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Carnets de voyage

Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Février en 10 photos. Le mois des derniers regards sur Budapest

9 mars 2015

Je l’ai déjà mentionné dans cet article-ci, je suis définitivement rentrée en France. Comme il s’agissait de ma première expatriation, le retour me semble un peu… violent. Ce doit être toujours un peu comme ça, j’imagine, lorsque l’on quitte une vie riche de fêtes, d’activités, d’amis et d’une romance à fort potentiel : on se sent un peu démuni quand vient le temps de retourner à la case départ au jeu de la Vie.
Moi, ça me donne envie de crier « C’EST PÔ JUSTE ! » et de taper des pieds en piquant une crise de nerfs, mais comme je suis une adulte mature et responsable (ou, disons, à moitié), je tente de garder mon calme et de penser positif en lisant The Secret de Rhonda Byrne. (j’en reparlerai)

Toujours est-il que j’avais envie de terminer ce merveilleux projet Un mois 10 photos initié par Marie (Les Tribulations de Marie) sur une note positive comme j’adore toujours le faire, alors allons-y ! Pour résumer en quelques mots ce mois de février : c’était de loin le plus émotionnel de toute mon année de volontariat.

 

1* Un jour à Eger : 2h de bus pour atteindre cette ville de la province hongroise et s’y sentir comme un dimanche de promenade en famille.
2* Profiter de l’instant : un après-midi ensoleillé, j’ai éprouvé le besoin impérieux d’aller marcher le long de l’avenue Andrassy jusqu’à la place des Héros, de la musique dans les oreilles.
3* Rester avec moi-même : parfois, il est bon de prendre du temps pour soi. Toujours réfugiée au Müszi, je me suis cachée dans les méandres de cet endroit atypique pour boire tranquillement ma tasse de café et noter ce que je voulais visiter dans les jours prochains.
4* Une fête surprise : ce jour-là, j’avais pris 27 ans. Le plus bel anniversaire que j’ai eu 🙂 Surtout avec ce dîner surprise organisé par ma coloc’ et des amies alors que je rentrais de mon club de salsa.
5* Danser la salsa : ha ! Parlons-en, justement. En France, je danse rarement en soirées salsa, de ce fait j’ai été pratiquer un maximum (ici, le Barrio Latino).
6* Des heures studieuses : arrivée en fin de volontariat, j’ai dû réfléchir ardemment à mes compétences gagnées pendant cette expérience. Pour y réfléchir dans une ambiance favorable, j’ai été dans l’une des plus impressionnantes bibliothèques de Budapest.
7* Apprendre : la Maison de la Terreur faisait partie des musées que je me devais de visiter. Une claque.
8* Traîner dans la capitale : un après-midi à faire des photographies de la ville, le long du Danube. Dommage, le temps était gris.
9* Des découvertes : avec une copine, on aime aller boire des chocolats chauds ou des thés dans des cafés un peu clinquants. Celui-ci est mon coup de coeur, Vintage Garden (surtout son cheesecake Oreo) !
10* Admirer la splendeur : ceci est l’intérieur du Café Central, très fréquenté par les touristes. Pareil, je voulais y aller… Il n’y a qu’à Budapest que l’on trouve des endroits aussi beaux, idéals pour s’y faire emmener en rendez-vous galant :’)

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République tchèque. Prague

19 janvier 2015

Je suis une touriste comme les autres. En montant dans le bus Orange Ways ce soir-là à minuit pour un trajet long de 8h Budapest-Prague, je n’étais pas encore très sûre de mon excitation d’avant-voyage. C’était une première pour moi, le bus de nuit. J’avais empaqueté le minimum nécessaire pour ce week-end express de 2 jours, certaine qu’il n’y ferait pas plus froid qu’en Hongrie et que j’aurais assez d’énergie pour marcher des heures durant dans la capitale tchèque.

Puis je suis arrivée en gare. Totalement défaite par le voyage qui s’est révélé bien plus éprouvant que je ne l’imaginais. Il faut dire que l’autoroute tchèque est bien abîmée, ce qui a, de concert, endommagé mon sommeil de mille cahotements et celui de mes camarades espagnols avec qui je me rendais en terre inconnue. Il était près de 8h du matin, il fallait que l’on trouve le chemin de notre auberge de jeunesse dans la lumière de l’aube, la mine renfrognée. Après une toilette de chat, un petit-déj frugal et les sacs laissés en sûreté, nous voilà en route pour lever nos yeux en l’air. C’est comme ça que je suis tombée in love.

kk

Visiter Prague en 2 jours

Arrivée de bonne heure

Se procurer la carte USE-IT de la ville. Il s’agit d’une carte réalisée par les locaux afin d’expérimenter la capitale à leur façon. Bonnes adresses, bons plans, conseils sur le savoir-vivre, infos en vrac… La carte peut se trouver dans les offices de tourisme, mais elle n’est pas exposée à la vue de tous : il faut la demander au guichet (ça, c’est le secret !).

Se poser dans un café

Arriver de bonne heure permet de disposer d’assez de temps pour une pause. Moi, en tout cas, je ne fonctionne pas sans m’être repue d’un chouïa de caféine, surtout quand il s’agit de tenir une journée entière (+ une soirée) sans avoir dormi sereinement plus de 4 heures. Nous, on a opté pour un café dans le centre touristique (c’est déconseillé pour les petits budgets comme le nôtre, mais que voulez-vous, on était à bout de forces). Se poser 10 minutes permet de faire le point sur sa position géographique dans la ville, repérer les endroits-clés et de s’organiser sur l’ordre des lieux à visiter.

