en-symbiose-avec-l’héroïne mais j’ai envie de défendre ce livre avec ferveur.
Car, les amis, ceci est une lecture inspirante. Lorsque la vie vous fait une blague douteuse, que vous n’avez plus rien à perdre, il peut être de bon aloi de se poser cette question : « Et maintenant, que suis-je prêt-e à faire ? ».
Moi j’aime les histoires où les personnages prennent des décisions spontanées et se lancent, même de façon bancale, dans des idées farfelues. Ces héros fictifs tendent le doigt vers de nouveaux chemins possibles. Ils vous suggèrent la direction, la toute bonne, vers la réalisation d’une vie rêvée (et là je vous sors inévitablement la référence du brave Walter Mitty – film à voir si ce n’est pas déjà fait, hem.) Ce roman est bon parce qu’il parle d’une fille lambda qui repousse ses limites, devient curieuse, se lance un challenge, se laisse charmer par l’inconnu. Et bien sûr, l’héroïne y gagne tout.
En résumé, le message, c’est : prenez des risques, faîtes un bon en avant, vivez d’amour et de cupcakes… On n’est jamais aussi heureux qu’en déraillant pour de bon.

ophelie

Aimer Glousser

Coeurs-brisés.com, de Emma Garcia. Ou la fille amoureuse qui croyait aux pouvoirs d’Internet

7 août 2014

Revenons à ce que je sais faire de mieux : parler bouquins. Non, mieux. Parler bouquins dégoulinants de mièvrerie. (je sais aussi parler romans avec des épées qui piquent et des gens qui saignent, mais je peux faire moins de mots d’esprit et de blagues douteuses avec, comprenez-moi bien.)
Quand le monde se fait lourdingue autour de vous, faîtes comme moi. Plongez-vous dans une histoire où la fille vient d’apprendre que sa vie amoureuse a la couleur d’une eau saumâtre et qu’il lui faut abuser de substances illicites pour éviter de boire la tasse. Et jubilez quand elle est sur le point de s’en sortir !
C’est fou comme je raffole de happy endings : cela faisait comme une éternité que je ne m’étais pas plongée dans un roman de chick lit’ qui fait faire du « boum-boum » dans la poitrine… !
Oui, je suis raide folle de ces histoires qui commencent par « Il m’a larguée y’a trois jours et je suis en train de manger la moquette de mon salon tant je suis au désespoir ». C’est bizarre, dites-vous ? Hum. Juste un chouïa.
Mon goût pour elles a débuté quand j’étais pré-ado, lors de longs étés pendant lesquels il n’était jamais question de vacances. Alors que la plupart des jeunes s’en allaient vivre leurs premières amourettes estivales, moi j’étais enfermée dans ma chambre à attendre que les jours passent… En attendant la rentrée, donc, ma mère me fournissait en livres de supermarché estampillés « Cœur Grenadine », ces trésors de papier aux couvertures laquées en rose, vert et bleu. Dessus figuraient toujours ces visages frais et pimpants de jeunes amoureux fictifs, aux lèvres roses et à la dentition parfaite.
A travers eux, je vivais à fond des histoires de big love au rythme ahurissant d’une tous les 2 jours. Tout ça, sans bouger de mon lit. Quelle serial-loveuse ! (jusqu’à ce que je me heurte à la rude réalité en partant réellement en vacances, vers 14 ans)(« Ah bon on ne peut vivre qu’une amourette par été ? rroh… »)
Aujourd’hui, je lis des histoires « pour les grandes » et j’en suis tout aussi ravie. Je suis bien consciente que les intrigues n’ont rien de bien folichon, mais… aah, l’amour dans les bouquins ! J’adoooooore ! Bien. Parlons de ce livre-là.

Pourquoi lire Coeurs-brisés.com ?

