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Croatie. Road trip #2 Plitvice, ou quand un parc naturel s’apparente au paradis

29 septembre 2014

J’ai envie de vous parler « paradis », là, maintenant. Je suis actuellement en train de me délecter d’un cappuccino dans un California Coffee Company (l’équivalent du Starbucks), lieu où je me suis réfugiée après ma journée de boulot bien remplie. Un gentil couple d’étudiants se bécote juste face à ma table tandis que le titre « Pompeii » du groupe Bastille (*love*) passe en fond sonore. Bonheur. Je suis à Budapest.

BREF. J’ai décidé de vous partager l’étape suivante de mon premier road trip entre copains, parce que j’ai commencé ici et que cette nouvelle destination vaut bien un arrêt de votre part sur cette page. (mais oui, vous allez voir)

Reprenons depuis Zagreb. Après s’être levés de bonne heure, mes amis et moi-même avons quitté l’auberge de jeunesse et acheté de quoi nous ravitailler en petit-déj’ dans un supermarché. (ceci étant la seule façon pas chère de nous rassasier) Après un embouteillage et deux heures de route, nous avons stoppé notre voiture à Plitvice pour en voir les parcs naturels, comme 90% des touristes en voyage en pays croate.

Pour visiter les parcs, vous avez deux entrées, un max de possibilités. Les itinéraires, c’est vous qui les choisissez en fonction du temps qui vous est imparti (et de celui que vous permettent vos jambes aussi). Les circuits proposés vont entre 2h et 8h, ce qui n’est pas rien quand le soleil a décidé de vous cramer les épaules et que vous n’avez pas prévu de chapeau. (ceci était mon cas)

Un conseil : évitez les petites chaussures du style spartiates ou tongs, prévoyez des baskets ou des chaussures de marche (les tennis conviennent aussi).

Avec mes copains, nous avons pris le bateau pour traverser l’un des lacs. Ce premier spectacle ravit les mirettes, mais ce n’est que le début. Car il faut ensuite continuer à pied pour découvrir une balade exceptionnelle qui vous transporte quasi immédiatement à ce que je nomme « le paradis ».

Peu importe que l’on manque de se bousculer entre touristes sur de maigres planches au-dessus de l’eau (maintenez bien votre équilibre), la beauté du paysage vous fait retenir votre souffle ! Ici, pas de pollution ni de vilains humains souillant la pureté des alentours ; vous êtes au cœur de la nature telle qu’elle devrait être… sans nous.

Il est interdit de se baigner dans les lacs de Plitvice, et c’est une bonne chose. Excellente. On a juste à se pencher pour apercevoir les poissons nager vivement dans une eau limpide. On y voit comme dans un verre d’eau… Et, bien sûr, en cours de visite, nos pieds ont chauffé sévère. En gentils rebelles, nous avons été assez braves pour tremper quelques minutes nos petons dans l’eau, histoire d’en tester la température. Eh bien, on a vite déchanté : elle était gelée.

Côté fatigue, j’en ai pris pour mon grade. Je ne suis pas une grande fan des montées et descentes abruptes, même s’il s’agit d’escaliers. J’ai dû tenir des mains comme une enfant (hé, je fais 1m52 !), dire « non » de la tête quand on me proposait d’aller dans un endroit que mon fort intérieur considérait comme trop dangereux, et me retenir de pleurer quand les muscles de mes cuisses me donnaient l’impression d’être en train de hurler à la mort. Alors oui, j’ai profité de panoramas éblouissants et j’ai été de la partie lorsqu’il s’agissait de faire des selfies de groupe au-dessus des cascades, mais une fois assise dans la navette qui nous a ramenés au parking, j’ai remercié le Ciel de m’avoir gardée en vie intacte durant cette journée.
Dois-je pour autant renoncer à ma future carrière de Lara Croft ? Que nenni !
ophelie

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Croatie. Road trip #1 Zagreb, la surprenante

28 septembre 2014

Il y a un avantage à résider au centre de l’Europe, et plus spécialement à Budapest : les pays limitrophes vous paraissent plus accessibles. Si, comme moi, vous n’avez jamais beaucoup voyagé dans votre vie, cet aspect se révèle extrêmement profitable.

