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Europe Hongrie SVE Vidéo

Parlez-moi d’Europe, le SVE en web-série (Saison 2)

26 mars 2015

L’été 2014, je vous parlais d’une web-série que j’ai créée en partenariat avec le CRIJ Haute-Normandie. Elle consistait à vous montrer la mission pour laquelle je m’étais embarquée en volontariat européen, le cadre dans lequel j’évoluais, ma vie sociale, etc.
Un mois avant mon départ définitif, je rempilais pour une seconde saison (hivernale, cette fois) et qui fait office de bilan sur cette expérience d’un an en Hongrie. Le rythme imposé était le même que la saison précédente : je devais réaliser une vidéo par semaine sur des thèmes prédéfinis. Je me suis encore mise en scène, avec voix off et tout le toutim. J’ai même raccourci la durée des vidéos, si bien que pas une n’excède 3 minutes.
J’ai aussi parfois manqué d’idées et il m’a fallu solliciter l’aide de ma binôme pour m’en sortir (je l’en remercie encore, elle qui a décidé de repartir vivre à Budapest, j’espère qu’elle passera par ici pour lire le message). Je souhaitais donc partager avec vous ces 4 épisodes réalisés dans le rush, mais qui – je l’espère – restent assez évocateurs de ce que l’on peut expérimenter quand on sort de sa zone de confort pour… vivre, tout simplement.

Episode 5 : Visite en pays voisin

A l’occasion d’un week-end à Vienne pour rendre visite à une amie ex-volontaire autrichienne, j’ai voulu montrer comment on pouvait entretenir des liens forts avec des gens qu’on ne voit plus après le volontariat. Parce que se faire des amis à l’étranger présente de nombreux avantages (notamment celui de bénéficier d’un matelas gratuit – mais pas que ça, je plaisante).

Episode 6 : Ambiance hivernale

Lors de la 1ère saison de la série, j’avais consacré une vidéo à la visite de Budapest en été. Il a semblé intéressant d’en faire une autre sur cette ville que l’on voit totalement changer de visage selon qu’il y fait chaud ou froid. Cet épisode a tourné en visite culinaire et purement touristique sans que je ne m’en rende compte.

Episode 7 : Une année de projets

Mon but ici était de montrer quels projets j’ai pu développer en cours d’année. Ma mission de volontariat européen a en a été vraiment très riche, mais je me suis forcée à en faire un condensé pour ne pas ennuyer.

Episode 8 : Les changements intérieurs

Cet épisode est consacré à « celle que je suis devenue » après un an de volontariat. On me disait souvent que l’on était une personne totalement différente, et désormais je peux le confirmer.
Les premières secondes peuvent donner mal au crâne, mais il s’agit d’un récapitulatif en millisecondes de mon année de folie en Europe Centrale…

En espérant que vous avez pu faire un bon visionnage !

ophelie
Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Février en 10 photos. Le mois des derniers regards sur Budapest

9 mars 2015

Je l’ai déjà mentionné dans cet article-ci, je suis définitivement rentrée en France. Comme il s’agissait de ma première expatriation, le retour me semble un peu… violent. Ce doit être toujours un peu comme ça, j’imagine, lorsque l’on quitte une vie riche de fêtes, d’activités, d’amis et d’une romance à fort potentiel : on se sent un peu démuni quand vient le temps de retourner à la case départ au jeu de la Vie.
Moi, ça me donne envie de crier « C’EST PÔ JUSTE ! » et de taper des pieds en piquant une crise de nerfs, mais comme je suis une adulte mature et responsable (ou, disons, à moitié), je tente de garder mon calme et de penser positif en lisant The Secret de Rhonda Byrne. (j’en reparlerai)

Toujours est-il que j’avais envie de terminer ce merveilleux projet Un mois 10 photos initié par Marie (Les Tribulations de Marie) sur une note positive comme j’adore toujours le faire, alors allons-y ! Pour résumer en quelques mots ce mois de février : c’était de loin le plus émotionnel de toute mon année de volontariat.