1. Parce qu’il y a une histoire de fille un peu accro à son blog dedans.
Viv Summers (de son vrai nom Vivienne) est une Londonienne tout ce qu’il y a de plus normale. (enfin avec son petit grain de folie, hein. Quelle héroïne de chick lit’ n’a pas un plomb qui pète de temps en temps, hum ?) Elle a un chouette boulot dans le service marketing d’une grosse firme et est fiancée à un super beau mec. Tout pourrait rouler comme un camion sur une autoroute si Rob, ce fameux beau mec, n’avait pas la sale manie de la planter chaque fois qu’ils prévoient de se marier.
Pour la 3e fois donc, Viv se retrouve encore le bec dans l’eau, une robe de mariée inutile sur les bras. De ce fait, elle fait ses valises et part s’installer en solo. Bien que son geste ait tout l’air d’une rupture en bonne et due forme, Viv s’imagine qu’il ne s’agit là que d’un break. Le temps que Rob reprenne ses esprits et revienne frapper à sa porte, vous voyez ?
Évidemment – on l’aura compris – Rob a bien d’autres projets…
Malheureuse à en crever, Viv décide de créer « Coeurs-brisés.com » pour se consoler et inviter les gens à partager leurs déboires sentimentaux online.
Entre-temps, elle laisse sa carrière dériver, boit beaucoup et se réveille un matin dans le lit de Max, son meilleur ami peintre, celui-là même qui a le béguin pour elle depuis toujours…
Une idylle faîte d’amour et d’eau fraîche commence, jusqu’à ce que Rob le BG décide de retourner dans les jupes de Viv, apparemment plus amoureux que jamais… Et s’ils reprenaient leur vie d’avant ?
2. Pour les dialogues entre internautes fictifs sur le forum du blog. Chaque début de chapitre commence par un sujet de forum sur lequel les participants sont invités à débattre : les réponses sont très ressemblantes à celles que l’on peut trouver sur le net… C’est drôle et vivant !
On y lit des histoires de rupture ridicules, des conseils donnés par le tout-venant sur la meilleure façon de se remettre d’aplomb, des échanges corsés…
3. Pour la tournure inattendue des événements… surtout en rapport à l’utilisation d’Internet. Bien que l’on sache que ça finira bien (voyons, voyons… ne vous étonnez pas), il y a toujours une part de surprise dans tout livre de chick lit’ qui se respecte. Dans Coeurs-brisés.com, on a affaire à une héroïne pour qui l’expression « Aux grands maux, les grands remèdes » a tout l’air d’un mantra, c’est vous dire !

Pourquoi je vous le recommande ?

Je ne dirai qu’une chose : lisez-le pour le fun. Honnêtement, je me retrouve un coup sur deux dans les personnages de chick lit’. Quand la fille est trop naïve (ou trop tarée), je ne vis pas l’intrigue à 100%. Mais, parfois, la magie fait effet.
Bien que je ne voyais pas ma propre personnalité se refléter dans celle de Viv, j’ai lu ce récit avec beaucoup d’intérêt (par « intérêt », je veux dire « lire-en-2-jours-non-stop »). C’est toujours intéressant de suivre les raisonnements un peu neuneus d’une fille qui se voile la face, je trouve. Pas vous ?
Et même si on voit venir de loin le dénouement, toute la « magie » réside dans le chemin qui va mener la donzelle dans les bras de l’heureux élu. Et ici, elle n’a pas son pareil pour se planter genre 2, 3, 4 voire 5 fois avant de décrocher le gros lot.
Hé, mais j’y pense. C’est pas ce qui nous arrive dans la vraie vie, des fois ?

ophelie

Glousser

Dress Code et petits secrets, de Marianne Levy. Ou lorsque des blogueuses vont à l’encontre de la mode pour rester chics

13 février 2014

Depuis le temps qu’il me tardait de vous parler de cet ebook ! Couverture rose bonbon, joli manège et tour Eiffel girly… Ne vous y trompez pas : ce n’est pas de la chick lit’. Oui – je sais -, ça y ressemble presque.