Visiter avec les Free Walking Tours

Valeur sûre, les Free Walking Tours sont – selon moi – le seul moyen de visiter un site touristique de façon complète et instructive. J’aime me laisser conter l’histoire de la ville par une personne de bonne volonté qui raconte des anecdotes par passion du partage. Bien sûr, je laisse toujours un pourboire à la fin, parce que 1) c’est poli et 2) quand on a trouvé la visite de bonne qualité, c’est important de le faire savoir par un geste.

Nous, nous avons signé pour deux Walking Tours, bien que le premier, le « Castle Tour » ait été payant d’environ 10 € (mais cela participe au financement des tickets du tramway que l’on prend pour se rendre sur site). J’ai particulièrement apprécié la seconde visite guidée, principalement pour l’humour fin du guide, sa bonne humeur et… la pause café qu’on a pu s’offrir en cours de route 🙂

 

Oser demander LA bonne adresse

Quand on a la culture « auberge de jeunesse », ce devrait presque être un réflexe de se diriger vers l’accueil pour demander de bonnes adresses. Que ce soit pour aller dîner ou boire un verre en soirée, je trouve qu’il est super important de demander à ceux qui savent. En auberge de jeunesse, on sait que vous voyagez sans le sou ou presque. Du coup, on vous indiquera toujours le bon petit restaurant où on mange bien et pas cher ou encore le bar sympa où échanger des « Where are you from? » autour d’une bière au prix plus qu’abordable. C’est toujours bon à prendre.

Prenez de la hauteur

Prague est si jolie, ce serait dommage de ne pas la voir d’en haut ! Vous pouvez monter sur une des tours du pont Charles, ou encore dans la tour astronomique (tôt le matin, sinon vous avez une file d’attente interminable). Nous, nous avons profité d’une vue panoramique nocturne depuis le quartier du château royal. C’était… pfiou !

Ramener un petit souvenir

Ce que je ramène de mes voyages tient facilement dans mon sac à dos. Il s’agit, le plus souvent, d’une carte postale (ou de plusieurs), d’un magnet pour mon frigo imaginaire (je n’ai pas d’appart qui m’attend en France, en tout cas pas encore) et d’une jolie paire de boucles d’oreille artisanale. Chacun son type de souvenirs, bien sûr, mais je trouve qu’il est bien plus pratique d’acheter ce qui est transportable.
Je vous recommande vivement le pont Charles pour trouver votre bonheur – même si c’est ultra bondé de monde, c’est là que j’y ai trouvé de splendides boucles peintes à la main. C’est sur la rive droite, dans une boutique qui ne paye pas de mine, que j’ai trouvé des cartes postales originales pour un prix dérisoire.

* *
Pour être tout à fait honnête avec vous, deux jours à Prague en hiver, ce n’est pas suffisant. J’ai eu l’impression de courir pour en voir le maximum et je hais ça. Mais alors, vraiment.
En été, la capitale doit être magnifique ! Ceci est d’ailleurs prouvé par les vidéos de Laura du blog OlalaChick. Ah et, pour préparer un peu ce court séjour, je me suis inspirée de l’article (en anglais) du blog World of Wanderlust.
Et vous, avez-vous déjà visité Prague ?

 

ophelie
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Budapest. Christmas Spirit

24 décembre 2014

L’esprit de Noël, je l’ai rarement. Depuis le jour où j’ai tiré sur la barbe en coton du Père Noël de mon enfance pour découvrir avec stupeur et déception qu’il s’agissait en fait d’un oncle sans vrai hotte ni gros bidon, j’ai progressivement perdu le goût pour les festivités ornées de sapins clignotants aux couleurs criardes.

Depuis la fin de l’Âge d’Or, mon œil se fait condescendant sur les enfants qui font leur liste de cadeaux aussi chers qu’improbables pour leur âge, je ronchonne aussi sur le manque de charme de la période – sacrifié au nom du marketing qui pique les yeux – et je soupire sur le manque de surprise, de plus en plus cruel chaque année, puisque mon « Père Noël », à court d’idées, préfère me laisser carte blanche pour m’offrir moi-même mes propres cadeaux.
Bien heureusement, les villes de toute la planète – ou presque – décident d’un commun accord que Décembre est THE moment idéal pour injecter un peu de magie dans les cœurs désillusionnés comme le mien. De ce fait, chaque fois que j’ai mis le nez dehors ce mois-ci, je me suis pris des salves d’odeurs, de sons et de lumières en pleine tête. Budapest m’a prouvé que Noël approche et qu’il me fallait l’honorer avec passion et dévotion.

Activités de Noël à Budapest

Ceci est une liste non-exhaustive d’activités que j’ai bien pu faire à Budapest pendant cette période enchanteresse et mêêêrveilleuse :
> Se mettre en quête de tous les marchés de Noël, artisanaux ou design
> Flâner longuement entre les stands pour admirer les produits du savoir-faire hongrois
> Boire un verre de vin chaud
> Déguster un délicieux kürtöskalács (prononcez [kurtoche-kalatche]) tout juste sorti du feu
> Aller patiner au bois de la ville, derrière la place des Héros
> S’offrir un exemplaire d’un des six « Little Hungaropedia », petits livrets sur la culture hongroise
> Acheter des tablettes de chocolat hongrois (ou des friandises)


Célébrer Noël en Hongrie
A ce propos je ne peux répondre correctement car, pour tout avouer, je suis rentrée en France pour fêter Noël en famille. Mais je vous laisse vous reporter aux liens en fin d’article pour prendre connaissance des us et coutumes des Hongrois, les endroits ouverts où manger à Budapest et ceux où il se passe encore quelque chose, etc. (les liens sont en anglais, si vous n’êtes pas à l’aise je vous recommande d’utiliser Google Translate)