 

1* Un jour à Eger : 2h de bus pour atteindre cette ville de la province hongroise et s’y sentir comme un dimanche de promenade en famille.
2* Profiter de l’instant : un après-midi ensoleillé, j’ai éprouvé le besoin impérieux d’aller marcher le long de l’avenue Andrassy jusqu’à la place des Héros, de la musique dans les oreilles.
3* Rester avec moi-même : parfois, il est bon de prendre du temps pour soi. Toujours réfugiée au Müszi, je me suis cachée dans les méandres de cet endroit atypique pour boire tranquillement ma tasse de café et noter ce que je voulais visiter dans les jours prochains.
4* Une fête surprise : ce jour-là, j’avais pris 27 ans. Le plus bel anniversaire que j’ai eu 🙂 Surtout avec ce dîner surprise organisé par ma coloc’ et des amies alors que je rentrais de mon club de salsa.
5* Danser la salsa : ha ! Parlons-en, justement. En France, je danse rarement en soirées salsa, de ce fait j’ai été pratiquer un maximum (ici, le Barrio Latino).
6* Des heures studieuses : arrivée en fin de volontariat, j’ai dû réfléchir ardemment à mes compétences gagnées pendant cette expérience. Pour y réfléchir dans une ambiance favorable, j’ai été dans l’une des plus impressionnantes bibliothèques de Budapest.
7* Apprendre : la Maison de la Terreur faisait partie des musées que je me devais de visiter. Une claque.
8* Traîner dans la capitale : un après-midi à faire des photographies de la ville, le long du Danube. Dommage, le temps était gris.
9* Des découvertes : avec une copine, on aime aller boire des chocolats chauds ou des thés dans des cafés un peu clinquants. Celui-ci est mon coup de coeur, Vintage Garden (surtout son cheesecake Oreo) !
10* Admirer la splendeur : ceci est l’intérieur du Café Central, très fréquenté par les touristes. Pareil, je voulais y aller… Il n’y a qu’à Budapest que l’on trouve des endroits aussi beaux, idéals pour s’y faire emmener en rendez-vous galant :’)

Europe Hongrie SVE

Hongrie. Eger, ville idéale pour un #SundayFamilyTrip

18 février 2015

Je dirais que je suis sur le départ. Dans deux petites semaines, je serais rentrée en France, à parler chiffons et avenir avec ma famille et mes anciens amis. Mais avant de vider la boîte à mouchoirs, parlons de la campagne hongroise.

Eger, qu’on prononce [éguerre], est une ville située non loin des « montagnes » à l’est de Budapest. (on va plutôt parler de « collines » mais, entre vous et moi, évitez de dire ça aux Hongrois au risque de les offenser un chouïa). Mes amis volontaires avaient proposé d’aller visiter cette ville un week-end au début de ce mois de février, histoire d’explorer les environs de notre pays d’adoption. Comme Eger ne se trouve qu’à 2h30 en bus depuis la capitale, une journée est amplement suffisante pour un aller-retour.

Je ne vais pas reprendre mon guide touristique, bien entendu, alors je n’oserai parler que de mes impressions. En arrivant en bus, on remarque tout d’abord la basilique (la 2nde plus grande du pays ?) qui surplombe la gare routière. Après, ça descend en pente, et c’est parti pour déambuler dans les rues pittoresques d’Eger.

Pour être tout à fait honnête, mes amis et moi avons trouvé la ville charmante, mais le froid mordant nous a un peu calmés dans notre enthousiasme. Elle doit être bien plus jolie en été lorsqu’il y a des festivals sur la place principale (comme à peu près partout en Hongrie en-dehors de Budapest).

Eger et sa région sont réputés pour leur bon vin, et ça c’est bien de le savoir.
Ensuite, la ville possède ses propres thermes. Je n’y ai pas mis les pieds (j’étais plutôt très portée sur la consommation excessive de cappuccinos pour me réchauffer un peu), mais on en dit du bien – même beaucoup – donc si vous ressentez l’envie de profiter des bienfaits d’une séance de relaxation dans l’eau thermale, dirigez-vous vers les bains !
Concernant notre court programme de la journée (seulement 3h sur place), il a été composé d’une heure au restaurant, d’une autre à explorer les ruines du château et d’une autre à se promener tranquillement dans la ville. Puis, alors qu’on souhaitait prendre un bus pour voir les tufières dans le village d’Egerszalók, on a finalement décidé de reprendre la route pour Budapest. C’est dommage, certes, car les tufières sont des formations calcaires assez rares (cliquez ici pour voir à quoi ça ressemble). Mais comme nous n’étions pas sûrs de pouvoir entrer dans les bains thermaux où elles se trouvent pour les apercevoir, on a préféré renoncer à cette aventure.
Et comme disaient mes amis, cette journée était such a Sunday Family Trip, avec ce qu’il faut de soleil, d’absence d’atmosphère (les magasins ferment les samedis en Hongrie, misère) et de plaisanteries pour finir par conclure avec ce délicieux hashtag 100% ironique : #Eger #NothingToDo.