La première fois que j’ai léché les vitrines de Saint-Germain-des-Prés, j’étais venue en touriste lors d’un week-end chez ma super copine Hulk. Rien de bien folichon dans cette promenade. Nous étions dimanche, et j’étais loin d’être impressionnable (moi, provinciale blasée ?). Le quartier ne m’avait donc pas laissé un souvenir impérissable (a contrario de son petit voisin, le quartier Saint-Michel, où j’ai découvert les joies du Latin Corner, ce merveilleux bar où des hommes en caleçon vous servent des cocktails aux noms indécents).
Or, six mois après cette visite, j’ai été forcée de nouer des liens étroits avec le 6e arrondissement : la faute à un stage que j’ai suivi au sein du service de presse d’une maison d’édition. Ma pire expérience de toute ma vie d’étudiante. Là-bas, j’étais devenue le souffre-douleur d’une vieille attachée de presse archi-stressée et, surtout, allergique à ma naïveté, ma jeunesse et ce qu’elle appelait ma « nonchalance » (faut dire que la pauvre femme n’était pas très heureuse dans la vie).
Pendant trois mois, donc, j’ai arpenté de long en large les rues du quartier pour le compte de cette dame : autrement dit, j’étais devenue son coursier personnel. Elle prenait même un malin plaisir à me faire photocopier tout et n’importe quoi, quitte à me faire recommencer 10 fois si la moindre trace noire « qui n’avait rien à faire là » persistait à exister d’une copie à l’autre (un savoir-faire qui m’est resté puisque, aujourd’hui, je suis « docteur ès photocopieuse » à ma rédaction, merci !)(par contre je ne sais toujours pas bien faire le café)

En clair, Saint-Germain-des-Prés restera toujours – de mon point de vue – un quartier où l’ego se ratatine. Je ne le considère pas fait pour les gens « normaux », ceux qui vivent la vraie vie, avec de gros morceaux de réalité dedans. Mais si cet univers fermé au commun des mortels vous intrigue, Marianne Levy vous en livre un bout dans Dress Code & petits secrets.

Ce que j’en ai pensé

Je disais donc que ce n’était pas de la chick lit’.
C’est le récit à la première personne de Capucine qui, dans la vie, s’ennuie. Ou, disons-le franchement, c’est surtout son mariage qui la rend morose. Femme au foyer, elle ne sait comment occuper ses journées, hormis en dépensant l’argent de la carte Gold de son riche bonhomme qui, lui, est constamment absent.
Lors d’une énième escapade au Big Store, le temple de la fripe haut de gamme, la trentenaire échange quelques mots avec Karine, alias K, une croqueuse d’hommes qui bosse pour THE Spa du quartier – où toute femme richissime vient se faire secouer la cellulite. De cette rencontre naît aussitôt une amitié solide.
Ensemble, les deux copines décident de mettre en ligne Chic.com, un blog prônant le chic parisien par excellence. Leur marque de fabrique ? Prendre le contre-pied des diktats de la mode, prêcher le noir quand le reste du monde prétend que c’est le blanc, mais rester anonymes par-dessus tout.
Très vite, le blog gagne en popularité et l’existence de la dénommée « Chic » perturbe la vie plan-plan des poules de luxe du quartier. Le hic, c’est que le rêve va prendre une autre tournure lorsqu’une journaliste viendra déloger les compères de leur tour d’ivoire ; celle-ci va proposer à « Chic » de venir fouler de ses pieds délicats les planches d’un plateau télé…