J’en sais donc très peu – et je m’en excuse. Le peu de savoir en ma possession reste celui que mes amis internationaux m’ont donné ; ceux qui travaillent dans de grandes multinationales, par exemple, m’ont raconté qu’ils avaient droit à une soirée de fête entre collègues, avec beaucoup – beaucoup – de nourriture.
Dans l’organisation où j’effectue ma mission, cela a aussi été le cas, mais on avait également fêté plus tôt la Saint-Nicolas par un goûter bien consistant à base de brioche tartiné de margarine, avec chocolats Kinder, bonbons et boissons chaudes.
Bref, je vous laisse admirer les photos et sur ces derniers mots, je vous souhaite un joyeux Noël :’)

ophelie
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Hungarian Way Of Life #1

18 décembre 2014

J’en lis beaucoup sur la blogosphère, des articles sur Budapest. Je lis avec attention ces compte-rendus détaillés de ce que les auteurs ont vu, fait et mangé ici, agrémentés de commentaires ornés d’adjectifs qualificatifs plus qu’élogieux. Et ils ont bien raison car cette ville est supra cool. Mais si on veut pousser au-delà de l’aspect touristique, c’est un poil plus compliqué de trouver des détails. Bien sûr, vous pouvez vous référer aux guides, ils sont très bien documentés et on a une idée globale de là où on s’apprête à poser ses valises. Et puis il y a les expatriés, des mines d’or que l’on peut toujours contacter via des groupes Facebook si jamais on a une question d’ordre pratique à poser.
Après tout ça vient l’expérience. Celle qu’on accumule au fil du temps, à force de se tromper, de se perdre et d’épuiser son cerveau à comprendre ce qui nous perturbe ici. Mais il n’y a rien de mieux qu’elle pour vous pousser à vous adapter, à estomper les différences et à vous faire vous sentir chez vous. Et c’est elle que j’attendais pour pouvoir commencer à vous écrire tout ce qui suit.
Parce qu’après 10 mois en Hongrie, je pense avoir désormais la légitimité de vous parler des petites différences qui existent entre notre mode de vie français et celui à la hongroise.

Yo !

La Hongrie est le seul pays où dire « yo ! » toutes les 5 secondes est considéré comme normal. Où que vous alliez, vous surprendrez certainement quelques conversations pendant lesquelles un Hongrois dira « yo » d’un air absolument sérieux en opinant du chef. Yep. Même les grands-mères.
Même si au début ça fait bien rire l’Etranger, il finit par saisir que ce « yo » s’écrit en réalité «  » et signifie – en gros – « bien« . Vous pouvez également le comprendre comme un « d’accord » mais, une fois qu’on y est habitué, on se plaît à s’imaginer dans un pays où le langage gangsta est roi.

Street food

Lorsque vous arpentez Budapest, l’organe le plus sollicité, c’est votre nez. Ici, la street food, C’EST LA VIE. Tous les 150 mètres vous trouverez un endroit où vous fournir en aliments gras. Entre le gyros dégoulinant ([guirosse] = kebab), la maigre part de pizza (oui on achète des parts de pizza, rarement une entière) ou le lángos tout chaud, vous pourrez prendre 1 kilogramme à chaque coin de rue.
Le Hongrois aime manger sur le pouce, il est doté d’un talent inné pour manger et marcher en même temps ! (certains mangent de la pizza le matin sur le chemin du bureau) Si vous débutez en la matière, vous pouvez vous contenter d’une pause street food après une soirée arrosée, vers 3h du matin : ça aura le mérite de réduire l’impact de l’alcool sur votre organisme.

Dans le métro

Fraudeurs, vous ne passerez pas ! Tels des Gandalfs en uniforme, les contrôleurs du métro vous attendent en haut des escalators qui mènent aux souterrains. Impossible de passer au-delà sans ticket, donc. Bien que vous soyez pressés, il vous faut soumettre le bout de papier aux yeux du contrôleur de droite si vous êtes à droite, ou de gauche si vous êtes à gauche, avant de pouvoir poser un pied sur un escalator dont le tapis roule si vite que vous manquez d’en tomber cul par-dessus tête. Faut dire qu’il va en profondeur, ce métro budapestois. Et rares sont les personnes qui souhaitent vous doubler à cette vitesse.
Alors on se calme et on admire la dizaine (!) de panneaux publicitaires qui ornent les murs et on arrête de se croire à Paris. Parce que le métro ici, il est loin d’être bondé, y’a de la place pour tout le monde. Et personne ne vous embête. Personne.

Dans le tramway

Sans doute êtes-vous au courant d’une règle civique toute simple dans les transports en commun : celle de laisser sa place aux personnes âgées et aux femmes enceintes. Eh bien, à Budapest, on est tellement polis qu’on laisse sa place vacante même s’il n’y a personne à qui la céder. Vous pouvez voir ce phénomène dans le tram 4 ou 6 qui traverse le centre-ville, par exemple. Les passagers préfèrent rester debout et groupés près des portes durant leur trajet plutôt que de se précipiter sur un siège. Au début, vous avez du mal à comprendre, tout habitué-e-s que vous êtes à faire la course pour poser vos fesses avant celles de votre voisin. Alors vous prenez un siège, l’air content, avant de vous apercevoir que tout le monde s’en fiche royalement. Puis, au fil du temps, on finit par saisir la logique. Après tout, pourquoi s’asseoir quand on descend aussi sec deux arrêts plus tard ?