Europe Hongrie Photographie SVE

Janvier en 10 photos. Positiver pendant l’hiver à Budapest

6 février 2015

Janvier et moi, c’est loin d’être une histoire d’amour. Cependant, vivre en Hongrie a un peu changé la donne cette année-ci. Car il faut bien avouer que j’ai été bien entourée ! Pas un seul week-end de tranquille.

Mon portefeuille s’est allégé d’une cinquantaine d’euros (JUSTE cette somme-là, oui-oui, merci l’Europe Centrale), j’ai bu un nombre impressionnant de cappuccinos, j’ai fait de nouvelles rencontres grâce à ma pratique de la salsa, j’ai eu des fous rires incontrôlés, j’ai même commencé à être coachée !
Mais tout n’est pas rose bonbon. Je suis aussi tombée malade (comme 80% de la population hongroise), j’ai été attristée pour Charlie Hebdo et je me suis acharnée sur une candidature qui m’a pompée toute mon énergie…
Parce que oui, le futur est un peu préoccupant. Mais tant que l’on reste positif, on attire les bonnes énergies, non ?


[Rappel : si vous souhaitez participer au challenge « A month in ten pictures » de Marie, cliquez ici]

1* Recevoir des amies : j’ai eu l’occasion de m’improviser guide lorsque des amies sont venues me rendre visite.
2* Redécouvrir la capitale : forcément, arpenter la capitale en compagnie de mes amies m’a permis de profiter de Budapest comme au premier jour.
3* Un hommage : comme le monde entier a été témoin de l’attaque terroriste, une association hongroise a organisé un rassemblement devant l’ambassade de France.
4* Des projets : j’arrive en fin de SVE, hélas… Et cette idée m’a empêchée de dormir sereinement pendant une semaine ! J’ai donc fait du « life-mapping » pour y voir plus clair.
5* Savourer ensemble : s’il y a un moyen de lutter contre la morosité ambiante, c’est bien celui de retrouver ses amis (au Szimpla Kert).
6* Être touriste : c’est devenu mon credo pour le dernier mois…
7* Donner des cours : une amie étant très motivée pour apprendre le français (comme beaucoup d’autres), je lui ai donné des cours niveau « grand débutant » toutes les semaines au Müszi.
8* Voir la neige tomber : c’était bien la première fois que je voyais Budapest enneigée !
9* Rester gourmande : ha, cupcakes ! Miam-miam. Ceux-ci sont d’un café de Vienne.
10* Découvrir Vienne : c’était programmé de longue date, un week-end dans la capitale autrichienne pour y voir une amie.

ophelie

Carnets de voyage Europe SVE

République tchèque. Prague

19 janvier 2015

Je suis une touriste comme les autres. En montant dans le bus Orange Ways ce soir-là à minuit pour un trajet long de 8h Budapest-Prague, je n’étais pas encore très sûre de mon excitation d’avant-voyage. C’était une première pour moi, le bus de nuit. J’avais empaqueté le minimum nécessaire pour ce week-end express de 2 jours, certaine qu’il n’y ferait pas plus froid qu’en Hongrie et que j’aurais assez d’énergie pour marcher des heures durant dans la capitale tchèque.

Puis je suis arrivée en gare. Totalement défaite par le voyage qui s’est révélé bien plus éprouvant que je ne l’imaginais. Il faut dire que l’autoroute tchèque est bien abîmée, ce qui a, de concert, endommagé mon sommeil de mille cahotements et celui de mes camarades espagnols avec qui je me rendais en terre inconnue. Il était près de 8h du matin, il fallait que l’on trouve le chemin de notre auberge de jeunesse dans la lumière de l’aube, la mine renfrognée. Après une toilette de chat, un petit-déj frugal et les sacs laissés en sûreté, nous voilà en route pour lever nos yeux en l’air. C’est comme ça que je suis tombée in love.

kk

Visiter Prague en 2 jours

Arrivée de bonne heure

Se procurer la carte USE-IT de la ville. Il s’agit d’une carte réalisée par les locaux afin d’expérimenter la capitale à leur façon. Bonnes adresses, bons plans, conseils sur le savoir-vivre, infos en vrac… La carte peut se trouver dans les offices de tourisme, mais elle n’est pas exposée à la vue de tous : il faut la demander au guichet (ça, c’est le secret !).