Blogueuses mode, cet e-book est pour vous 😉 La réussite de Capucine et de Karine, aussi fictive soit-elle dans ces pages, vous fera pâlir d’envie. Qui n’a jamais rêvé d’écrire sur le net pour ensuite briller derrière la caméra ?
Sachez que ce roman semble plus satirique que romantique. L’ironie y est reine, l’humour est son prince. Même si les métaphores et les comparaisons pullulent en de longues phrases au raisonnement un chouïa compliqué, on sourit beaucoup. Dans le champ de tir : la mode, les riches, les moeurs du 6e arrondissement, les patrons de presse, les journalistes, les plateaux tv à la con et j’en passe…
Bien sûr que Capucine fera une rencontre amoureuse (un quadra sexy qui manquera de faire tomber sa couverture), mais l’idylle ne sera pas le point culminant du récit (l’héroïne est mariée, rappelons-le. A un looser, certes, mais hiiin, elle l’est !)(je crois d’ailleurs qu’elle le méprise autant qu’elle méprise la course à pied, activité que la modeuse a visiblement en horreur). En progressant dans ma lecture, je me suis souvent surprise à guetter les moments forts. Oui, je les ai attendus de pied ferme. Et j’en suis même venue à regretter que le roman soit si court ! (près de 200 pages)
Bien joué, Marianne Levy ! Et à quand des exemples de conseils mode supra chics, d’ailleurs ?!

ophelie

Glousser

La Page Blanche, de Boulet & Pénélope Bagieu. Ou l’histoire de la fille sans mémoire qui cherche désespérément à retrouver sa vie

26 janvier 2014

Ah, les têtes de gondole : ces livres plébiscités par la foule que l’on se sent obligé-e de lire pour ne pas avoir l’air bête quand on en évoque les grandes lignes en société. A mes yeux, un best-seller qui envahit les rayonnages ressemble à s’y méprendre à ma chanson fétiche du moment qui, à force de tourner en boucle à la radio, me fatigue les oreilles. En gros, quand tout le monde (ou presque) l’a dans sa bibliothèque, je m’en désintéresse… totalement. Et c’est peut-être bien dommage, car j’imagine que certains de ces livres « cultes » valent le coup. (évidemment je n’ai jamais résisté aux sagas)(vous pensez bien que Harry Potter est dans mon coeur)

Quand la BD La page blanche a fait son apparition dans les librairies, j’avoue lui avoir à peine jeté un oeil. J’en ai surtout entendu parler partout et tout le temps, mais ce que j’en ai surtout retenu, c’est que beaucoup de lecteurs ont confié avoir été hyper déçus de la fin. Soit. Voilà de quoi attiser ma curiosité (me dire « Non ne vas pas voir ça » c’est attiser les braises de mon intérêt, hélas !), mais pas encore suffisamment pour m’inciter à ponctionner mon compte en banque.

Mais voilà, il se trouve que ma super blogo-copine Ellen des Fleurs Rebelles m’en a fait cadeau. Elle l’avait elle-même reçu du service de presse des éditions Le Livre de Poche (coucou vous) et, son coeur ne battant pas vraiment la chamade pour le titre, elle a préféré me passer la main pour vous en livrer une chronique, que je vous sers courte parce qu’il a été suffisamment encensé sur la toile/dans la presse, on est d’accord là-dessus.

Le topo de cette BD supra connue :

(dans le cas où personne ne vous en a encore raconté la trame)

C’est l’histoire d’une fille victime d’un méga trou de mémoire. Elle est là, dans la rue, assise sur un banc, et elle semble s’éveiller au monde, stupéfaite. Bien entendu, elle se demande tout d’abord comment elle en est arrivée là, puis elle réalise rapidement qu’elle ne sait même plus qui elle est. Mais alors… plus du tout !

Heureusement, si la jeune fille semble atteinte d’un Alzheimer avancé – provoqué par on-ne-sait-quoi -, elle dispose tout de même d’un vif sens de la déduction. Les auteurs ont semblé souhaiter nous montrer au max son cheminement pour retrouver, à partir de preuves et d’éléments archi minces, son identité (et son appart’, son chat, son job, ses amis, son histoire familiale, etc). Via ses recherches, elle découvrira donc petit à petit que la vie de son autre « moi » manquait cruellement d’authenticité, mais aussi et surtout… d’amour.