Cet été – oui, je vais revenir à cet été, désolée pour le retard -, j’étais partie avec des amis en road trip à travers la Croatie. Et, chose notable, je suis partie avec deux couples. (et j’ai survécu)(s’il y a des célibataires parmi les lecteurs, félicitez-moi, merci.) Notre première étape fut de s’arrêter à Zagreb, la capitale croate, que l’on avait ralliée en environ 3h de route depuis Budapest.

Nous avions réservé une chambre dans une auberge de jeunesse hyper design à l’extérieur de la ville pour une nuit. Le timing sur place était serré. C’est drôle à dire, mais au début de la planification de notre voyage, la capitale nous plaisait moyennement. Oui, au vu des images proposées par Google, nous n’étions pas très impressionnés. (Budapest était notre élément de comparaison, je le rappelle) Finalement, j’avoue volontiers avoir apprécié Zagreb. Il a suffit de quelques heures à déambuler dans les rues, sans aucun guide touristique hormis les prospectus ramassés à l’auberge de jeunesse. (la meilleure façon, selon moi, de visiter un coin)

L’atmosphère y est toute douce. On doit se sentir à l’aise là-bas, évoluer gentiment. Côté architecture, ce n’est pas fou-fou, certes. Toutefois, les animations estivales rendent la ville très chaleureuse. (une logeuse nous a affirmé un peu plus tard que l’hiver était la saison idéale pour y séjourner, à vérifier !)

Oui mais voilà, nous y étions au beau milieu du mois de juillet. Heureusement, un festival folklorique nous a bien accueillis. C’est ainsi que j’ai remarqué les similarités avec la culture hongroise (et un twittos m’a signalé que c’est bien normal car la Croatie faisait autrefois partie du territoire hongrois – merci à lui). Que ce soit les tenues traditionnelles, les danses et les musiques, l’empreinte demeure forte. C’est peut-être pour cette raison que je me suis un peu sentie « comme à la maison ».

Selon mes prospectus touristiques en anglais/français, la capitale a deux versants : une ville haute et une ville basse. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire un tour complet de ce qu’il y avait à voir… (mais qui peut se vanter de pouvoir le faire en juste cinq heures ?)

Alors que le soleil se couchait, nous avions opté pour les escaliers afin de gagner la ville haute plutôt que de se mettre en quête du funiculaire. (c’est bon pour le cœur) Là-haut, c’est beau, c’est propre, c’est même très coloré. Dans les cours intérieures de certains bâtiments et musées se déroulait un festival artistique, avec réceptions, lampions, démonstrations… J’aurais d’ailleurs voulu visiter un musée, celui nommé « The museum of Broken Relationships » mais nous n’en avions vraiment pas le temps. Snif. J’espère y retourner un jour pour découvrir les petits trésors de cette capitale, car je ne m’attendais pas à une si bonne surprise !

Et vous ? Avez-vous déjà mis les pieds à Zagreb ?
ophelie

 

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Budapest. Le Mont Gellért, ou quand il s’agit de grimper une colline

23 septembre 2014

S’il y a bien une chose que je n’aime pas trop dans la vie, c’est grimper. Plus spécialement quand je suis en train de faire ma touriste. Je parle de cette douleur lancinante qui commence à se faire sentir dans les cuisses après quelques volées de marches, ce souffle qui se fait plus rare et ce sang qui afflue au visage pour vous donner un air de homard mal cuit.

A Budapest, on a des collines, mais surtout du côté de Buda. Bien que cela permette de profiter de beaux panoramas sur le plat Pest, c’est au prix de fastidieux efforts que l’on gagne les hauteurs. J’avais d’abord évoqué le château royal du haut duquel on peut profiter de la vue, mais dans cet article je vais parler du mont Gellért. Cette colline surplombe la capitale avec, à son sommet, une splendide Statue de la Liberté brandissant une feuille de palmier en guise de torche. (cette statue a une histoire, mais je vous laisse le soin de la checker vous-mêmes dans les guides)

Pour y accéder, on a plusieurs choix.