Se poser dans un café

Arriver de bonne heure permet de disposer d’assez de temps pour une pause. Moi, en tout cas, je ne fonctionne pas sans m’être repue d’un chouïa de caféine, surtout quand il s’agit de tenir une journée entière (+ une soirée) sans avoir dormi sereinement plus de 4 heures. Nous, on a opté pour un café dans le centre touristique (c’est déconseillé pour les petits budgets comme le nôtre, mais que voulez-vous, on était à bout de forces). Se poser 10 minutes permet de faire le point sur sa position géographique dans la ville, repérer les endroits-clés et de s’organiser sur l’ordre des lieux à visiter.

Visiter avec les Free Walking Tours

Valeur sûre, les Free Walking Tours sont – selon moi – le seul moyen de visiter un site touristique de façon complète et instructive. J’aime me laisser conter l’histoire de la ville par une personne de bonne volonté qui raconte des anecdotes par passion du partage. Bien sûr, je laisse toujours un pourboire à la fin, parce que 1) c’est poli et 2) quand on a trouvé la visite de bonne qualité, c’est important de le faire savoir par un geste.

Nous, nous avons signé pour deux Walking Tours, bien que le premier, le « Castle Tour » ait été payant d’environ 10 € (mais cela participe au financement des tickets du tramway que l’on prend pour se rendre sur site). J’ai particulièrement apprécié la seconde visite guidée, principalement pour l’humour fin du guide, sa bonne humeur et… la pause café qu’on a pu s’offrir en cours de route 🙂

 

Oser demander LA bonne adresse

Quand on a la culture « auberge de jeunesse », ce devrait presque être un réflexe de se diriger vers l’accueil pour demander de bonnes adresses. Que ce soit pour aller dîner ou boire un verre en soirée, je trouve qu’il est super important de demander à ceux qui savent. En auberge de jeunesse, on sait que vous voyagez sans le sou ou presque. Du coup, on vous indiquera toujours le bon petit restaurant où on mange bien et pas cher ou encore le bar sympa où échanger des « Where are you from? » autour d’une bière au prix plus qu’abordable. C’est toujours bon à prendre.

Prenez de la hauteur

Prague est si jolie, ce serait dommage de ne pas la voir d’en haut ! Vous pouvez monter sur une des tours du pont Charles, ou encore dans la tour astronomique (tôt le matin, sinon vous avez une file d’attente interminable). Nous, nous avons profité d’une vue panoramique nocturne depuis le quartier du château royal. C’était… pfiou !

Ramener un petit souvenir

Ce que je ramène de mes voyages tient facilement dans mon sac à dos. Il s’agit, le plus souvent, d’une carte postale (ou de plusieurs), d’un magnet pour mon frigo imaginaire (je n’ai pas d’appart qui m’attend en France, en tout cas pas encore) et d’une jolie paire de boucles d’oreille artisanale. Chacun son type de souvenirs, bien sûr, mais je trouve qu’il est bien plus pratique d’acheter ce qui est transportable.
Je vous recommande vivement le pont Charles pour trouver votre bonheur – même si c’est ultra bondé de monde, c’est là que j’y ai trouvé de splendides boucles peintes à la main. C’est sur la rive droite, dans une boutique qui ne paye pas de mine, que j’ai trouvé des cartes postales originales pour un prix dérisoire.

* *
Pour être tout à fait honnête avec vous, deux jours à Prague en hiver, ce n’est pas suffisant. J’ai eu l’impression de courir pour en voir le maximum et je hais ça. Mais alors, vraiment.
En été, la capitale doit être magnifique ! Ceci est d’ailleurs prouvé par les vidéos de Laura du blog OlalaChick. Ah et, pour préparer un peu ce court séjour, je me suis inspirée de l’article (en anglais) du blog World of Wanderlust.
Et vous, avez-vous déjà visité Prague ?