Ce que j’en ai pensé :

Qu’est-ce que ça fait d’oublier qui on est, où l’on va, et pourquoi ? La question m’a effleurée l’esprit presque à chaque page. Si j’étais à la place de l’héroïne…

* Moi aussi, j’étalerais les effets personnels de la personne que je suis censée être pour y voir plus clair. 

* Moi aussi, je griffonnerais sur mes murs pour éclaircir la nature des liens que j’entretiens avec mon entourage.

* Moi aussi, je tenterais par tous les moyens de trouver mon journal intime pour y dénicher des réponses.

Cette BD ne m’a peut-être pas marquée à vie, mais j’en ai beaucoup apprécié le style (le coup de crayon de Pénélope Bagieu est si joli, si girly, presque tendre… J’adore).

Toutefois, on finit par comprendre que le plus important n’est pas la fin de l’histoire, mais plutôt la leçon à en tirer. Avis à ceux/celles qui ont été déçu-e-s de la fin, moi j’en ai tiré une conclusion hautement philosophique.

Car perdre la mémoire, oui, c’est angoissant. Mais l’occasion peut être salutaire : regardons nos vies (nos oeuvres) avec les yeux d’un esprit étranger qui aurait pris possession de notre corps. (pitié dîtes-moi que vous avez déjà imaginé une situation pareille, sinon j’ai l’air cloche) Cet étranger saurait mettre en lumière les zones d’ombre… Mais aussi les zones sèches, très arides, celles que l’on préfère ne pas hydrater de bonheur parce qu’on est trouillard (ou trop lâche ?) pour changer notre parcours en mieux.

La page blanche, donc, c’est simplement l’histoire d’une fille qui dispose d’une page blanche dans sa vie. C’est donc à elle de choisir de se fatiguer à la réécrire à l’identique des pages précédentes ou, bien au contraire, à la remplir d’une encre toute neuve, plus colorée.

Et vous, les nouveaux départs, ça vous a déjà tenté ? Avez-vous lu cette BD ?
ophelie

PS : Sur la photo, vous pouvez voir un tube de la marque de cosmétiques bio oOlution (testée et approuvée par ma peau mixte) et une bouteille du jus décalé et 100% naturel BorderLine. (saveur pamplemousse/mûre/menthe – miam), des produits ramenés de la Green Beauty Party.

Aimer Glousser

Une vie de rêve, de Marian Keyes. Ou quand trois femmes frôlent la crise de nerfs lorsqu’arrive le prince charmant

17 décembre 2013

Pour être heureux, cultivons notre jardin, dixit Voltaire en conclusion de Candide. Pourtant, si l’humain cultive quelque chose, c’est surtout sa propension à croire que l’herbe est plus verte chez le voisin. Elle y semble toujours plus grasse, plus flamboyante. Mais comment fait-il ? Même les trèfles à quatre feuilles y sont plus nombreux !

Moi, ma vie de célib’ s’apparente plutôt à une prairie. C’est grand, une prairie. Bien plus qu’un jardin. On y trouve beaucoup d’opportunités de carrière/voyages dans les herbes folles et les rencontres amicales se font au beau milieu des fleurs des champs. Les soirées arrosées sont pleines de drôles d’oiseaux et les amourettes se perdent dans les bourrasques de vent.

Dernièrement, j’ai tenté d’y faire un potager dans un coin, histoire de me mettre à cultiver un début de jardin, moi aussi (parce que c’est bien beau les prairies, mais personne ne s’y arrête vraiment pour s’installer confortablement et boire un coup). Comme je n’ai pas vraiment la main verte, j’avais mis à contribution un séduisant mâle qui paraissait content à l’idée de gambader librement dans ma vie-prairie.

Hélas, il s’avère que le jeune homme ne m’avait raconté que des salades puisque, prenant peur devant l’ampleur de la tâche (dur-dur de rouler une pelle), il est vite retourné dans le jardin d’où il provenait à l’origine : celui de son ex-copine.