Moi, j’aime traverser le pont Szabadság (prononcer [sabade-chague]) depuis Pest, que les guides traduisent par « le pont de la Liberté ». Il est vert, il est beau, et c’est mon pont favori. (oui j’ai un pont favori, je sais c’est bizarre) Le pont Erszébet permet également de passer par un autre versant de la colline. Et l’on peut aussi choisir d’utiliser les souterrains et de passer sous le Danube avec le métro n°4, mais c’est selon les affinités de chacun avec les ponts.

 

Sur les photos que j’ai prises en avril dernier, vous verrez que j’avais choisi de traverser le pont de la Liberté. (je le traverse toujours dès que j’en ai l’occasion – oui je sais que vous avez compris que j’aime ce pont). Une fois de l’autre côté, vous devez grimper la colline. Comme plusieurs chemins mènent en haut du mont Gellért, c’est au touriste de faire son itinéraire perso au travers des arbres.

Arrivée au sommet, malgré mon souffle court, j’avais décidé de continuer à prendre des photos. Eh oui, je suis un peu cette touriste pénible qu’on a envie de laisser derrière soi juste par méchanceté. Je suis cette touriste qui laisse traîner son objectif sur des détails, ratant par-là même la moitié du spectacle dans la « vraie vie ». Certes. J’assume. Surtout dans le cas du mont Gellért où je m’étais dit qu’il fallait bien que j’ai une « compensation » après avoir souffert le martyre dans mes courtes jambes.

Pour les touristes plus flemmards, il est cependant possible d’accéder au mont Gellért en bus, ce qui est fort bien utile lorsqu’on décide de le visiter de nuit, afin de profiter d’une vue fabuleuse sur une Budapest illuminée. (mais moi j’ai grimpé là-bas de jour comme de nuit)(la faute aux amis qui, eux, sont faits d’acier et de muscles en béton – et qui ont sûrement une vision infrarouge puisque rien n’est éclairé sur cette colline !)

Mais si vous n’avez pas peur d’être rincé-e-s pendant une visite touristique, je vous encourage à monter vous aussi jusqu’au sommet du mont, pour une excursion authentique à la récompense pleine de splendeur. Car il est vrai qu’une fois arrivé-e-s, on est loin de le regretter… !

ophelie

 

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Hongrie. Esztergom, ou la joie d’expérimenter le passage des frontières

15 septembre 2014

Bien que je n’ai pas encore pris le temps d’épuiser toutes les activités de la capitale, l’envie m’est venue de partir explorer une ville nommée Esztergom [prononcez « Esther-gomme » en français] dont on m’avait déjà dit beaucoup de bien (par ma coordinatrice pro, par des copains, par la guide du Parlement aussi).
Dans cette aventure, j’avais proposé à plusieurs amis de nous accompagner, ma binôme et moi. Ensemble, nous avons acheté nos tickets de bus (6 € l’aller-retour) afin de parcourir 45 km en 1h30. Oui, 1h30. Mais je me dois de préciser que si le réseau de transports en commun couvre bien le pays, les trajets sont toujours trèèès longs (mais c’est le cas pour toute l’Europe Centrale, il me semble).

Pendant ce temps d’attente, j’ai eu le loisir de consulter mon guide touristique tout corné. Il dit qu’Esztergom fut autrefois prestigieuse parce qu’elle était… l’ancienne capitale de la Hongrie. Oui-oui. Quand la Hongrie était plus large du haut et du bas – c’est-à-dire avant que « l’Europe » lui ait retiré des gros morceaux (cf. vos manuels d’Histoire sur les guerres mondiales) -, Esztergom était LA ville où les rois se faisaient mousser. C’est pour cette raison qu’on y voit, en haut d’une colline, de beaux bâtiments tels qu’un palais royal et une cathédrale. Il s’avère qu’aujourd’hui la ville est un peu moins grandiose qu’avant, mais reste néanmoins tout aussi charmante…
Parlons aussi géographie. Esztergom se trouve au nord. Autour d’Esztergom, le paysage est montagneux. Verdoyant. Devant Esztergom, on trouve le Danube et… la Slovaquie ! Il suffit de traverser le pont au-dessus du fleuve pour pouvoir annoncer à son oncle Rémond-Gérald lors de la prochaine réunion de famille : « Hé, oncle Rémond-Gérald, tu sais quoi ? J’ai été en Slovaquie ! Et à pied, en plus !« .