 

ophelie
Europe Hongrie Photographie SVE

Décembre en 10 photos. Les fêtes à Budapest

2 janvier 2015

Je peine à y croire, vraiment. Une année vient de se terminer ! Vous rendez-vous compte ? Impossible. Inimaginable ! Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Qui a appuyé sur l’accélérateur de temps ? Inadmissible.

J’ai le myocarde qui bat au rythme d’une musique house et, manque de pot, je manque de sommeil. Ce mois de décembre au Centre de l’Europe m’a rendue totalement hors service. Pas une semaine ne s’est déroulée sans que je ne fasse mon sac à dos. Avez-vous une idée de combien c’est difficile de faire/défaire son sac à faire à ce rythme ? Entre les To-Do Lists, la pensée inquiète et constante « j’espère que je n’ai rien oublié« , les moments à déballer et remballer ses affaires, les lessives en rentrant…
Si l’on en vient à me demander ce que j’ai le plus appris d’utile durant cette année de volontariat, je dirais sans hésiter : « Savoir voyager léger ». C’est, pour sûr, une compétence ultra-utile pour une fille.
Je vous laisse découvrir ces « moments forts » en images, pour peu que ça vous intéresse toujours 😉 Et, au fait, je vous souhaite une belle nouvelle année !

[Rappel : si vous souhaitez participer au challenge « A month in ten pictures » de Marie, cliquez ici]

 

1* Sentir l’esprit de Noël : j’en parlais dans cet article, j’ai toujours eu un peu de mal avec Noël. Mais s’il y a un moment idéal pour visiter des capitales européennes, c’est bien celui-ci. Et c’est beau… !
2* Flâner sur les marchés : un après-midi, je suis allée me promener avec une amie volontaire et sa mentor sur les 2 principaux marchés artisanaux de Budapest. J’ai appris à vraiment les apprécier  avec elles, en prenant le temps d’observer avec minutie chaque stand, chaque produit, et à devenir vraiment curieuse.
3* Découvrir de jolis cafés : je l’ai déjà dit ici, j’ai décidé de découvrir tous les cafés où boire un bon chocolat chaud à Budapest. Celui-ci fait partie de la liste et l’endroit s’appelle Goamama.
4* Rester entre amis : ma semaine de formation de mi-parcours est arrivée au milieu du mois, enfin ! On était un petit groupe de 15 personnes, on se connaissait déjà tous (plus ou moins), heureux d’être tous ensemble pendant 4 jours de formation à parler de nos expériences de volontaires et à envisager les possibilités futures.
5* Danser toute la nuit : elles se font rares, les nuits dans les bars et les clubs, mais quand elles arrivent j’essaye de tenir debout ! Surtout quand il s’agit de fêter le dernier week-end d’une amie volontaire.
6* Dévorer des pâtisseries : mmh, cette terrible chose est un kürtőskalács coupé en deux, avec de la crème pâtissière dedans. Je l’ai englouti le plus vite possible car mes doigts étaient gelés (oui, je l’avais acheté à un stand dans la rue et je l’ai mangé en marchant, comme j’ai l’habitude de faire désormais) et j’ai sans doute pris 10 kilos d’un coup.
7* Patiner dans le froid : c’était une activité que j’attendais avec impatience ! Patiner au bois de la ville, c’est super cool. En été, cet endroit est un lac peu profond où on peut faire du pédalo (et j’ai loupé ça). L’hiver, ça se transforme en patinoire. Les Hongrois chaussent leurs propres patins (ce sont de grands fans, visiblement) et y vont de bon cœur seul ou avec leurs amis. Moi, pas question de faire des figures ; j’étais très raide – et ridicule – sur la glace.
8* Les fêtes au bureau : les collègues avaient organisé une soirée de Noël. Au programme : cuisiner tous ensemble, préparer du vin chaud, manger, jouer au baby-foot (l’activité favorite des Hongrois) et finir la soirée dans un bar privatisé juste pour nous.
9* Rentrer à la maison : parce que Noël sans la famille n’est pas Noël, j’ai pris l’avion pour revenir en France et voir mes proches. Après une semaine, je suis revenue fraîche et dispo en Hongrie 🙂
10* Célébrer la nouvelle année : ET OUAIIIIS…

ophelie

Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Budapest. Christmas Spirit

24 décembre 2014

L’esprit de Noël, je l’ai rarement. Depuis le jour où j’ai tiré sur la barbe en coton du Père Noël de mon enfance pour découvrir avec stupeur et déception qu’il s’agissait en fait d’un oncle sans vrai hotte ni gros bidon, j’ai progressivement perdu le goût pour les festivités ornées de sapins clignotants aux couleurs criardes.