Dans la rue

Marchez en paix, les filles. Rares sont les gros lourds qui vous font une remarque désobligeante sur votre cuissot découvert ou votre décolleté indécent. Ici, on s’en fout. Que vous reveniez de soirée avant ou après minuit, plus ou moins consciente du monde qui vous entoure, personne ne vient perturber votre trajet jusqu’à la maison. Dans les rues de Budapest, on est libres de marcher sans chaussures au petit matin, d’engloutir salement un gyros sur le trottoir ou de traîner avec sa bouteille sur une place publique. Évidemment, ce dernier fait est moyennement toléré alors n’allez pas exprès agiter votre vin sous le nez des policiers ou vous allez vous retrouver avec un contrôle d’identité en hongrois. (j’ignore si on s’en sort indemne)

Dans les bars (normaux)

Si vous souhaitez rencontrer de jeunes Hongrois fêtards, entrez dans un bar qui ne paye pas de mine, sans style aucun et dont l’ambiance est saturée par du mauvais son qui vous éclate les tympans. C’est ici que vous trouverez des boissons pas chères. Les étudiants commencent leurs soirées beuverie vers 17h et finissent soûls aux alentours de 10h, après avoir approximativement refait le monde le ventre vide. C’est tôt, selon vous ? Que nenni ! L’avantage c’est que, le lendemain, on a assez dormi pour retourner en cours ou au boulot. (Comment reconnaître un Hongrois qui se remet d’une gueule de bois ? Il a une bouteille de Coca sur son bureau – les filles font même l’impasse sur le maquillage)

Dans les bars en ruines

Plutôt réservés aux touristes ou aux Hongrois qui ont les moyens de se payer une boisson au-dessus de 500 forints (1,50 €), les bars en ruines sont considérés comme des lieux hype où la langue communément parlée est l’anglais. Leur déco est cool, principalement parce que c’est la marque de fabrique de ces bars installés dans des cours d’immeubles désaffectés. Si vous avez un petit creux, vous pouvez aussi y commander de quoi manger (hamburgers, parts de pizza, frites, sandwiches…) parce qu’il y a toujours une cuisine en état de marche durant la nuit. Le plus souvent vous finissez éméché, dansant follement avec une bière à la main ou parlant d’un sujet brumeux avec un inconnu rencontré près du comptoir.
Il existe aussi des bars en ruines moins onéreux plein de jeunes Hongrois excités, écrivez-moi pour en connaître les adresses.

Aux toilettes

Dans la plupart des bars, quand vient le moment de vous soulager aux WC, une « dame pipi » est installée à la porte. Assise près d’une table de misère où elle a posé une assiette en plastique pour y recueillir des pièces, elle garde jalousement une pile de papier toilette. C’est à elle que vous devez en demander contre de la petite monnaie. Oui parce qu’une fois dans une cabine, vous constaterez que du papier, il n’y en a pas. Ni de verrou sur les portes, d’ailleurs. Jamais. Il paraît que c’est pour éviter que des gens bourrés restent coincés là. En attendant, vous priez pour que personne ne vienne vous interrompre pendant le processus. Et vous développez une compétence nouvelle en techniques « pour retenir des portes sans toucher le bord de la cuvette avec vos fesses ».

Monnaie

Il n’est pas évident de se familiariser avec le forint, d’autant plus qu’en Hongrie, on paye toujours en cash. Dès l’instant où vous échangez vos euros, vous vous retrouvez avec une liasse de billets affichant un impressionnant nombre de zéros à vous en faire tourner la tête. Or, non, vous n’êtes pas devenu riche. Vous allez simplement devoir convertir et considérer que 30 € en forints, c’est beaucoup trop pour acheter un simple café à 0,50 cts dans une petite boulangerie. Bien souvent, le commerçant n’a pas le change nécessaire, de ce fait vous vous retrouvez avec un billet impossible à casser (et pas de café, du coup).*
Et si, par un heureux hasard, vous y parvenez, le commerçant prendra soin de compter consciencieusement le change, coupure par coupure. Même si vous n’avez rien compris et que vous ne savez pas vous-mêmes combien il doit vous rendre. Acceptez donc l’effort… avec le sourire.

*Conseil : pour casser un billet, achetez un petit quelque chose dans une grosse enseigne ou un gros magasin.

Pourboire

Après un bon repas entre amis au restaurant, le paiement de l’addition est toujours un moment fantastiquement bordélique. Certains établissements n’acceptant que le cash, vous devez diviser la note en parts à peu près égales. Et aussi ajouter le pourboire, ce qui représente un ajout de 10% du montant de l’addition. Alors on calcule, on ajoute quelques pièces, on s’engueule. Quand vous vous apercevez que vous n’avez pas le compte, il arrive parfois que votre regard se tourne vers l’un de vos amis qui, compatissant, accepte d’avancer quelques forints pour vous. Promis, vous lui paierez une bière à la prochaine soirée.

Et vous ? Avez-vous déjà comparé une autre culture à la vôtre ?

ophelie

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Serbie. Mes favoris à Belgrade

4 décembre 2014

Visiter Belgrade en plein automne, c’est un peu comme aller en week-end au bord de la mer quand il neige : c’est beau, mais on aimerait voir ce que ça donne en haute saison. C’est avec cette pensée en tête que je suis arrivée là-bas fin octobre, accompagnée de ma coloc’ et d’une amie polonaise. On ne s’attendait à rien, vraiment, à part du tourisme pur et dur. Puis nous avons rencontré l’âme de la capitale : les Serbes. Tombée sous le charme de l’un d’eux (oui), je me suis surprise à reprendre un train pour la « Ville Blanche » un mois plus tard. Sans aller jusqu’à dire que j’ai la science infuse, je peux cependant partager avec vous quelques endroits/savoirs dénichés au hasard des pérégrinations.