Bref. Par chance, nous étions arrivés pendant un week-end festif ! Au bord du Danube se déroulait un festival folklorique avec marché artisanal (j’y ai acheté une paire de boucles d’oreille), des chants, de la musique, des démonstrations… et de la nourriture. Beaucoup de nourriture. La tentation était trop grande. Nous nous sommes attablés parmi les Hongrois pour manger goulûment des plats bien gras.
Puis il nous a fallu grimper jusqu’à la colline pour avoir un superbe panorama du paysage et visiter le site de la citadelle. On a voulu prendre par les « cat stairs », un escalier de pierre qu’on remarque à peine entre deux maisons. Mais comme on est abonnés aux ratés, on a loupé l’entrée de ces fameux escaliers pour finir par grimper un sentier. Ouais. On aime bien se compliquer la vie, avec les copains.
Une fois en haut, c’est joli. On regarde au loin le plat pays – la Slovaquie – en s’étonnant du fait qu’il ne suffit que d’un pont pour repasser en zone euro. C’est beau, les frontières ouvertes.
Mais je vous laisse avec les photos, elles sauront mieux décrire que moi l’architecture, l’ambiance solennelle du lieu, mes yeux émerveillés de tant de grandeur, etc.

Je vous épargne la visite de la ville slovaque d’en face. Mais si vous voulez retrouver quelques photos de là-bas quand même, vous pouvez vous abonner à mon Facebook, j’y partage beaucoup de photographies qui ne figurent pas sur le blog 🙂
Et vous, vous avez déjà visité un pays dont on traverse la frontière via un pont ?

ophelie

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Hongrie. Carte postale d’un stage de salsa au bord du lac Balaton

4 septembre 2014

En ce retour des trousses à crayons, des classeurs à spirales et des agrafeuses en plastique, je voudrais parler vacances. Oui. Vacances.
Car cet été, je suis sortie hors de ma zone de confort : je me suis offert des vacances toute seule. (en réalité, je n’ai pas toujours été seule, mais le degré de solitude a été suffisamment élevé pour que je me sente en plein challenge social) Cela n’a pas été très long, juste 3 jours au début du mois de juillet.

Des clubs à la danse
Comme je l’explique dans cet article-ci, en France, je suis habituée à danser la salsa portoricaine. J’y ai mon école de danse, ma « famille de salseros« , bref, avant de partir, j’avais mes aises et mon petit style qui ne paye pas de mine.
Mais en arrivant à Budapest, je me suis retrouvée démunie. Il FALLAIT que je trouve un nouveau club de danse. Il FALLAIT que je continue de pratiquer. Après avoir erré sur le net quelques temps, trouvant des cours à des prix excessivement chers, j’ai fini par renoncer. Puis j’ai traîné ma pauvre coloc’ dans un club réputé, le Barrio Latino. Là-bas, les Hongrois y dansent le style cubain avec brio, tous se connaissent, tous ont leur « famille de salseros« . Pour m’incruster, je ne savais pas encore par où commencer. (surtout avec cette histoire de barrière de la langue…)
Jusqu’à ce que ma coloc’ trouve pour moi un événement Facebook proposant dix cours pour « absolute beginners », à raison d’un par semaine, et à un prix imbattable. L’aubaine ! J’allais enfin pouvoir me mettre à danser dans les clubs, moi aussi !

C’est ainsi que je me suis pointée chez Salsa cubanismo, une école de danse où les profs sont nombreux et officient toujours par deux : un gars, une fille, de façon à enseigner les pas pour les deux genres. Gé-ni-al. Sauf que, dans mon enthousiasme, j’avais totalement zappé le fait que les cours étaient entièrement délivrés en hongrois. Misère. Il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour m’y faire, vous imaginez bien.
Par bonheur, la danse étant un langage universel, il m’a été possible de copier les gestes des profs pour m’en sortir sans trop de mal. (et croyez-moi, quand on ne comprend pas un mot de ce qui se trame, on a le temps d’observer ce qui se passe autour de soi)
Le gros avantage, c’est qu’ainsi, j’ai pris l’habitude de compter mon « tempo » en langue magyare et j’ai appris quelques expressions courantes. Et, Dieu merci, les noms des pas sont en espagnol !
Mais c’est lorsqu’il a fallu danser en couple que j’ai commencé à galérer.