Bien que ce jardin-là ne pouvait lui offrir qu’une perspective de bonheur basique (à base de projet de bébé qui naît dans les choux), c’est là-bas qu’il a décidé d’aller bêcher, me laissant pour tout outil… un râteau.

Peut-être que l’idée de planter des carottes dans un nouveau terrain l’avait effrayé, ou alors il n’a pas su apprécier à sa juste valeur la rondeur de mes tomates… (hoho !).

Toujours est-il que, suite à sa démission, j’ai abandonné mon potager à son triste sort pour continuer à explorer ma prairie en solitaire. En général, c’est après ce type de déception que je me mets à lorgner sur le jardin de mes copines, cette question au bout des lèvres : pourquoi le soleil brille-t-il plus fort dans leurs vies ?
La jalousie est un défaut récurrent chez tout être humain, et encore plus chez les femmes, il faut le dire. Le bonheur scintillant de nos amies nous renvoie inévitablement à nos échecs, notre impression d’avoir loupé un truc, comme si nous avions fait une erreur d’appréciation et planté nos légumes sur le mauvais terrain depuis le début. C’est clairement cette impression qu’ont les trois héroïnes de Une vie de rêve, d’ailleurs.

Pourquoi lire Une vie de rêve ?

** Parce que c’est une croustillante histoire de chassés-croisés amoureux.
Tout commence avec la rédactrice en chef d’un magazine féminin de Londres, Lisa. Convoquée par ses supérieurs en vue d’une promotion, l’arrogante jeune femme, qui s’attend à être promue dans un magazine ultra-réputé de New York, se retrouve envoyée à Dublin pour lancer une revue féminine chic et sexy nommée Colleen.
Pour Lisa, c’est la mort. Adieu la vie qu’elle avait tant rêvée ! Elle se voit obligée de déménager dans un pays qu’elle abhorre, forcée de vivre dans une capitale qui lui semble bien loin de l’ambiance « branchée » londonienne. Là-bas, on lui confie une équipe réduite et un chouïa bizarre avec, pour adjointe, une dénommée Ashling, qu’elle considère comme totalement has-been.
En vérité, Ashling ne souhaite rien de plus que de vivre un conte de fées comme celui de sa copine Clodagh avec le combo maison/mari/enfants. Alors que Clodagh, elle, rêve de vivre comme elle l’entend, un peu à la manière d’Ashling.
Forcément, un jour, ça va swinguer ! Avec l’arrivée du « prince charmant », chacune va tenter de tirer la couverture à soi. Entre jalousies, tensions et prises de bec, l’atmosphère promet d’être électrique. Reste à savoir comment elles parviendront à tenir debout.

** Parce que les personnages y frôlent la crise de nerfs et beaucoup se sentent vidés de leur substance. Certains flirtent avec la dépression nerveuse ou finissent même par tomber dedans ! Chacun y va de son petit côté névrosé et, quelque part, c’est drôle, d’autant plus que ça les rend tous très attachants.
Ainsi, Ashling ne peut pas partir en soirée sans avoir tiré les cartes au tarot, Lisa se rassure à force de soins et de fringues à des prix outrageux et Clodagh supporte bien mal ses enfants. (et encore, je caricature) Ces héroïnes sont imparfaites et on aime ça. Beaucoup-beaucoup.

** Parce que si vous vous êtes toujours demandé comment ça se passe dans les coulisses d’un mensuel féminin, vous en aurez un aperçu plutôt convaincant. Je crois que l’auteure a voulu dénoncer les travers de journalistes qui profitent allègrement de leur statut pour bénéficier de cadeaux et services gratis. C’est toujours intéressant à lire d’un point de vue sociologique, non ?

Pourquoi je vous le recommande ?