Guides

Commençons avec le côté pratique. Comme j’ai pris la manie de voyager sans même un guide papier pour savoir où je mets les pieds, la première halte que je fais en arrivant reste l’office du tourisme. Il n’y a pas mieux qu’eux pour vous fournir en prospectus divers et variés. Pour Belgrade, j’avais tout de même téléchargé un PDF du dernier Belgrade In Your Pocket sur ma liseuse. Mais quand on est un as de l’organisation, on peut aussi consulter le site internet de l’office de tourisme en français.
Mention spéciale à la carte City Spy que je vous recommande d’aller « chasser » dans les bars : elle vous donne les bons plans (auberges de jeunesse, bars/clubs, restaurants) et quelques anecdotes sur la ville et ses habitants en général. Et leur design est top ! (j’utilise celle de Budapest quasi tout le temps)

 

Cafés

Quand on visite Belgrade en automne – et par temps froid, on éprouve l’envie terrible de se réfugier dans les cafés. Toutes les heures. Ce qui tombe bien puisqu’il paraît que cela fait partie du mode de vie serbe.
Et peut-être froncerez-vous le nez : tous les lieux sont fumeurs. (ce qui rend heureux ceux qui pratiquent, moins ceux qui ont perdu l’habitude systématique de laver leurs vêtements après une sortie)

 

Mama’s Biscuit House

Apparemment prisé, ce lieu promet du fait maison. J’en avais lu une appréciation sur le blog d’une Française expat’ lors de ma première visite, mais il a fallu attendre la seconde pour que je me décide. Désormais, je peux confirmer qu’après y avoir dégusté un chocolat chaud en pudding et une part de cheesecake, on est rassasié-e de bonheur.
Mama’s Biscuit House, Strahinjica Bana 72

Mikser House

Si, pendant ma première visite, je n’avais fait qu’explorer l’endroit, la seconde fut celle où j’y ai bu un cappuccino. Immense, on y trouve un petit marché d’objets design, une scène, des tables sur tréteaux pour bosser ou papoter, un étage où se détendre ou organiser des meetings. Il paraît qu’il y a des shows et expos aussi, parfois. C’est très, très cool.
Mikser House, Karadjordjeva 46

Cafeteria Moment

Le café n’a rien d’exceptionnel en soi, mais il a le mérite de se trouver quelques rues au-dessus du St Sava Temple. Pour une pause bien méritée, je vous recommande leurs cookies maison qui reposent sous cloche.
Moment, Topolska 16

Autres : promenez-vous le long des berges de la Save, des cafés divers et variés y sont installés (sur les bateaux aussi, mais ça avait l’air désert en cette période).

Restaurants

 

 

Restoran Zavičaj

Recommandé par notre hôte pour notre premier soir. Verdict : gé-ni-al. En plus du personnel chaleureux (le serveur a absolument tenu à me montrer une photo de lui jouant avec son équipe de rugby en France), la nourriture y est bonne. Attention aux petits estomacs, les portions sont géantes.
Ce que j’y ai mangé : un serbian mix et un pancake. (3 €, si je ne compte pas ma limonade)
Restoran Zavičaj, Gravila Principa 77

Korto Cafe and More

Rien de très typique ici, mais on y est installé confortablement. Loin de moi l’idée de vous faire l’éloge de mon hamburger ni de la tortilla que mon amie polonaise avait commandée. Juste que j’aime bien l’endroit, j’ignore pour quelle raison.
Korto Cafe and More, Nusiceva 6

Autres : Un autre restaurant traditionnel que j’ai tenté, le Sta je Tu jeCara Dušana 18.

Musique

Faire la fête avec les Serbes, c’est exposer ses oreilles à des sons nouveaux. Ma soirée la plus mémorable compte pléthore de musiques serbes passées en boucle durant toute une nuit jusqu’à 5h du matin. Et puis il y a eu 3 chansons populaires – pas forcément serbes – qui me sont restées en tête. Cliquez sur l’image ci-dessous pour les découvrir (vous avez le droit de rire).

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Anecdotes


 Piétons, prenez garde !

En marchant les premières fois dans Belgrade, j’ai été éberluée par la vitesse à laquelle roulent les Serbes, surtout en ville. En voiture avec mon Serbe, je me cramponnais moi-même de toutes mes forces jusqu’à me finir par me détendre après avoir compris qu’il savait ce qu’il faisait (évidemment).
Il m’a cependant raconté des histoires de jeunes tellement soûls qu’ils ont roulé droit dans le Save, et d’un policier qui, trop excédé par la lenteur d’une conductrice, s’est mis à lui tirer dessus. En clair : faîtes attention avant de traverser, même si la plupart des piétons ne respectent pas le feu rouge.

Les belles filles

Magnifiques. Elles ont le sens du style en plus d’être immenses et minces (ajoutez les talons hauts, elles sont tout bonnement inatteignables). Toujours est-il que l’homme serbe se montrera… plutôt macho.
Les femmes ne semblent jamais passer en premier – ou alors temporairement. (je le dis pour l’avoir vécu) Néanmoins l’homme serbe assure toutes les dépenses et il y tiendra beaucoup. Insister pour séparer la note ou payer à sa place sera vécu comme une insulte à sa virilité.

Des gens chaleureux

Vraiment. Ils s’intéressent à vous, à votre culture et n’hésitent pas à partager tout ce qu’ils ont avec vous. De ce que j’en sais, ils adorent particulièrement les Français, une appréciation due à notre histoire commune datant de la 1ère Guerre Mondiale (sortez vos cours d’Histoire). D’ailleurs, notez qu’ils peuvent apprendre notre langue dès l’école primaire.

Lourd passé

Comme dans tout pays qui a connu une guerre récente, ils sont marqués au plus profond. « Ils vivent dans le passé ». Mais ils restent des gens fiers de leur patrie. Un exemple ? Une série dont l’intrigue se passe dans l’armée a même convaincu un grand nombre de femmes à y entrer. Aussi, tentez de parler politique avec eux, vous en aurez pour des heures… mais n’oubliez pas les verres de rakia !