Depuis la fin de l’Âge d’Or, mon œil se fait condescendant sur les enfants qui font leur liste de cadeaux aussi chers qu’improbables pour leur âge, je ronchonne aussi sur le manque de charme de la période – sacrifié au nom du marketing qui pique les yeux – et je soupire sur le manque de surprise, de plus en plus cruel chaque année, puisque mon « Père Noël », à court d’idées, préfère me laisser carte blanche pour m’offrir moi-même mes propres cadeaux.
Bien heureusement, les villes de toute la planète – ou presque – décident d’un commun accord que Décembre est THE moment idéal pour injecter un peu de magie dans les cœurs désillusionnés comme le mien. De ce fait, chaque fois que j’ai mis le nez dehors ce mois-ci, je me suis pris des salves d’odeurs, de sons et de lumières en pleine tête. Budapest m’a prouvé que Noël approche et qu’il me fallait l’honorer avec passion et dévotion.

Activités de Noël à Budapest

Ceci est une liste non-exhaustive d’activités que j’ai bien pu faire à Budapest pendant cette période enchanteresse et mêêêrveilleuse :
> Se mettre en quête de tous les marchés de Noël, artisanaux ou design
> Flâner longuement entre les stands pour admirer les produits du savoir-faire hongrois
> Boire un verre de vin chaud
> Déguster un délicieux kürtöskalács (prononcez [kurtoche-kalatche]) tout juste sorti du feu
> Aller patiner au bois de la ville, derrière la place des Héros
> S’offrir un exemplaire d’un des six « Little Hungaropedia », petits livrets sur la culture hongroise
> Acheter des tablettes de chocolat hongrois (ou des friandises)


Célébrer Noël en Hongrie
A ce propos je ne peux répondre correctement car, pour tout avouer, je suis rentrée en France pour fêter Noël en famille. Mais je vous laisse vous reporter aux liens en fin d’article pour prendre connaissance des us et coutumes des Hongrois, les endroits ouverts où manger à Budapest et ceux où il se passe encore quelque chose, etc. (les liens sont en anglais, si vous n’êtes pas à l’aise je vous recommande d’utiliser Google Translate)

J’en sais donc très peu – et je m’en excuse. Le peu de savoir en ma possession reste celui que mes amis internationaux m’ont donné ; ceux qui travaillent dans de grandes multinationales, par exemple, m’ont raconté qu’ils avaient droit à une soirée de fête entre collègues, avec beaucoup – beaucoup – de nourriture.
Dans l’organisation où j’effectue ma mission, cela a aussi été le cas, mais on avait également fêté plus tôt la Saint-Nicolas par un goûter bien consistant à base de brioche tartiné de margarine, avec chocolats Kinder, bonbons et boissons chaudes.
Bref, je vous laisse admirer les photos et sur ces derniers mots, je vous souhaite un joyeux Noël :’)

ophelie
Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Hungarian Way Of Life #1

18 décembre 2014

J’en lis beaucoup sur la blogosphère, des articles sur Budapest. Je lis avec attention ces compte-rendus détaillés de ce que les auteurs ont vu, fait et mangé ici, agrémentés de commentaires ornés d’adjectifs qualificatifs plus qu’élogieux. Et ils ont bien raison car cette ville est supra cool. Mais si on veut pousser au-delà de l’aspect touristique, c’est un poil plus compliqué de trouver des détails. Bien sûr, vous pouvez vous référer aux guides, ils sont très bien documentés et on a une idée globale de là où on s’apprête à poser ses valises. Et puis il y a les expatriés, des mines d’or que l’on peut toujours contacter via des groupes Facebook si jamais on a une question d’ordre pratique à poser.
Après tout ça vient l’expérience. Celle qu’on accumule au fil du temps, à force de se tromper, de se perdre et d’épuiser son cerveau à comprendre ce qui nous perturbe ici. Mais il n’y a rien de mieux qu’elle pour vous pousser à vous adapter, à estomper les différences et à vous faire vous sentir chez vous. Et c’est elle que j’attendais pour pouvoir commencer à vous écrire tout ce qui suit.
Parce qu’après 10 mois en Hongrie, je pense avoir désormais la légitimité de vous parler des petites différences qui existent entre notre mode de vie français et celui à la hongroise.