Aaah, Marian Keyes. Beaucoup vous le diront, cette auteure est une valeur sûre.
Après Le club de la dernière chance, que j’ai beaucoup apprécié, j’ai suivi le conseil de ma chère blogo-copine Atalanta une fois de plus en me jetant sur ce titre. J’y étais tellement accro que je l’ai embarqué pendant mon week-end à Birmingham (en Angleterre) où il a été ballotté sans ménagement. (j’ai d’ailleurs tenté de le chercher en VO mais j’ai vite abandonné, toute obnubilée que j’étais par les boutiques du mall en centre-ville).
Une vie de rêve, donc, c’est un peu un roman-coup de foudre. Il fait l’effet d’un paquet de Kinder Schokobons que l’ont reçoit à Noël : quand on l’ouvre, on sait qu’on va déguster de la bonne came. Le tout, c’est de savoir si on sera capable de ne pas le liquider trop vite.
L’intrigue tient bien en place. On peut tenter de deviner qui finira avec qui, bien sûr, mais Marian Keyes a le chic pour nous flouer sur certains « destins amoureux ». Et ce qui me plaît le plus, c’est cette manie qu’elle a de mettre systématiquement un ver dans la pomme. (parce qu’il y a toujours quelque chose de pourri au royaume de Marian Keyes !)
Dans Une vie de rêve, les apparences sont trompeuses, certes, mais les personnages fallacieux ne sont pas forcément ceux que l’on croit…
Bon, et sinon, quelqu’un sait si les bouquins de cette auteure ont été adaptés à l’écran ?

ophelie

Aimer Glousser

La plus belle histoire d’amour, de Lucy Robinson. Ou les huit rencards foireux d’une célibataire frappa-dingue

7 novembre 2013

Dans la longue liste de mes rendez-vous galants, j’ai connu un certain nombre de ratés. Le plus marquant date de l’époque où, venant tout juste d’arrêter de consommer du « sans lendemain », je m’étais engagée solennellement à trouver l’homme-de-mes-rêves. Le tri sur les sites de rencontres me fatiguant au plus haut point, j’avais opté assez rapidement pour une rencontre in-real-life avec un garçon plutôt gentil avec lequel je parlais beaucoup de cinéma. Je m’étais rendue à ce rendez-vous avec désinvolture mais pas trop, habillée mais pas trop et maquillée mais pas trop. Et, dans le cas où ça se passerait mal, j’avais mis au point une stratégie infaillible qui consiste à donner rendez-vous à 22h en pleine semaine, de façon à m’éclipser au bout d’une heure sous prétexte que « j’ai-de-la-route-pour-rentrer-et-je-travaille-demain ». Astucieux, non ?
Il était donc 22h et j’étais en avance, plus fébrile que prévu. J’avais placé quelques espoirs dans cette rencontre qui marquait résolument mon entrée dans un nouveau cycle de drague, plus sage et raisonné. Mais quand le gentil garçon est arrivé, j’ai été littéralement saisie… de stupéfaction. Car la vie avait joué un sale tour à ce pauvre homme. Son faciès, déformé par une malformation du crâne, avait le plus grand défaut de symétrie que j’ai jamais vu : un oeil plus bas que l’autre.
Je sais que j’aurais dû m’en apercevoir sur ses photos de profil. Mais, devinez. Il s’était arrangé pour présenter soit son profil droit, soit son profil gauche (je salue ici sa technique, passée inaperçue).
Ce fut donc l’une des heures les plus longues de ma vie, pendant laquelle j’ai osé raconter des choses invraisemblables pour le décourager (« je suis sur ce site pour me faire de nouveaux amis ») et agir comme une goujate (« ah, les roses, moi, je déteste ça ! Si-si, je t’assure ! » lorsqu’un Pakistanais nous a proposé son bouquet). Cela n’empêche qu’il s’est comporté comme un gentleman… ce qui n’est pas toujours le cas.
L’héroïne du livre La plus belle histoire d’amour, elle, en connaît d’ailleurs un rayon côté rencontres virtuelles foireuses. Très large, le rayon.