En savoir plus :
Facebook // Tourisme en Serbie
Blog // Visitez Belgrade
Reportage // Destination Serbie (TV5 Monde)
Blog // All Around The Girl – Le temps d’un week-end

 

ophelie

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Serbie. Belgrade en 4 jours

2 décembre 2014

Belgrade, capitale à vivre, à sentir. Rien n’indiquait que j’y mettrai les pieds un jour, les Balkans ne figurant même pas sur ma bucket list. Poussée par la curiosité – et aussi ma binôme, c’est avec entrain que j’ai fait mon sac à dos pour 4 jours de vacances en Serbie. Sans même un guide touristique pour me documenter en amont, la surprise fut totale.
Jour 1 : Arrivée à Belgrade
Le train de nuit est la meilleure option pour arriver à Belgrade depuis Budapest. Arrivées à 6h du matin, nous avions à peine fermé l’œil de la nuit. En cause : les nombreux contrôles d’identité à la frontière, la Serbie n’étant pas incluse au territoire européen. Notre plus grosse erreur a été de payer plein pot pour une cabine-couchettes (27 €, soit le prix d’un A/R pour voyager sur un siège normal). Pour le retour, nous avions prévu de faire du covoiturage avec un Hongrois, ce qui revenait nettement moins cher.
En sortant de la gare, il est recommandé d’ignorer les taxis et de foncer directement aux tramways. Même si nous n’avions aucune idée de la façon dont on se procure un ticket (pas de machine), nous sommes montées à bord quand même.*
Nous sommes arrivées à notre auberge de jeunesse (Hostel Friends) à 7h du matin. Après avoir posé nos valises dans le dortoir (et réveillé malencontreusement notre hôte qui, au fil des jours, deviendra un ami), nous avons rattrapé notre nuit de sommeil.

Dans l’après-midi, nous avons fait notre premier tour en ville sous la pluie et le froid. Après avoir été nous procurer des cartes à l’office de tourisme, nous avons opté pour se réchauffer dans les cafés et de profiter de leur connexion wifi. Note : il est autorisé de fumer dans les cafés, restaurants et boîtes de nuit en Serbie. En tant que non fumeuse et Européenne, il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour me faire à l’idée.

La pluie enfin calmée, nous avons opté pour visiter le quartier bohémien Skadarlija. L’endroit était vide de monde, les terrasses de restaurant désertes. Je suis cependant certaine qu’en été, ce coin doit être charmant. Puis nous avons rebroussé chemin vers l’auberge où nous avons demandé conseil à notre hôte pour un restaurant où manger typiquement serbe (j’en reparlerai), avant d’aller boire un verre dans un bar qu’il avait également recommandé.

* A savoir: achetez les tickets aux kiosques à journaux.

 

Jour 2 : Les Essentiels

 

Rue Knez Mihailova

Je crois que toute visite de Belgrade commence par cette rue. Piétonne, elle démarre près d’une grande bibliothèque et finit sur la place Republike. Pour moi, elle est comme un centre commercial plein air : stands de souvenirs, restaurants et cafés, librairies, magasins. Si vous cherchez l’Office de tourisme, c’est là.

Parc Kalemegdan

Ce parc borde le fleuve Save et le Danube. C’est au milieu que vous découvrez la forteresse de Belgrade et le monument symbole de la capitale, la statue de la Victoire. L’idéal ? S’y rendre en fin de journée pour y voir le soleil se coucher sur Novi Beograd – la nouvelle ville – de l’autre côté du fleuve Save. Trouvez un banc, asseyez-vous, c’est magique.

Bâtiments bombardés

Pour voir de l’impressionnant, dirigez-vous à l’angle de la rue Kneza Miloša et de Nemanjina. La vue de ces bâtiments gardés en l’état vous laisse sans voix.

Temple Saint Sava

Dans mon prospectus touristique, il est dit qu’il s’agit de la plus grande église orthodoxe des Balkans et de l’une des plus larges dans le monde. Si l’extérieur est magnifique, l’intérieur reste encore à reconstruire. Une donation, même modeste, ne peut pas faire de mal…

 

Jour 3 & 4 (si vous avez le temps) : En Découvrir Plus

Se perdre…

Nombreux sont ceux qui affirment que se perdre est le meilleur moyen de découvrir une ville. Cela vaut pour Belgrade. Marchez dans les rues au hasard, prenez des escaliers, aventurez-vous le long du fleuve Save… Les murs de Belgrade sont recouverts de graffitis, j’ai découvert les plus beaux en flânant un peu hors du centre-ville.

Free Walking Tour

Le mieux reste de vous réserver une plage horaire pour faire une visite touristique dans la ville. Bien que je n’ai pas eu l’occasion d’en profiter, je suis une grande fan de ces visites, surtout si elles sont gratuites.
Renseignez-vous auprès de l’Office de tourisme pour celui appelé « Tram called Belgrade », ça se passe dans un tramway pendant 60 minutes (je l’ai raté). Vous pouvez aussi vous renseigner sur le site Free Belgrade Tours. N’oubliez pas de laisser un pourboire aux bénévoles !

Vieux Zemun

Promenez-vous dans le vieux Zemun, une petite ville au bord du Danube, à 10 minutes en bus du centre-ville de Belgrade. (mes copines et moi avions loupé l’arrêt, résultat 30 minutes plus tard on était dans la campagne). Les rues semblent charmantes, on s’y promène loin de l’agitation et de la circulation. Basse saison oblige, la vue des terrasses sans vie ne nous pas encouragées à prendre un café. Traînez-y plutôt l’été.