Yo !

La Hongrie est le seul pays où dire « yo ! » toutes les 5 secondes est considéré comme normal. Où que vous alliez, vous surprendrez certainement quelques conversations pendant lesquelles un Hongrois dira « yo » d’un air absolument sérieux en opinant du chef. Yep. Même les grands-mères.
Même si au début ça fait bien rire l’Etranger, il finit par saisir que ce « yo » s’écrit en réalité «  » et signifie – en gros – « bien« . Vous pouvez également le comprendre comme un « d’accord » mais, une fois qu’on y est habitué, on se plaît à s’imaginer dans un pays où le langage gangsta est roi.

Street food

Lorsque vous arpentez Budapest, l’organe le plus sollicité, c’est votre nez. Ici, la street food, C’EST LA VIE. Tous les 150 mètres vous trouverez un endroit où vous fournir en aliments gras. Entre le gyros dégoulinant ([guirosse] = kebab), la maigre part de pizza (oui on achète des parts de pizza, rarement une entière) ou le lángos tout chaud, vous pourrez prendre 1 kilogramme à chaque coin de rue.
Le Hongrois aime manger sur le pouce, il est doté d’un talent inné pour manger et marcher en même temps ! (certains mangent de la pizza le matin sur le chemin du bureau) Si vous débutez en la matière, vous pouvez vous contenter d’une pause street food après une soirée arrosée, vers 3h du matin : ça aura le mérite de réduire l’impact de l’alcool sur votre organisme.

Dans le métro

Fraudeurs, vous ne passerez pas ! Tels des Gandalfs en uniforme, les contrôleurs du métro vous attendent en haut des escalators qui mènent aux souterrains. Impossible de passer au-delà sans ticket, donc. Bien que vous soyez pressés, il vous faut soumettre le bout de papier aux yeux du contrôleur de droite si vous êtes à droite, ou de gauche si vous êtes à gauche, avant de pouvoir poser un pied sur un escalator dont le tapis roule si vite que vous manquez d’en tomber cul par-dessus tête. Faut dire qu’il va en profondeur, ce métro budapestois. Et rares sont les personnes qui souhaitent vous doubler à cette vitesse.
Alors on se calme et on admire la dizaine (!) de panneaux publicitaires qui ornent les murs et on arrête de se croire à Paris. Parce que le métro ici, il est loin d’être bondé, y’a de la place pour tout le monde. Et personne ne vous embête. Personne.

Dans le tramway

Sans doute êtes-vous au courant d’une règle civique toute simple dans les transports en commun : celle de laisser sa place aux personnes âgées et aux femmes enceintes. Eh bien, à Budapest, on est tellement polis qu’on laisse sa place vacante même s’il n’y a personne à qui la céder. Vous pouvez voir ce phénomène dans le tram 4 ou 6 qui traverse le centre-ville, par exemple. Les passagers préfèrent rester debout et groupés près des portes durant leur trajet plutôt que de se précipiter sur un siège. Au début, vous avez du mal à comprendre, tout habitué-e-s que vous êtes à faire la course pour poser vos fesses avant celles de votre voisin. Alors vous prenez un siège, l’air content, avant de vous apercevoir que tout le monde s’en fiche royalement. Puis, au fil du temps, on finit par saisir la logique. Après tout, pourquoi s’asseoir quand on descend aussi sec deux arrêts plus tard ?

Dans la rue

Marchez en paix, les filles. Rares sont les gros lourds qui vous font une remarque désobligeante sur votre cuissot découvert ou votre décolleté indécent. Ici, on s’en fout. Que vous reveniez de soirée avant ou après minuit, plus ou moins consciente du monde qui vous entoure, personne ne vient perturber votre trajet jusqu’à la maison. Dans les rues de Budapest, on est libres de marcher sans chaussures au petit matin, d’engloutir salement un gyros sur le trottoir ou de traîner avec sa bouteille sur une place publique. Évidemment, ce dernier fait est moyennement toléré alors n’allez pas exprès agiter votre vin sous le nez des policiers ou vous allez vous retrouver avec un contrôle d’identité en hongrois. (j’ignore si on s’en sort indemne)