Pourquoi lire La plus belle histoire d’amour ?

1. Parce que c’est un livre au récit digne des plus belles comédies romantiques comme on en tourne au cinéma.
A 25 ans, Fran est sous-fifre dans le monde du journalisme télévisuel. C’est lors d’un reportage au Kosovo qu’elle rencontre Michael, un joli jeune homme qui ne tarde pas à tomber amoureux d’elle. Quelques années plus tard, alors que sa propre carrière décolle et qu’elle pense que Michael s’apprête à lui demander sa main, ce dernier réclame un break.
Hurlant à la mort du fond de son lit, Fran n’arrive pas à admettre que c’est fini. N’en pouvant plus de son état déplorable, ses amis décident de mettre au point un plan sensé être « infaillible » pour qu’elle puisse récupérer Michael. Ils la poussent alors à s’inscrire sur un site internet de rencontres et l’obligent à se rendre à huit rencards… absolument catastrophiques !
Et comme Fran est un peu frappa-dingue (et maso), elle se met aussi en tête d’espionner la nouvelle copine de son ex afin d’en savoir plus sur eux. Dans ces conditions, pas facile d’être au top au bureau, surtout quand on a le coeur en miettes, une drôle de mère à gérer, un chat irascible, une amie slave vivant planquée dans sa remise et une légère addiction au gin. Pour s’en sortir, Fran sera contrainte d’ouvrir enfin les yeux…
2. Pour la réalité des conversations virtuelles. C’est fou comme on s’y croirait ! Habituée-s des sites de rencontres, vous vous y reconnaîtrez absolument. Entre celui qui fait des mauvaises blagues sur votre présentation, celui qui cherche un plan c** parce qu’il trouve que vous avez un regard de coquine et celui qui semble charmant sur le papier mais terriblement vulgaire dans la réalité…
Lucy Robinson dresse un portrait véritablement « ravissant » de nos correspondants virtuels. Pas étonnant, d’ailleurs, puisqu’elle tenait un blog où elle racontait ses multiples rencards internet.
Rien ne vaut l’expérience…
3. Pour la richesse des péripéties de Fran. J’ai rarement lu une histoire aux rebondissements aussi bien fournis en sentiments, en détails et en drôleries (oui parce que les situations sont d’un cocasse… ! On se gausse, mes amies, on se gausse !). Fran est le genre de fille que l’on traite de « grande folle » ou de « vieille branche », je vous laisse donc saisir le grand potentiel humoristique du personnage. Et le meilleur reste les récits de ses rencards (les chapitres sont même rangés selon l’ordre de ses rendez-vous), hourdés de passages délicieusement truculents !

Pourquoi je vous le recommande ?

Avez-vous déjà eu cette envie si particulière, celle qui consiste à se lover dans votre canapé, les pieds enroulés maladroitement dans un plaid pelucheux et un bouquin sous les yeux en attendant que votre tasse de thé brûlante ne le soit plus ? (ô caricature, quand tu me tiens !)
Sachez donc que lire La plus belle histoire d’amour fait partie de ces livres légers que l’on déguste façon « longue soirée d’hiver », surtout lorsque vous en avez assez d’ingurgiter de la série télé.
Comme vous le savez peut-être déjà, je suis très attachée aux petites histoires qui relatent les premiers instants de célibat dans la vie d’une fille qui n’a connu que l’amour-véritable-mais-en-fait-non. Et concernant Fran, je me suis délectée avec beaucoup de plaisir de ses pensées abracadabrantes.
Conclusion : je pense que La plus belle histoire d’amour plaira à toutes les filles qui ont déjà tenté de récupérer leur ex petit-ami… (sommes-nous nombreuses dans la salle ?)
Et un gros merci à ma copine Isa pour m’avoir conseillé ce titre 🙂

ophelie