Pendant les cours
En cours, on forme des lignes et on change régulièrement de partenaire. Étant la seule étrangère du groupe, j’en ai intimidé plus d’un ! En répétant inlassablement la phrase « Désolée, je ne parle pas hongrois mais j’apprends !« , je me suis – malgré moi – fermée à bien des discussions. Certains de mes partenaires s’obstinent toujours à me donner des indications dans leur langue maternelle, bien sûr, quand d’autres se sont résignés à me parler et préfèrent désormais m’offrir de splendides sourires gênés.
Cependant, je reste ravie lorsque quelques-uns se montrent ravis d’échanger en anglais avec moi, s’étonnant de ma réactivité pour une « débutante ». (j’ai même eu le droit à un « tu danses bien pour une française« … on a une de ces réputations de mauvais danseurs -_-)

Mais la langue est rapidement devenue un véritable obstacle m’empêchant de me mêler au groupe. Difficile, en effet, de comprendre les blagues des professeurs – mon plus grand regret – et d’être au fait des prochaines soirées annoncées en fin de cours. J’ai rarement osé déranger les gens pour leur demander « hey, what’s up? », me faufilant vers la porte en catimini quand c’était fini. Trop timide.
Puis, un peu avant juillet, ma prof m’a prise à part pour me proposer de venir à un « salsa camp » de 5 jours au bord du lac Balaton. (la « mer hongroise ») Elle m’a expliqué avec patience les prix proposés puis m’a encouragée à réfléchir. Voyons, voyons, cinq jours dans un hôtel de luxe avec piscine et plage privées, repas compris, cours de tous styles du matin au soir avec des fêtes où pratiquer… J’étais déjà emballée !

Le « salsa camp »
Deux semaines plus tard, j’étais dans un bus en direction de Siófok, une ville hyper touristique dans le sud du lac Balaton. Je n’avais choisi que 3 jours de stage, ce qui était amplement suffisant pour tenter l’aventure en solo. Car je me rendais là-bas en sachant pertinemment que personne ne parlerait anglais et que je me retrouverai bien souvent livrée à moi-même, peut-être même isolée du reste des gens.
Ce qui, en un sens, ne s’est pas révélé tout à fait vrai… En plus du paysage magnifique qui s’offrait à moi (l’immensité du lac, le beau temps, les gens qui se baignent, la musique latine), j’ai pu me mixer au groupe. Le stage permettait à tous les gens de l’école de danse de se retrouver (environ 80 personnes !) et d’avoir des « vacances » tous ensemble. Ils étaient plus nombreux que je ne le pensais à pouvoir parler anglais, ce qui m’a évité de grands moments de solitude… !

Le planning était parfait. Les cours étaient dispensés de 10h à 18h30, avec des plages horaires orientées « détente » en fin de journée comme, par exemple, du stretching sur la plage, de la zumba… On était surtout libres de choisir les cours auxquels on souhaitait assister, ce qui était pratique si l’on préférait lézarder au soleil sur une chaise longue ou se baigner de temps à autre. J’ai donc perfectionné mon style cubain en journée et, en soirée, – quand je ne buvais pas de mojitos, héhé – j’appris à suivre mes partenaires et à improviser.
Cette expérience m’a beaucoup apporté : je sais maintenant que je suis capable de partir en solo dans un séjour de vacances, quitte à ne rien comprendre autour de moi et à être un peu mise de côté. Et aujourd’hui, je peux aussi dire que je sais danser la salsa cubaine ET portoricaine, même si je ne les maîtrise pas parfaitement, évidemment ! D’ailleurs, mes cours reprennent la semaine prochaine et, vous savez quoi ? Je suis passée en niveau intermédiaire 🙂 En juste 6 mois, c’est pas beau, ça ?

