Aimer Glousser

10 bonnes raisons d’être célibataire, de Lindsey Kelk. Ou la romance qui croustille sous la dent

15 avril 2013

Quand je suis redevenue célibataire, il y a quatre ans, ma vie s’en est trouvée toute chamboulée. C’était comme si on en avait sonné le gong, libérant ainsi ma grande force intérieure, celle-là même que j’avais refoulée derrière les barreaux de ma relation longue avec un crétin de haut niveau.
Cela a été un choc. Fini, l’homme-tueur-d’araignées ! Fini, l’homme-couverture-quand-t’as-froid ! Et fini, l’homme-spécialiste-des-bons-p’tits-plats ! Je n’étais plus couverte du regard aimant du mâle.
Il m’a fallu composer avec mes faiblesses pour survivre dans cet univers effroyable empli d’injustices. Je me suis sentie comme Lara Croft dans ses premières épreuves : j’ai dû apprendre à constituer mes propres armes de défense, toute seule comme une grande, pour lutter.
C’est ainsi que j’ai développé mon sens de l’humour (indispensable pour palper les muscles de nouveaux garçons), aiguisé ma répartie (indispensable pour rabattre le caquet aux saligaud-e-s), et vaincu ma peur de vivre en solo (indispensable pour… pour vivre en solo, en fait).
Pour en arriver à ma situation actuelle (toujours célib’)(mais c’est parce que je me suis rendue compte que les crétins de haut niveau ont colonisé la Terre, au-secours), j’ai donné un violent coup de pied aux fesses de ma personnalité. J’ai changé du tout au tout. Un peu comme Rachel Summers.

 

Pourquoi lire 10 bonnes raisons d’être célibataire ?

1. Parce que ça fait du bien de lire le discours d’une fille qui découvre tout juste le célibat (tope-là, ma grande !). Rachel aime Simon. Après cinq ans de vie commune à cumuler des photos de couple sur les murs du couloir, bada-boum ! Simon veut une pause. Ah non, il s’en va, en fait. Typique. Sauf qu’il laisse Rachel dévastée, elle qui n’a jamais connu la solitude.
Rachel n’aura pourtant pas le temps de s’apitoyer longuement sur son sort. Ses deux meilleurs amis la soutiennent farouchement, se relayant auprès d’elle pour la remettre dans les starting-blocks. Pour lui prouver que le célibat est supra-funky, ils écrivent ensemble une liste de dix choses à faire avant le mariage de son père, événement auquel elle aimerait venir « bien accompagnée ». Pour Rachel, c’est le début des challenges !

2. Parce que si vous aussi, vous souhaitez changer l’axe autour duquel tourne votre vie et que vous êtes en panne d’idées, vous pouvez vous inspirer de la liste de Rachel. Du basique « changer de tête chez le coiffeur » à l’irresponsable « écrire une lettre d’insultes à mon ex », en passant par le léger « retrouver mon premier amour » (j’en oublie d’autres mais c’est fait exprès), vous aurez de quoi faire. Ces résolutions parfois loufoques font indubitablement penser aux grands chambardements qu’on est prêt-e-s à faire après avoir vécu un truc vraiment foireux.

3. En un temps record, Rachel pète un plomb. Le genre de plomb qui saute chez toute fille qui se retrouve catapultée dans une vie sentimentale nauséabonde du jour au lendemain. C’est ce petit côté tordu de Rachel qu’on aime, bien que le stratagème de l’héroïne souffrant d’un léger problème psychiatrique est vu et revu en chick lit’ (cela signifie-t-il que les auteurs partent du postulat qu’une célibataire est toujours atteinte du cerveau, ce qui expliquerait pourquoi elle reste seule ?)(ou alors c’est juste un prétexte narratif pour faire de l’humour dans le texte). Mais ici, point trop n’en faut : j’ai trouvé ça mignon.

 

Pourquoi je vous le recommande ?

Moi, j’ai adhéré. Parce que, d’une part, c’est distrayant (et j’aime les livres sur le célibat, je me sens proche de l’héroïne, eh oui). Et puis, d’autre part, j’ai envié Rachel : ses amis sont gén-i-aux. Je veux les mêmes. Parce que, vous savez quoi ? Mes amis à moi sont trop sages. De vrais anges. Jamais ils ne me forceraient à partir en voyage sur un coup de tête. C’est énervant.
Et j’ai aimé guetter les moments où Rachel tombait sur des spécimens de l’homme moderne : le coureur, le lâche, le bizarre, l’ennuyeux… Elle en tombe des nues. On a envie de lui dire : « Bienvenue dans le monde impitoyable des célibataires ! » Évidemment, elle ne va pas en rester là. Elle va nourrir un béguin pour un homme auquel elle ne pensait pas s’intéresser au premier abord… Hinhinhin. Prévisible, mais croustillant !
J’ai tout de même une remarque à faire : chaque fois que je lis une romance moderne, l’héroïne a toujours 28 ans. Comme si 28 ans était la date limite de première fraîcheur, l’âge auquel il faut se remuer le derrière pour trouver un compagnon (mazette !…) Et si l’héroïne a dépassé la date ? Eh bien, il me semble qu’elle fera une excellente Bridget Jones. Ha ! La romance…

ophelie

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4 Comments

  • Reply Ellen A Paris 15 avril 2013 at 8:05

    Hello Lara (puisque c'est comme ça que tu veux qu'on t'appelle, ok, je suis une bonne copine, je joue le jeu 😉
    C'est le livre sur lequel on palabrait sur HC avec Camille non ?
    Comme toi je suis effarée par la colonisation du monde par les "crétins de haut niveau" comme tu dis 😉 A moins qu'on ne devienne de plus en plus exigeantes… Ce qu'on est prête à accepter à 18 ans, on n'en veut plus quelques années plus tard. Ou alors notre radar à crétins n'était pas encore branché ?…
    Bon, pour les amis qui te poussent à partir en vadrouille sur un coup de tête au bout du monde ne compte pas sur moi ! Néamoins je peux te pousser à venir prendre une pâtisserie sur un coup de tête (je suis une intrépide aventurière à ma façon : je suis prête à essayer un goût de macaron que je ne connais pas 😉
    Gros bisous et belle semaine <3

  • Reply Ophélie Blibli 16 avril 2013 at 2:04

    Exact, chère bonne copine, nous énumérions ensemble de bonnes raisons d'être célibataire après que j'ai émis le souhait de lire ce bouquin (j'ai une capacité étonnante à réaliser mes propres souhaits, vois-tu !)
    Je pense que oui, à 18 ans, le radar à crétins en est encore au stade de "baby radar", avec toute l'innocence qu'il contient !
    Concernant ton invitation fort aventureuse sur la dégustation de pâtisseries, je serais ravie qu'on s'organise ça… courant mai ? On en re-discute ! 🙂

  • Reply lheureuseimparfaite 16 avril 2013 at 6:53

    excellente ta chronique 😀
    c'est vrai que ce bouquin simple plein de légèreté et de bonne humeur…
    mais heu, pourquoi faut-elle en effet qu'elle soit aussi jeune (enfin comparativement à mimine quoi…)
    et puis le célibat ça va, je le vis bien, mais c'est le côté ad vitam eternam qui m'escagasse parfois et puis, je vais l'avoir comment ma petite famille à moi si je ne me bouge pas 😀
    bisous la puce ❤

  • Reply Ophélie Blibli 17 avril 2013 at 6:10

    C'est bien vrai, on est en droit de se poser ce type de question ! Mais ne cesse pas de persévérer ;') Tout vient à point à qui sait at… bref tu connais la chanson ^^'

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