Dans les bars (normaux)

Si vous souhaitez rencontrer de jeunes Hongrois fêtards, entrez dans un bar qui ne paye pas de mine, sans style aucun et dont l’ambiance est saturée par du mauvais son qui vous éclate les tympans. C’est ici que vous trouverez des boissons pas chères. Les étudiants commencent leurs soirées beuverie vers 17h et finissent soûls aux alentours de 10h, après avoir approximativement refait le monde le ventre vide. C’est tôt, selon vous ? Que nenni ! L’avantage c’est que, le lendemain, on a assez dormi pour retourner en cours ou au boulot. (Comment reconnaître un Hongrois qui se remet d’une gueule de bois ? Il a une bouteille de Coca sur son bureau – les filles font même l’impasse sur le maquillage)

Dans les bars en ruines

Plutôt réservés aux touristes ou aux Hongrois qui ont les moyens de se payer une boisson au-dessus de 500 forints (1,50 €), les bars en ruines sont considérés comme des lieux hype où la langue communément parlée est l’anglais. Leur déco est cool, principalement parce que c’est la marque de fabrique de ces bars installés dans des cours d’immeubles désaffectés. Si vous avez un petit creux, vous pouvez aussi y commander de quoi manger (hamburgers, parts de pizza, frites, sandwiches…) parce qu’il y a toujours une cuisine en état de marche durant la nuit. Le plus souvent vous finissez éméché, dansant follement avec une bière à la main ou parlant d’un sujet brumeux avec un inconnu rencontré près du comptoir.
Il existe aussi des bars en ruines moins onéreux plein de jeunes Hongrois excités, écrivez-moi pour en connaître les adresses.

Aux toilettes

Dans la plupart des bars, quand vient le moment de vous soulager aux WC, une « dame pipi » est installée à la porte. Assise près d’une table de misère où elle a posé une assiette en plastique pour y recueillir des pièces, elle garde jalousement une pile de papier toilette. C’est à elle que vous devez en demander contre de la petite monnaie. Oui parce qu’une fois dans une cabine, vous constaterez que du papier, il n’y en a pas. Ni de verrou sur les portes, d’ailleurs. Jamais. Il paraît que c’est pour éviter que des gens bourrés restent coincés là. En attendant, vous priez pour que personne ne vienne vous interrompre pendant le processus. Et vous développez une compétence nouvelle en techniques « pour retenir des portes sans toucher le bord de la cuvette avec vos fesses ».

Monnaie

Il n’est pas évident de se familiariser avec le forint, d’autant plus qu’en Hongrie, on paye toujours en cash. Dès l’instant où vous échangez vos euros, vous vous retrouvez avec une liasse de billets affichant un impressionnant nombre de zéros à vous en faire tourner la tête. Or, non, vous n’êtes pas devenu riche. Vous allez simplement devoir convertir et considérer que 30 € en forints, c’est beaucoup trop pour acheter un simple café à 0,50 cts dans une petite boulangerie. Bien souvent, le commerçant n’a pas le change nécessaire, de ce fait vous vous retrouvez avec un billet impossible à casser (et pas de café, du coup).*
Et si, par un heureux hasard, vous y parvenez, le commerçant prendra soin de compter consciencieusement le change, coupure par coupure. Même si vous n’avez rien compris et que vous ne savez pas vous-mêmes combien il doit vous rendre. Acceptez donc l’effort… avec le sourire.

*Conseil : pour casser un billet, achetez un petit quelque chose dans une grosse enseigne ou un gros magasin.

Pourboire

Après un bon repas entre amis au restaurant, le paiement de l’addition est toujours un moment fantastiquement bordélique. Certains établissements n’acceptant que le cash, vous devez diviser la note en parts à peu près égales. Et aussi ajouter le pourboire, ce qui représente un ajout de 10% du montant de l’addition. Alors on calcule, on ajoute quelques pièces, on s’engueule. Quand vous vous apercevez que vous n’avez pas le compte, il arrive parfois que votre regard se tourne vers l’un de vos amis qui, compatissant, accepte d’avancer quelques forints pour vous. Promis, vous lui paierez une bière à la prochaine soirée.

Et vous ? Avez-vous déjà comparé une autre culture à la vôtre ?

ophelie