Et la dernière photo de groupe, il en fallait bien une ! Retrouvez le site du club ici (en hongrois, héhé)

ophelie

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Budapest. Carte postale du Sziget festival

22 août 2014
La question qui revenait souvent sur toutes les lèvres, c’était : « Et toi, est-ce que t’as prévu d’y aller ?« .

Le festival Sziget, dont le mot veut dire « île » en hongrois, c’était un peu l’événement de l’été à ne pas manquer. A en voir les affiches publicitaires et les spots sur écrans géants qui pullulaient partout depuis des mois, je ne pouvais pas passer à côté tant ça semblait transpirer le fun.

Du coup, j’ai acheté un ticket pour un jour. Un seul. Et il m’en a coûté les yeux de la tête. (55 € la journée ! Pour le niveau de vie en Hongrie, je vous assure, c’est exorbitant !)

J’ai donc pris la journée du jeudi parce que j’avais estimé que c’était celle qui me convenait le mieux, avec des artistes internationaux qui dépotent comme Bastille, Macklemore&Ryan Lewis et Stromae. (y’avait Lily Allen dans le lot mais je n’ai pas beaucoup aimé sa prestation, avec des biberons géants posés sur scène et des danseuses en culotte qui remuaient de l’arrière-train avec un masque de labrador sur la tête. WTF ?)

Je ne suis pas une « fille à festivals ». Je suis plutôt du genre à remuer en cadence au fond de la salle pendant que l’artiste fait son show, assise bien droite sur un siège douillet que j’ai réservé bien à l’avance. (un peu de compréhension, voyons, je ne suis qu’une nana qui lit des livres d’amour et qui ne supporte pas le goût de la bière)

De ma vie, je n’ai été que deux fois dans un festival de musique : le méconnu « Rock dans Tous ses Etats » en Normandie, bien gentillet en comparaison de ce gros monstre qu’est le Sziget.

Forcément, le jour où j’ai décidé d’y aller, il a plu des trombes d’eau. Genre, vraiment. Ambiance bain de boue garantie. Heureusement, j’avais prévu le coup avec une tenue inspirée de Pinterest, car 1) je suis niveau moyen en « Fashion style » et 2) j’avais du mal à trouver une alternative au K-way que je n’avais pas. Et pour moi, il était hors de question de me procurer sur place un « sac poubelle à capuche » vendu 5 €.

Le combo pour lequel j’ai opté a amplement suffi :

Robe printanière + chemise en jean + foulard + boots montantes en cuir + chaussettes qui dépassent.

J’avais aussi pris un parapluie que j’ai trimballé à la main du matin au soir. Pas super pratique mais ça a eu le mérite de me sauver la mise à plusieurs reprises. Et lorsque j’ai eu froid pendant la journée, j’ai pu me couvrir en enfilant 2 t-shirts publicitaires l’un sur l’autre.

Boire de la palinka, l’eau de vie hongroise, ça marche aussi pour se réchauffer.

Le Sziget est l’un des festivals les plus connus d’Europe. Ce qui signifie que les festivaliers sont majoritairement des étrangers (90% environ selon les médias). Vous pouvez donc vous attendre à voir des choses étranges et des gens au comportement… insolite.

Précision : je tiens les anecdotes qui suivent de mes cousins qui, eux, sont restés sur place toute la semaine après avoir pris une « navette Sziget » depuis Toulouse – 30h de route au bas mot.

Emplacement

Le festival porte bien son nom puisqu’il est situé sur l’île d’Obuda, à 20 minutes en moyenne du centre-ville de Budapest et placée, bien sûr, sur le Danube. L’île est alors complètement transformée pour l’occasion et destinée à l’événement. La capitale entière tremble d’ailleurs d’appréhension à la vue de ces, hum, envahisseurs que l’on reconnaît à leur multitude de bracelets au poignet.

Nudité

Lorsqu’il a fait très chaud, les gens se mettaient quasi nus sur le site.