Rencontrez

Dans la carte City Spy récupérée dans un bar (j’adore ces cartes), il est écrit que la véritable attraction de Belgrade reste ses habitants. Osez parler aux Serbes, boire de la rakia (parce que « rakija connecting people« ), danser et chanter – beaucoup – avec eux. Eux seuls peuvent vous ouvrir les yeux sur le charme de leur culture et de leur pays. 🙂

ophelie

Carnets de voyage Europe Hongrie SVE

Chronique d’une cantine hongroise

17 novembre 2014

Il est grand temps d’évoquer l’un des (nombreux) aspects de mon quotidien hongrois, j’ai nommé : la cantine Büdi. Okay, il ne s’agit pas là du véritable nom de cette cantine car le mot hongrois « büdi » (à prononcer simplement [budi] à la française) signifie « odorant ». Cet affectueux surnom a été inventé par mes collègues pour désigner cet endroit où, après en avoir passé la porte, l’odeur de viande grillée s’imprime sur vos vêtements pour le restant de la journée. (ce qui reste du plus bel effet si vous avez un meilleur programme après le boulot autre que d’aller mettre votre tenue au lave-linge)

Ce surnom est bien entendu tenu secret par l’équipe et il n’est pas à mentionner à l’intérieur dudit lieu sous peine d’en vexer les tenanciers. Mais comme ma binôme et moi-même n’arrivons même pas à prononcer le nom réel de la cantine, cela est arrivé parfois que le mot « büdi » nous échappe au beau milieu d’une phrase en anglais (ou en français) au mauvais moment, nous attirant alors les « chuuut! » réprobateurs de nos collègues hongrois.

La cantine à la hongroise

Büdi est un lieu situé à 5 minutes à pied du bureau, ce qui est relativement près. Beaucoup de mes collègues s’y rendent pour la pause du midi, soit pour aller s’asseoir à une table afin de manger tous ensemble dans un joyeux brouhaha, soit pour prendre à emporter.

Il ne s’agit pas d’une « cantine » comme on se l’imagine en France. Rien à voir avec la cantine d’entreprise, et encore moins avec celle des écoles. Lorsque vous entrez là-bas, vous faîtes la queue derrière tous les Hongrois venus là pour leur pause déjeuner (qu’ils soient en bleu de travail, policiers, femmes et hommes d’affaires, étudiants…) et vous commandez après avoir jeté un œil attentif aux plats proposés derrière le comptoir.

* Si vous mangez sur place, vous devez prendre un plateau, vos couverts, éventuellement la boisson que vous avez commandée et vous devez aller vous asseoir à une table et attendre que le serveur crie le nom de votre plat une fois qu’il est prêt (et chaud) avant d’aller le chercher.

* Si vous prenez à emporter, vous pouvez choisir de donner votre boîte en plastique (souvent une vieille boîte de glace à la vanille qui date un peu) pour qu’on vous serve votre plat dedans, ou – comme moi – vous pouvez demander des récipients ou une assiette jetable recouverte d’un alu.

En général, le midi, Büdi est toujours bondé de monde. J’ai changé plusieurs fois mes horaires de venue pour me faire servir au moment où il y a le moins de file d’attente. Leurs prix sont très raisonnables, mais leur succès est tel qu’ils les augmentent petit à petit.

 

Petit-déjeuner chez Büdi

Mais revenons au début de l’année sur la découverte de Büdi et de notre adaptation.

En mars dernier, nous recevions notre kit d’arrivée comprenant des tickets « breakfast » et « lunch » imprimés par notre coordinatrice. Notre organisation avait négocié la chose ainsi : nous devions nous rendre chez Büdi tous les jours de la semaine en dehors des week-ends, matins et midis.

Soit. Première matinée, nous voilà rendues à la cantine dès 9h pour nous voir proposer maladroitement un petit-déjeuner hongrois. Il fallait faire notre choix parmi des hamburgers et des sandwiches, des aliments panés… Des trucs gras et salés, quoi. Ce qui, pour nous Français, semble être une hérésie.

Quant au choix, il fallait le faire uniquement… en langue hongroise. (no anglais allowed here) Les premiers temps, j’optais pour du pain blanc et des œufs, avec un thé.

Mais, une semaine plus tard, nous avions droit à un petit-déjeuner sucré grâce à quelques négociations.

Confiture et miel, pain blanc, céréales et lait chaud, jus d’orange, yaourts et un thé bouillant. Le tout servi sur différents plateaux et en grand nombre : 3/4 pots de confiture, 1 énorme pot de miel, 2 paquets de céréales, 8 yaourts, etc. Juste au cas où on aurait du mal à faire des choix, vous voyez ? (ou pour nous éviter de passer commande en hongrois, sûrement)

Et l’adaptation, alors ? Difficile de se mêler aux Hongrois venus manger le matin chez Büdi quand le contenu de son petit-déjeuner affiche clairement qu’on « n’est pas d’ici ». Assises à notre table recouverte de victuailles, il ne se passait pas une semaine sans qu’un quidam nous regarde d’un air curieux. Et fixement.

Parfois, certaines personnes nous adressent la parole en hongrois avant de changer pour l’anglais afin de nous dire « wow, sympa le p’tit-déj’ !« .

Parler hongrois chez Büdi

La langue hongroise, bien sûr. Quitte à être tous les jours dans un endroit uniquement fréquenté par des Hongrois (quoique plusieurs fois j’ai vu des touristes de passage venir se « régaler » là-bas), autant apprendre les rudiments, à savoir les noms de chaque aliment.

Au début de mon année là-bas, donc, pas de souci ; nous avions bénéficié d’un cours de hongrois sur le thème de la « nourriture ». J’ai appris à commander ce que j’ai envie de manger le midi, c’est-à-dire pas grand chose à part des pâtes, des pommes de terre, de la purée, du riz, des frites, des concombres, des tomates, des légumes à la vapeur, du poulet, des cuisses de poulet. En guise de boisson, je prends toujours de l’eau non gazeuse (si on oublie de préciser, on se retrouve forcément avec de l’eau à bulles, les Hongrois en sont fans) et, parfois, je me prends un soda. Souvent, je me débrouille en montrant du doigt le plat que je veux, et je me trompe souvent dans mes choix, bien entendu. Je finis la moitié du temps avec un repas qui me reste en travers de l’estomac. Et avec des portions toujours trop énormes, même si j’ai demandé une « petite assiette ».