Certaines filles circulaient vêtues d’une simple culotte en coton et de crop tops plutôt courts, ce qui ne m’étonne pas outre-mesure puisque l’ambiance de festival est toujours décontractée, peace and love, toussa. Quelques-unes auraient montré leurs seins quand la caméra passait au-dessus du public pendant les concerts.

Moi, j’ai vu les gens marcher pieds nus dans la bouillasse parce qu’ils avaient réalisé qu’en tongs c’était trop tendu. Et d’autres se sont livrés à des combats de boue. Pas de chichis quand on veut être cracra.

Dignité

Des gens l’ont perdue cette semaine-là. Notamment cette jeune fille que mes cousins ont aperçue endormie dans l’herbe, les fesses à l’air, sans doute trop épuisée (et saoule) pour trouver la force de relever le bas après un pipi d’urgence.

Confiance

En parlant de pipi, mes cousins ont vu une autre nénette se soulager sans gêne près de la scène, contre la barrière, sous les yeux de tous. On comprend qu’il est difficile de traverser la foule quand on n’en peut plus !

J’ai moi-même profité du concert de Bastille avec une forte odeur de pisse chaude dans les sinus. Quelqu’un avait dû se laisser aller au milieu des gens…

Alcool

Le Sziget, on y va pour la musique, mais aussi parce que l’alcool y est moins cher qu’ailleurs. Je ne suis pourtant pas d’accord car les prix y sont – bien entendu – plus élevés que dans la capitale hongroise. Mais ça n’empêche pas d’en consommer des litres en commandant des cocktails en seaux !

Insomnie

Avec tout ce bruit et cette agitation en extérieur, impossible de dormir à poings fermés, sauf quand le corps ne répond plus de rien évidemment. Mes cousins ont connu un type qui n’a pas dormi 3 jours de suite. Je me demande encore comment le garçon a pu survivre.

Beaucoup de gens ont aussi installé leurs tentes près des enceintes (bonjour les acouphènes) et d’autres s’endormaient un peu partout dans des conditions étranges… Et je ne parle pas des zombies qui dodelinaient de la tête en position debout, un verre vacillant à la main !

Folie

C’était le lâchage total. Quand on n’est pas occupé à boire ou à danser/draguer/fumer/chanter, on peut participer à tout un tas d’activités amusantes, comme ce mur « Before I die » où l’on est libre de marquer nos objectifs de bucket-list, cette appli Durex qui vous aide à trouver un partenaire sur l’île, ce photomaton qui vous permet de compléter votre Sziget Passport ou ce saut à l’élastique depuis une grue…

Il y avait aussi un restau où le principe était de manger les pieds dans le vide, la table étant suspendue à plusieurs mètres au-dessus du sol.

Sans compter les gens déguisés, portant des tenues complètes ou des accessoires bizarres. Bref, que du bonheur.

 

A l’heure où j’écris ces lignes, les derniers fêtards sont sûrement en partance pour leur pays d’origine. Après la fin du Sziget, nombreux sont ceux à s’être précipités cette semaine dans la capitale. (du coup les bars en ruine ont été envahis !)

Et vous, avez-vous déjà vécu un festival de cette envergure ?

ophelie
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Budapest. Le Château Royal

30 juin 2014

Le château a été ma première destination touristique dès mon arrivée à Budapest. Je l’avais visité en compagnie de mes coordinateurs hongrois : nous avions pris le bus n°16 depuis le centre-ville de Pest, ledit bus nous bringuebalant péniblement jusqu’à la colline où se trouve le château. (un conseil : si un jour vous prenez un bus bleu foncé dans Budapest, cramponnez-vous ! ou trouvez une place assise !)

Il faisait froid, c’était en mars, et j’avais un cappuccino à la main que je tentais de refroidir en soufflant dessus. J’avais même l’air un peu hagard de la fille qui a chamboulé son environnement depuis trois jours et qui n’en revient toujours pas.

Après cette promenade, je m’étais jurée de revenir là pour prendre des photos. Et je ne suis pas revenue sur le site une fois mais plusieurs (voire trop), parce qu’il a bien fallu que je traîne la famille et les amies un peu partout en ville, quand même.