Depuis, j’ai appris à me laisser conseiller par le gentil jeune serveur qui, au fil des mois, a fini par se prendre d’amitié pour moi malgré le barrage de la langue.

A l’heure actuelle, je ne vais plus chez Büdi pour le petit-déjeuner. La dernière facture reçue par notre organisation s’étant avérée plus salée que d’habitude, les chefs ont décidé de nous laisser petit-déjeuner à l’appart’ avant d’aller au bureau. Comme ma binôme est végétarienne – donc pas hyper fan de Büdi, les Hongrois étant de gros mangeurs de viande -, je suis la seule à m’y rendre tous les midis pour prendre « à emporter ».

Le gentil serveur me fait toujours de grands sourires quand il me voit, il s’arrange toujours pour me servir lui-même, ce qui m’arrange car, désormais, il connaît bien mes préférences « culinaires » !

Cependant, certains jours, je fais des pauses. Parce que manger chez Büdi, c’est bien, mais force est d’admettre que, parfois, je sature un peu d’engloutir des féculents. Oui, ma foi. Il y a des jours où je rêve d’autre chose.

Comme de bon fromage, par exemple.

ophelie

 

Carnets de voyage Europe SVE

Croatie. Road trip #4 Dubrovnik, en avant les histoires

22 octobre 2014

Aaah, Dubrovnik. S’il y a bien un endroit où il vous est impossible de retrouver la trace d’amis perdus dans le dédale des ruelles, c’est celui-là. Du coup, un conseil : ne vous fatiguez pas à les retrouver. Continuez votre exploration. Faîtes une pause en terrasse pour siroter un p’tit noir. Achetez un magnet-souvenir pour votre frigo. N’hésitez pas à suivre les gens qui s’aventurent hors des remparts. Regardez-les, ces dingues : ils sautent dans l’eau en hurlant. Photographiez-les. Puis enlevez vos vêtements, vous aussi, et plongez dans la mer Adriatique en évitant de vous demander ce qui se cache dans l’eau noire, si sombre. Et… préférez la brasse au crawl, prenez garde aux vagues que créent les bateaux qui vont sur l’île, là-bas, super loin.

En gros, je viens de vous résumer mes activités pendant cette visite de King’s Landing Dubrovnik.

Avec mes copains volontaires, nous y avions passé une journée et demie, soit deux nuits sur place dans un appart’ loué dans une ville voisine, à environ 5 km plus loin sur la côte. La proprio, une petite dame d’un certain âge qui parlait un anglais approximatif, avait réquisitionné nos cartes d’identité tant que nous n’avions pas procédé au paiement. (inutile de préciser que, sans sa carte, on se sent bien démunis, surtout à l’étranger…!)

Lieux de tournage

Notre état général n’était pas au beau fixe, vous imaginez bien, surtout après des heures à rouler sur des routes qui slaloment dans les montagnes le long de la côte. (on avait fini par céder à la tentation de l’autoroute qui, elle, est archi vide – même en période estivale)

Peu importe, moi, j’étais toujours aussi enthousiasme, entourant sur une carte au stylo bille les lieux « à voir » en lien avec les spots de tournage de la série Game of Thrones (ben oui, Dubrovnik = le territoire des Lannister, cool non ?). Cependant, ma bonne humeur a fini par retomber quand je me suis aperçue que mes compagnons de voyage, tous sans exception, n’avaient jamais vu un seul épisode de la série. Solitude amère.

Que dire de Dubrovnik ? J’ai trouvé la ville charmante (la cité, tout du moins), elle m’a fait penser à St-Malo en Bretagne, un peu, mais un St-Malo doté de l’atmosphère du Sud de la France. Les linges qui sèchent aux fenêtres m’ont aussi rappelé l’Italie, qui n’est pas très loin d’ailleurs, géographiquement parlant. Et puis y’a des chats partout. Des marches aussi. Beaucoup. On monte, on descend. C’est très bon si vous avez fait l’impasse sur la cardio !

 

Séparation

Après avoir posé un pied sur les dalles de pierre de la vieille cité, nous nous sommes vite divisés. J’ai fini par traîner avec un seul des couples (le plus sympa, le plus cool – big up à eux) tandis que l’autre avait décidé de « sciemment se perdre » de son côté (et de ne pas répondre aux messages ni aux appels, bref, un joyeux bordel).

L’exploration des petits secrets de la « perle de l’Adriatique » s’est donc faite à trois (NB: toute ville est une « perle » quand il y a de l’eau pas loin, on dirait). Ciel gris, un peu de pluie, mais rien qui puisse nous empêcher de se baigner et de se sentir tout poisseux de sel. On a-do-rait ça.

C’est ainsi que nous avons découvert :

** Un petit spot au pied des remparts, où un espace entre les rochers servait de lieu de baignade improvisé.

** Hors de la ville, on a aussi réussi à dénicher une plage (à cailloux) avec bar installé dans la pierre, panier de basket et escaliers glissants, dont l’entrée était dissimulée dans les rues.

Mais je dois vous dire : cette dernière étape de notre road trip n’a pas été la plus rose car, pour faire court, nous avons eu des chamailleries entre nous, combinées à des complications avec notre voiture de location (la batterie nous a lâchée et nous avons hérité d’une belle amende de stationnement)(les parcmètres étaient en panne mais cette excuse ne marche jamais -_-).
En gros, les conditions n’étaient pas au top pour terminer ce voyage, rapport au fait qu’il y a toujours un couac quand on s’engage pendant 5 jours aux côtés de gens qu’on connaît à peine. Mais si vous souhaitez faire un tri dans vos amitiés, je vous recommande chaudement cette expérience… !

ophelie