Depuis le site du château, on peut avoir une vue splendide sur Pest ! Dans le même style, il y a aussi le mont Gellért, mais l’accès y est un peu plus ardu puisqu’il faut marcher ou plutôt… grimper. (pfiou) Mais on en reparlera. En attendant, le château – et son musée – valent le détour. Le site a son propre petit bout de ville à maisons colorées et à bâtiments plein d’histoires. Vous pouvez y trouver la pâtisserie « Ruszwurm » où je vous recommande de faire une pause pour y déguster une glace, elles y sont dé-li-cieuses.

Et oui, ils ont des guérites pour les gardes comme en Angleterre.

Ils ont aussi pas mal de sculptures décrépies (le temps ne pardonne pas).

Et, d’après l’une de mes amies, le clip « Firework » de Katy Perry a été tourné dans la cour du château, là où se situe une immense bibliothèque. C’est un savoir inutile toujours bon à sortir quand on visite entre copines !

ophelie

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Budapest. Le marché fermier du Szimpla Kert, là où ça sent bon les saveurs

22 juin 2014

Avez-vous déjà vu… un marché dans un bar ? Non ? Eh bien, figurez-vous qu’à Budapest, ça arrive. Et c’est absolument normal.

Dans tous les guides touristiques que vous pourrez trouver sur Budapest, vous aurez sans doute un gros paragraphe sur LE bar à ne pas louper (d’ailleurs chaudement recommandé par TOUS les blogueurs qui ont passé quelques jours dans le coin). Il s’agit du Szimpla Kert (à prononcer [Simpla querte] – trop faciiile, je savais que vous commenciez à progresser en hongrois !), ce bar multi-tâches à la déco ravageuse qui séduit les touristes du monde entier.

Comme je ne fais pas tout comme tout le monde (je suis une rebelle), je ne vous ferais pas un topo complet sur ce bar parce que : 1) il faut y être pour le croire, et 2) ce bar contient tellement de choses insolites que toutes les photographier reviendrait à vous gâcher le plaisir. Je profite donc d’une excursion que j’ai faite sur les lieux en solo – pas plus tard que ce matin – pour vous en montrer des bouts.

Chaque dimanche, le Szimpla est ouvert pour accueillir son marché fermier, très réputé et fréquenté. On y marchande en hongrois et en anglais, ça sent le fromage, l’oignon, les fruits rouges, les légumes macérant dans du jus, le miel, la lavande…

Et si vous avez envie d’une pause, accoudez-vous au bar pour commander une bière (ou une limonade bien fraîche !) et allez vous installer sur une chaise bancale pour siroter tranquille au son d’un duo guitare/voix en live.

Avouez que c’est la grande classe ! Même si, d’ordinaire, je préfère éviter le Szimpla pour deux raisons particulières : parce que c’est un endroit où l’on va tout le temps avec mes amis et parce que les boissons y sont chères par rapport aux prix auxquels je suis désormais habituée. (mais cela est dû au fait qu’il est le « ruin bar » le plus célèbre de la capitale). J’admets volontiers que je le préfère de jour !

Toutes ces couleurs donnent envie de distribuer du forint (la monnaie courante) à foison !

Cela fait un an seulement que je m’intéresse de très près aux marchés fermiers… Depuis que je me mets à cuisiner, en fait (même si mes talents culinaires sont encore au niveau « grand bébé débutant »). Acheter du fruit et du légumes frais, ça vous fait vous sentir responsable. Plus adulte. J’ai l’impression d’être une super consommatrice adepte du bio quand j’achète aux petits producteurs locaux. (big up à mon producteur Français de fraises préféré s’il passe par-là :p)

Mais hélas, ce matin-là, je n’ai pas déboursé un forint. Je n’avais pas un sou en poche. Zut.

 

En résumé : le marché du Szimpla Kert, c’est un tour à faire si vous tombez du lit de votre hôtel le dimanche matin, ou si vous avez prévu une lonnngue marche dans Budapest pour la journée. Parce que manger des fruits en gambadant dans la capitale, c’est bien, mais se désaltérer avec des jus 100% bio, c’est encore mieux !

ophelie